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kimbabig

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  • kimbabig 6 décembre 2013 01:02

    NON Marvin,

    Aucun pays n’a besoin de rapaces pour parasiter son économie.

    Ce sont eux qui ont besoin de pays dociles pour pouvoir parasiter leur économie. Et c’est bien plus facile pour eux quand il s’agit de pays coinces dans une organisation qui leur enlève toute défense face au parasitisme des financiers (comme l’union européenne).

    Et la preuve, les Islandais, à l’écart de la funeste union européenne, s’en sortent très bien après avoir mis au pas les parasites : http://fr.finance.yahoo.com/actualites/l-islande-%C3%A0-nouveau-sur-les-rails-de-la-croissance-105219358.html

    La croissance, chez eux ? Pas de problème ! Ce serait plutôt à eux de pleurer sur notre sort, nous qui sommes livrés aux rapaces par des traités iniques.

    Et quand aux Argentins, ils ont fait le même bon choix en 2002 : sauver les gens plutôt que les banques : http://www.liberation.fr/economie/2012/02/19/nous-avons-sauve-les-gens-plutot-que-les-banques_797163

    Extrait de l’entrevue avec le ministre des finances qui a pris cette décision salvatrice :

    "Ils [les banquiers] me détestent ! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l’argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005 ! [...] ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu’il est positif pour l’image d’un pays d’emprunter à l’international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu’on en mange ! Eux ils vendent de l’argent"

    Autrement dit il n’y a bien qu’un rapace de la finance pour essayer de convaincre de l’utilité de son parasitisme. Alors si vous en êtes, Marvin, et que vous vous avez perdu des plumes dans l’affaire islandaise, là je vous dis franchement : bien fait pour votre gueule, et pourvu qu’un maximum de pays sur cette planète suivent l’exemple argentino-islandais pour en remettre une bonne dose.

    Ce serait bien que la France se dépêche de quitter l’union européenne pour pouvoir suivre cet exemple.

    Ceux qui crèvent la dalle dans la rue, ça leur fait une belle jambe de savoir que les banques de leur pays prêtent facilement à ceux qui veulent s’acheter des villas et des 4*4...



  • kimbabig 4 décembre 2013 23:00

    Eh oui, Démosthène,

    C’est ça l’europe : tous les pouvoirs aux financiers ! Si tu n’as pas encore compris, c’est que t’es vraiment pas fini...

     

    Asservir les nations pour servir les banquiers, c’est ça le but de l’unification européenne, et ce depuis le début.


    Aurais-tu oublié, Démosthène, toi qui traite l’auteur de médiacrate, tous ces discours débiles et grossièrement mensongers que les médias répètent en boucle, et que tu reprends parfois tel un docile petit mouton de panurge  : "Il faut que l’europe avance« , »Sortir de l’euro serait la catastrophe« , « il faut sauver l’euro », »Il n’y a pas d’alternative« , »la solution c’est plus d’europe". Ce sont ces discours qui ont servi à justifier le traitrise de Lisbonne,  le MES et le TSCG.

    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/129/ROBERT/49143

     

    C’est au prétexte de « sauver » cette union monétaire de merde que le MES et le TSCG furent signés. Il s’en rappelle plus Démosthène ? Dixit J-M Ayrault : « Dire non au TSCG, c’est vouloir la sortie de l’euro », avec derrière le chant des pleureuses européistes pour augurer des pires catastrophes en cas de sortie de l’euro.

     

    Alors que la sortie de l’euro, c’est 2 millions de chômeurs en moins, 5% de croissance et plus aucun déficit.

     

    Bien évidemment, quand on parle de l’Islande, petit pays qui se permet de mettre en avant sa souveraineté et qui préfère se préoccuper de ses 300 000 habitants que de rembourser les rapaces de la finance, forcément les européistes, ça les emmerde...

     

    Parce que si l’Islande a pu envoyer paître les banquiers, c’est parce qu’elle a refusé (et refuse toujours http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-islande-renonce-a-poursuivre-ses-132053) d’entrer dans leur machine à détruire les peuples, la justice sociale et la démocratie.

     

    C’est ça l’europe : pousser les peuples à la ruine.

     

    D’abord on leur retire leurs défenses douanières dans la guerre économique, avec le marché commun qui ouvre les frontières et établit des normes communes.

     

    Puis on dépouille les nations de tout contrôle sur leur monnaie, avec l’union monétaire calée sur la monnaie la plus forte du lot, avec obligation pour les états de se financer auprès des banques privées.

