Intéressantes, les réactions qui consistent à répondre (en substance) « cachez ce titre que je ne saurais voir. »..
Intéressantes les réactions qui consistent à renvoyer les professeurs à une incompétence supposée avérée (par le commentateur, qui lui, par définition , est compétent et juge incontestable car c’est bien connu, même s’il n’a pas mis les pieds dans « sur le terrain » il possède des vérités générales et intangibles)
Intéressantes les réactions qui consistent à reporter la faute sur les enseignants et chercheurs en sciences de l’éducation qui ont travaillé à comprendre et de traiter les aléas de la mise en place d’un collège pour tous...
Intéressantes - MAIS là, je n’ironise plus du tout !!!! - les réactions qui mettent en cause la hiérarchie, du chef d’établissement, au gouvernement, en passant par l’Inspecteur Pédagogique Régional...
Pour moi, ce fut, une fois : « LA TOUR DE LA PART DIEU NIQUE TA MERE » . C’était en 1981. Aux Minguettes (Lyon-Vénissieux). Juste avant ce « juillet rouge » ou des voitures ont flambé. C’était un tout petit gosse de 11 ans. C’était un chef d’établissement inexistant qui se cachait dans son bureau pendant les « récrés » , lorsque les enfants et ados investissaient la cour de récré. Il a proposé 1 heure de colle,. ce chef d’établissement. Entrant comme une furie dans le bureau dictatotial, j’ai précisé que j’informerai l’inspection de la faute et de la sanction, en soulignant que si la sanction n’était pas plus significative, 50% des élèves de la classe reprendrait ce genre de comportement face aux professeurs. ... La sanction est passée à 3 jours d’exclusion. ... Compte tenu de l’incurie de ce chef d’établissement, l’inspection a , dans les mois qui ont suivi, fait son travail, et a mis ce chef d’établissement en retraite anticipée , et l’a remplacé par un chef d’établissement qui a fait son travail. ... Qui a même créé une « école des parents », pour aider les parents - parfois à reprendre de l’autorité trop facilement abandonnée aux « grands frères » (Minguettes) dans ce ghetto où ont été entassé les familles de ceux qui étaient venus d’ailleurs, pour construire - à bas prix c.a.d. très bas salaires - ce magnifique et immense complexe commercial de LA PART DIEU à Lyon, qui est devenu le plus grand complexe d’Europe, à l’époque !
C’était il y a presque 30 ans / - Ghettos (ces cités construites pour y parquer ensemble les familles venus à l’appel des entrepreneurs en bâtiment.) - Peur de quelques uns (c’est vrai, il nous arrivait dans notre « ZEP » des jeunes profs, parfois « mal armés » par leur tempérament ?... ET par l’expérience ?... pour faire face à ces petits épisodes qui devaient -faute de quoi ils se seraient généralisés - rester sans « réponse ».
Aujourd’hui, c’est différent. Un grand nombre de responsables politiques, des élus , des « ELITES » se comportent à peu de chose près comme ces petits incultes « a-culturés » comme les qualifiés un sociologue de l’époque... Il suffit de lire les apostrophes qu’ils s’envoient pour neutraliser l’adversaire et satisfaire le goût du spectacle de quelques « bons français » (aussi bien Français « de souche » que ceux « de feuillage » , comme dit Ségolène Royal) , pour réaliser que maintenant , AUJOURD’HUI, il y en a qui , tout en donnant des leçons , accusant les « immigrés » et leur descendance, ont fait leur quotidien de cette pratique ordurière. ... Tous concourent à ridiculiser le concurrent politique qui prétend tenter de prendre sa place dans la gestion de la France ou des régions. Tous sauf une
Vous avez dit « culture(s) » ? Vous dites ? ... Identité nationale ? Vous dites ? ... « solidarités » ? Vous dites "respect du mandat donné par les électeurs ? Mais non. Course à la gamelle, (au fauteuil d’élus de bas ou haut de gamme, avec les indemnités qui vont avec...c’est tout) Sauf une.
Merci, Gabale, pour avoir ressitué dans leur contexte ce qu’a dit Frêche. J’avais bien le sentiment que l’homme est un bourru fonceur, mais avec certain idéal, et qui ne sait (ne veut) pas mâcher ces mots. Et jusqu’ici je n’avais aucun argument. Bravo et merci
La précipitation de membres du gouvernement, pour apparaître immédiatement... en disant qu’ils ne savaient rien, puis la tension entretenue par la suite, puis les multiples apparitions qui ont suivi en laisse quelques uns perplexes, tout de même. Laissant penser à un attentat qu’on ne veut pas dévoiler...
J’opterais pour votre hypothèse, Paul : seules quelques personnes simples ne se poseront pas la question de savoir pourquoi cette « hénaurme » affluence de membres de notre gouvernement devant les micros et objectifs, au cours de cette dernière ligne droite avant les européennes... monopolisant l’attention et laissant échafauder des hypothèses les plus farfelues, ou bien détournant simplement l’attention des élections proches.
Il est vrai qu’il y aurait tout à gagner, pour chaque électeur, de bien choisir la liste qu’il va voter : - quel est leur projet ? - qu’ont fait ces candidats avant, qui atteste qu’ils ne sont pas là seulement pour les 150000€ annuels offerts avec le fauteuil... ?
Oui, hélas il y a bien des chances pour que les fidèles de TF1 restent encore quelque temps accrochés à ce sujet, au détriment d’une échéance européenne qui mettra en place les conditions - ou pas - d’une poursuite en toute quiétude de la gouvernance actuelle : corruption, népotisme, chômage, règne des lobbyes, etc...
Avant de découvrir vos articles, on peut avoir eu la tentation, de crainte d’être manipulé, de ne se fier qu’à l’info « brute ». Brute de décoffrage : des faits, des actes, des photos, des paroles rapportées. A vous lire depuis plusieurs mois, j’apprécie toujours plus la manière dont vous démontez en de nombreuses occasions certains mécanismes parmi les plus fins de manipulation des esprits.
Voilà une analyse qui permet d’aller beaucoup plus loin, dans un effort de lecture intelligente des médias, que la simple stigmatisation – qui n’en est pas moins utile - des omissions parfois lourdes de certaines presses , ou de décalages dans la qualité informative des évènements dont elles choisissent – ou pas – de faire état.
Voilà qui permet aussi – aujourd’hui cela devient une urgence - une sorte d’ « hygiène de lecture » des médias devenue indispensable.