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  • jakem jakem 15 septembre 07:55

    1 Je copie-colle un article du Figaro de ce jour.
    Omar Youssef Souleimane ( auteur de Les complices du Mal ) raconte ce qu’il a vu et ressenti en allant dans un lycée français.
    Son nouvel essai s’intitule Les héritiers de la haine.

    ------------------------------------------------------------------------------------

    « Dans les collèges de la banlieue parisienne j’ai entendu le même discours intégriste qu’en Syrie » .... 

    [ le mot « intégriste » est inapproprié car il ne désigne pas les contestataires, souvent violents, les négateurs et négationnistes, les séparatistes, les extrémistes ]

    « Le 16 octobre 2020, autour d’un déjeuner avec la directrice d’un centre culturel de la banlieue parisienne, nous décidions de lancer un nouveau projet : proposer des ateliers d’écriture dans des établissements scolaires afin de lutter contre la radicalisation religieuse et cultiver la laïcité. Une seule pensée m’occupait l’esprit, que je lui exprimais à l’époque : autrefois, le danger venait de l’étranger, du Moyen-Orient, de groupes terroristes ; aujourd’hui, il vient de notre propre territoire. Cette réflexion est le fruit de mon expérience personnelle : sept ans de vie passés à Bobigny, Montreuil, Créteil, Champigny, et des dizaines d’interventions scolaires menées dans ces villes comme ailleurs. J’avais pu observer à cette occasion la montée d’un discours séparatiste chez les élèves (…). Ce dernier se manifestait à travers un sentiment profond de mise à l’écart. Les jeunes de ces écoles se sentaient rejetés par la République. Fiers de leurs origines maghrébines, ils incarnaient une crise identitaire et se percevaient comme étrangers sur leur propre sol.



  • jakem jakem 14 septembre 16:38

    PAS DU TOUT !



  • jakem jakem 14 septembre 14:57

    @jakem
    7 et fin  

    Mélenchon cherche à bâtir la coalition électorale de demain. Une coalition disparate, réunie autour de préoccupations économiques mais également de combats identitaires, culturels et internationaux. C’est l’une des caractéristiques du populisme de gauche : agréger des revendications différentes autour d’une opposition commune entre « le peuple » et ses adversaires, qu’il s’agisse des élites économiques, du système politique, des médias ou des institutions.

    Dans cette coalition, nul besoin de partager exactement les mêmes valeurs. Un jeune diplômé d’une grande métropole, un habitant d’un quartier populaire issu de l’immigration, une militante féministe intersectionnelle ou une femme musulmane voilée peuvent appartenir au même bloc électoral sans avoir les mêmes aspirations. Ce qui les réunit est moins une doctrine commune qu’un récit politique, une hiérarchie des combats et, surtout, la désignation d’adversaires communs.



  • jakem jakem 14 septembre 14:56

    @jakem
    6  Mais chez Mélenchon, cette évolution idéologique se double d’une stratégie électorale. C’est même ce qui donne à sa nouvelle offensive sur le voile toute sa signification politique. La proposition du député RN Jean-Philippe Tanguy d’interdire son port dans l’espace public sous peine d’amende lui offre l’occasion idéale de réactiver un clivage dont il espère tirer profit. Son mea-culpa lui permet simultanément de réaffirmer sa défense des musulmans et de placer le RN dans le rôle de l’adversaire absolu.

    Depuis 2017, Mélenchon a progressivement compris que la reconquête de l’intégralité de l’ancien électorat populaire de gauche, dont une partie est passée à l’abstention ou au RN, était devenue incertaine. Il lui fallait donc construire une autre coalition. Celle-ci associe notamment les jeunes, les diplômés des métropoles et une partie des populations issues de l’immigration.

    D’où le travail militant conduit depuis plusieurs années dans certains quartiers, autour notamment de l’inscription sur les listes électorales et de la mobilisation lors des scrutins. D’où aussi l’importance prise dans le discours insoumis par les discriminations, les violences policières, Gaza ou l’islamophobie.



  • jakem jakem 14 septembre 14:55

    @jakem
    5 

    Cette évolution ne concerne d’ailleurs pas seulement Mélenchon. Une grande partie des gauches occidentales a connu une transformation comparable. Pendant plus d’un siècle, les formations progressistes avaient organisé leur discours autour du travail, des rapports de classes et de la condition ouvrière. La désindustrialisation, l’affaiblissement des syndicats et la disparition progressive des grands bastions ouvriers ont bouleversé cette architecture sociale et électorale.

    À mesure que le vieux monde ouvrier se réduisait, une partie de la gauche a progressivement délaissé son ancien ADN populaire au profit d’un libéralisme culturel centré sur les droits individuels et la reconnaissance des minorités. Avec, en retour, le sentiment d’abandon ressenti par une fraction des catégories populaires, confrontées à ce que le politologue Laurent Bouvet avait conceptualisé sous le terme d’« insécurité culturelle ».

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