     

    Et ce qui devait arriver arriva : les pays les moins compétitifs de la zone euro, ceux pour lesquels l’euro était le plus inadapté, ont vu leur économie décliner. Au début ils ont masqué la catastrophe avec de l’endettement ou des bulles spéculatives (comme l’immobilier en Espagne). Et ils s’endettèrent, s’endettèrent... Puis lorsque la crise est arrivée (par les banques justement), ce fut l’effondrement en cascade.

     

    Puis on invente le MES, idée géniale qui consiste à puiser chez ceux que l’europe n’a pas encore coulé de quoi payer les créanciers de ceux qu’elle a déjà coulé, et que, histoire de les enfoncer encore plus, l’europe va contraindre à des mesures d’austérité encore plus impitoyables en échange de l’intervention du MES.

     

    Magnifique, l’europe : les Grecs crèvent la dalle dans un pays qui a rétrogradé dans le Tiers-Monde, et nous Français, par exemple, allons devoir participer au remboursement des financiers qui leur ont prêté du fric ! (chose qui ne serait pas arrivée si les Grecs avaient gardé et dévalué leur drachme)

    http://www.greekcrisis.fr/

    http://www.express.be/business/fr/economy/allo-leurope-des-enfants-grecs-et-espagnols-crevent-de-faim/189363.htm

     

    Le MES, doté de la capacité de puiser sans limites dans le budget d’un pays membre (d’euro).

    http://www.theorie-du-tout.fr/2012/02/mecanisme-europeen-de-stabilite-mes.html

     

    Le MES, ou la nouvelle recette de l’europe pour faire couler les uns après les autres les pays qui ont le malheur d’être en zone euro.

     

    Tous ? Non, pas tous, il y en a un dont la Cour Constitutionnelle a dit « ya, aber » avec un slip blindé (pas d’augmentation de la participation Allemande au MES sans vote du parlement Allemand).

     

    Au fait, n’est-ce-pas toi, Démosthène, qui disais au début de l’année que « l’Allemagne allait beaucoup changer dans les mois à venir » ? Oh que non, il n’ont pas changé, presque les mêmes qu’il a un siècle :  

    http://www.mondialisation.ca/la-grande-coalition-allemande-un-gouvernement-dausterite-sociale-et-de-militarisme/5359854

    « Le SPD et le CDU/CSU ont clairement fait savoir qu’ils voulaient poursuivre et intensifier les brutales mesures d’austérité non seulement en Allemagne mais à travers toute l’Europe. »

     

    « le CDU/CSU et le SPD veulent élargir l’UE en tant qu’alliance militaire sous la direction de l’Allemagne »

     

    « l’Allemagne doit « contribuer à façonner l’ordre mondial » (vu leur très médiocre contribution dans ce domaine au début du siècle dernier, ils feraient mieux de continuer de la mettre en veilleuse).

     

    Il est vrai que la France s’était déjà plus ou moins contrainte à recourir à l’emprunt aux banques privées avec intérêt par la loi de 1973, loi Giscard (autre « grand européen »).

     

    Mais je suppose, Démosthène, que tu connais la différence de taille entre cette loi de 1973 et l’article 123 du traité de Lisbonne (celui qui oblige les pays de la zone euro à se financer auprès des banques privées).

     

    La différence, c’est que la loi de 1973 pouvait très bien être abrogée par une nouvelle majorité parlementaire (il aurait suffit qu’il manque quelques voix à un gros partis et qu’il fasse alliance avec un petit parti qui l’exige), ou par un référendum national. Et il n’aurait pas été bien compliqué d’obtenir une majorité au plan national pour cela, à partir du moment ou le sujet devenait connu du grand public.

     

    Alors que l’article 123 du Traité de Lisbonne ne peut être modifié qu’avec l’accord unanime des pays membres. Autrement dit tu peux toujours attendre. Sinon, c’est l’article 50 pour la sortie.

     

    Alors oui, il y a une alternative. La France doit quitter l’union européenne si elle veut une alternative. Ce n’est qu’hors de l’union européenne que la France pourra mener à bien la politique qui convient à son peuple, qu’elle pourra reprendre le contrôle de sa monnaie et se libérer de dettes odieuses envers les financiers. Notre pays n’a rien à faire dans cette union.



  • kimbabig 1er décembre 2013 14:39

    Bonjour Hervé,

     

    Si je vous suis bien, chacun devrait, pour être considéré comme une personne responsable, effectuer une part de travail sous son sens de torture.

     

    Et franchement, cela me gêne, car forcément vos BAL devront contrôler qui fait sa part de travail ou non.

     

    Un Revenu Minimum Garanti donne la liberté, donc il n’y a aucune raison pour que ce soient toujours les mêmes qui travaillent. Certains travailleurs pourront toujours se dire : « tiens, j’en ai plein de cul de bosser, je vais me prendre une petite année sabbatique à vivre du Revenu Minimum Garanti », tandis que d’autres, qui touchent seulement le Revenu Minimum Garanti, peuvent très bien à un moment se dire : « tiens, je vais me prendre un petit taf pour me payer ce super Selmer qui me fait envie depuis longtemps », ou encore « tiens, je vais suivre cette formation d’ingénieur qui est 100% gratuite [sachant que le Revenu Minimum Garanti permettra d’assurer gîte et couvert], comme ça j’aurais un bon taf pour me payer une villa avec piscine et une bonne bagnole ».

     

    A l’échelle de la population Française, il y aura toujours assez de gens qui iraient travailler pour pouvoir se payer le superflu, la 2de nécessité, pour que la machine aie suffisamment de monde pour la faire tourner, sachant qu’avec l’automatisation, la machine économique a besoin de moins en moins de monde.

     

    Le traitement des déchets des déchets peut être fait sans éboueurs avec des réseaux de tubes pneumatiques qui relieraient les poubelles des appartements aux déchetteries. Le transport est déjà en cours d’automatisation, il le nécessitera encore moins de main d’œuvre si les transports publics sont gratuits : plus de guichetiers, plus de contrôleurs...

     

    Même les services de santé et de secours peuvent bénéficier de l’automatisation.

     

    Pour bien gérer ce passage à l’automatisation dans la plupart des secteurs d’activité, il faut cesser de voir le travail comme le ciment du lien social et un devoir dont chacun devrait s’acquitter, mais plutôt voir un Revenu Minimum Garanti comme un droit inaliénable du citoyen afin de le laisser à chacun la liberté de s’épanouir selon ses envies et ses aptitudes tout en respectant le vieil adage : « à chacun selon ses moyens, pour chacun selon ses besoins. »

     

    De plus, dans une société aux productions essentiellement automatisées où une majorité de la population dépend du Revenu Minimum Garanti pour sa subsistance, mais où toute la population a accès sans limite à l’instruction et à l’éducation, impossible pour quelqu’un qui fustigerait « l’assistanat » et souhaiterait remettre en cause le Revenu Minimum Garanti de remporter les votes d’une majorité de la population. Ce serait donc un système stable.

     

    Le lien social peut être assuré justement par les services publics, en particulier l’école publique. A la limite je ne serais pas contre un genre de service civique car il faut reconnaître que le service national constituait aussi un ciment pour la Nation. Mais ce service ne devrait pas durer plus longtemps que l’ancien service national, alors qu’avec vos BAL qui contrôlent qui fait quoi on reste de « service civique », de « T.IG. » pour toute sa vie.

     



  • kimbabig 1er décembre 2013 07:40

    M.Gomez,

     

    C’est assez curieux de voir un pied-noir trouver juste une parole de De Gaulle. En particulier cette fameuse tirade du Général sur sa crainte de voir son village renommé « Colombey-Les-Deux-Mosquées  », par laquelle... Il a justifié de se débarrasser de l’Algérie pour la laisser au FLN.

     

    Car l’intégration des indigènes musulmans par l’égalité des droits était le seul moyen de garder l’Algérie Française. De Gaulle était arrivé au pouvoir pour mener à bien cette politique et il avait même prononcé un discours dans ce sens à Mostaganem.

    http://fusionnisme.blogspot.fr/2010/08/discours-dalger-et-de-mostaganem-de.html

     

    Là où De Gaulle s’est complètement planté, c’est quand il a cru pouvoir éluder, par le largage des colonies d’Afrique et leur maintien dans un espace néo-colonial sous le contrôle de son conseiller Foccart, l’intégration des populations de ces colonies sous prétexte qu’il les trouvait inassimilables à la France.

     

    Alors que la France allait fatalement se retrouver obligée d’intégrer ces populations par le biais de leur immigration chez nous, et en plus avec tous les malentendus d’une décolonisation ratée. Immigration majoritairement originaire, jusque récemment, de nos anciennes colonies, et ce pour des raisons simples :

     

    -Ces pays s’enfoncent dans le sous-développement depuis leur indépendance. Et il faut reconnaître que le pillage des ressources de ces pays au profit de quelques multinationales occidentales, et notamment Françaises, ne favorise pas leur développement.

     

    -Les ressortissants de ces pays parlent déjà plus ou moins bien Français, et pouvaient espérer trouver nombre de leurs compatriotes dans l’ancienne métropole, qui est un pays riche (5ème puissance économique de la planète). Donc c’est forcément ici qu’ils cherchent à venir.

     

    -De plus, le patronat a besoin de pauvres à exploiter. Afin de pousser à la baisse le prix du travail pour des Français trop exigeants, il cherche à importer des travailleurs de pays plus pauvres, donc il forcément tout fait pour encourager cette immigration.

     

    De Gaulle a refusé d’intégrer ces populations avec leurs territoires, du coup on doit les intégrer dans ce qui reste de la France suite au grand largage gaulliste, c’est à dire essentiellement l’Hexagone. Et là, on doit le faire, car quelqu’un qui naît en France et dont les parents sont nés en France est automatiquement Français (ce principe n’est pas nouveau, il date de la Révolution), et c’est désormais le cas de beaucoup de gens issus de l’immigration en provenance des anciennes colonies.

     

    Autrement dit, parmi la masse d’immigrés que vous redoutez, M.Gomez, il y a très certainement une majorité de Français, que ça vous plaise ou non, et même que ça leur plaise ou non, comme Benzema qui serait sûrement bien incapable de passer sa vie au bled, même avec son pognon, après avoir grandi en France. Je connais quelques maghrébins, même si certains revendiquent leurs origines, ils sont déjà trop habitués à la France et à son mode de vie pour se faire durablement à la vie et aux mœurs de « là-bas ».

     

    Eh oui, M.Gomez, ce que De Gaulle n’a pas voulu faire « là-bas » après l’avoir promis à Mostaganem, il faut de toutes façon le faire ici... Et c’est en cours, malgré les craintes de certains. Un pied-noir de mes connaissances me disait qu’il était souvent surpris, actuellement, de voir autant de petites « Françaises de Souche Européenne » au bras de « Français Musulmans », et réciproquement.

     

    Il me disait que c’était impensable « là-bas », avant et surtout pendant « les événements », que les pieds-noirs restaient entre eux et avaient très peu de contacts avec les Arabes. Certains ont eu d’autres expériences, mais vous conviendrez, M.Gomez, qu’il devait être assez rare et plutôt mal perçu qu’un Arabe aborde une fille Pied-Noir, même courtoisement, sur la Madrague à Alger dans les 50’s... Alors qu’aujourd’hui, dans l’Hexagone, ça n’est mal perçu que si l’ « Arabe » est un petit con agressif qui fait sa « caïra ».

     

    Par contre, il est vrai que ce sont de plus en plus les Musulmans qui font preuve d’intolérance dans ce domaine avec les voiles islamiques sur les femmes, coutume rétrograde qui se répand chez les musulmans Français par des influences assez nocives venues non pas du Maghreb ou d’Afrique, mais plutôt des monarchies du Golfe à la mentalité moyenâgeuse et aux moyens financiers énormes.

     

    Vous semblez pointer du doigt le coût des prestations sociales versées aux immigrés, M.Gomez, mais imaginez que l’on laisse ces quartiers à l’abandon dans leur misère et que des « œuvres de charité » islamiques financées par ces monarchies rétrogrades remplacent peu à peu la solidarité républicaine et ses services publics, mais, là, évidemment, le message qui passe n’est pas celui de la République, mais celui de l’Inquisition, et ce genre de conneries passe bien chez des gens en situation de déclassement social. D’ailleurs n’est-ce pas ce qui est en train de se produire sporadiquement ?

     

    Il faut combattre les poisons du racisme et du communautarisme, quels qu’ils soient et d’où qu’il viennent, et se recentrer sur ce qui est encore le meilleur antidote à ces poisons, ressouder la communauté nationale sans se soucier des origines de chacun autour des valeurs héritées de la Révolution, la République jacobine, laïque... et nécessairement souveraine, pour que cette communauté nationale ait un sens. Donc au revoir l’union européenne, qui dépouille la Nation de toute maîtrise de son destin.

     

    Bien souvent une vague d’immigration s’intègre vraiment à l’arrivée de la vague suivante. Et ça commence aussi à être le cas de nos Africains, car contrairement à ce que vous écrivez, la majeure partie de l’immigration récente me semble plus être originaire des pays de l’Est (vu l’accent) que de nos anciennes colonies. N’oubliez pas qu’on ne peut avoir de statistiques fiables sur cette immigration, puisqu’en raison des traités européens, les immigrés de l’Est ont le droit de s’établir à leur guise sur le sol Français, même sans être capable d’aligner 3 mots de Français, ce qui est loin d’être le cas pour ceux qui voudraient immigrer depuis nos anciennes colonies actuellement. C’est à l’Est que se trouvent les nouveaux pauvres à importer et à exploiter pour le patronat, l’union européenne a même été prévue pour ça.

     

    On voit déjà des Français d’origine maghrébine ou africaine pester contre une invasion de Roms, de Tchétchènes, de Polonais, de Bulgares...  Comme naguère les immigrés Italiens fraîchement intégrés ont pesté contre les nouveaux venus du Maghreb.

     

    Il se pourrait donc bien que cet électorat ne renforce pas la gauche comme vous le croyez M.Gomez, mais bien, hélas, le FN (surtout si la « gauche de gouvernement » continue de faire de l’austérité sous les injonctions de Bruxelles).

     

    Après, il est vrai que l’afflux massif dans un lieu d’une population aux coutumes différentes peut surprendre les habitants du lieu. Pensez donc, M.Gomez, à ces Port-Vendrais pour qui la vague d’immigration-invasion eut lieu au printemps 1962, lorsqu’ils virent arriver en masse ces gens à l’accent bizarre et aux manières vulgaires, qui rotent à la fin des repas, qui parlent fort et grossièrement (« la pitain d’sa mir qui’s qu’on iti bien là bas... »), à l’allure frimeuse avec leurs chaînes en or...



  • kimbabig 1er décembre 2013 03:52

    Bonsoir Hervé,

    Vous avez de la suite dans les idées, même si votre concept de "Bourses d’Activités Locales" que vous proposez est quelque peu tarabiscoté malgré son inventivité.

    Mais ce qui me gêne le plus dans votre article, c’est que vous avancez l’idée que « le travail est un devoir ».

    C’est hélas cette idée qui pousse le chômeur à culpabiliser par rapport à sa prétendue inutilité sociale, qui pousse le travailleur à mépriser le chômeur pour son absence de travail, et qui donc pousse ce même travailleur à courber l’échine devant ceux qui l’exploitent.

    Il est sûr que le travail peut être plein de choses, et pas forcément une activité salariée.

     

    Une mère au foyer travaille. D’ailleurs, ce travail a aussi été facilité par la mécanisation : laver ses draps au lavoir, c’était autre chose que de le mettre en machine, même après il faut toujours l’étendre ou au moins le mettre le mettre au sèche-linge).

     

    Un chômeur qui passe son temps à organiser des événements festifs travaille.

     

    Quelqu’un qui vit en totale autarcie travaille. L’autarcie, c’est même du boulot ! .

     

    Il est sûr qu’il est bon que chacun œuvre pour la communauté : ne serait-ce que l’on organise une soirée entre amis, celui qui reste toujours bras croisés faisant le pacha le cul vissé dans le fauteuil à enchaîner les verres et se bâfrer de tout ce qui passe sans jamais se montrer utile à quoi que ce soit finit toujours par être désagréable, à force... Mais ça n’est valable que dans le cadre privé.

     

    Ce qui vaut dans le cadre intime ne doit pas forcément l’être dans la cadre public, c’est pourquoi l’idée, sous-jacente dans vos propositions, de contrôle social pour savoir si tout le monde accomplit bien son « devoir », est inappropriée. Elle a même des aspects limite totalitaire.

     

     

    Je suis résolument contre cette idée d’obligation de travailler.

     

    Je préfère que chacun ait le choix de se contenter d’un revenu minimum et des services publics essentiels fournis gratuitement par la société : transport, éducation, santé, et bien sûr les fonctions régaliennes de l’état.

     

    Ou alors le choix d’exercer à des activités lucratives selon ses envies, ses motivations.

     

    Et bien évidemment le choix de suivre une formation pour apprendre à exercer les métiers scientifiques et techniques en lien avec l’automatisation des productions.

     

    Automatisation des productions dont les bénéfices dus aux gains de productivité permettront, s’ils sont correctement redistribués, de financer à tous des services publics gratuits et un revenu minimum garanti et dégressif selon les revenus à une majorité de la population qui se sera retrouvée exclue du monde du travail en raison de cette automatisation, et pourra jouir du droit à la paresse, exercer sa créativité ou des activités sportives.

     

    Et, faut-il le rappeler, pour pouvoir redistribuer correctement ces gains de productivité à l’échelle du seul cadre public accepté et acceptable, c’est à dire la Nation, ainsi qu’à l’échelle globale entre les Nations, il faut quitter les organisations qui empêchent, par nature cette redistribution : l’union européenne, l’otan, le fmi...

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