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l ecolo

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  • l ecolo 1er octobre 2008 11:25

     à sisyphe qui a écrit « Je conviens que mon anagramme n’était pas un parfait anagramme ; mais en offrant deux l à Le Pen, il lui offrait, au moins, la possibilité de voler un peu plus haut que son habituel ras des paquerettes. Par ailleurs, il est amusant de constater qu’il y a, pour vous, des anagrammes "indignes", et d’autres plein de difficultés et de "beauté" ; certains qui ne sont que des jeux de mots, pas des arguments ni des raisonnements, et d’autres "dérisoires" ; chacun appréciera votre subjectivité. »

    Une anagramme imparfaite est une anagramme ratée, voire indigne, surtout quand s’y glisse de la malignité.

    Une anagramme est difficile à réaliser, et il en existe de toute beauté, pour qui apprécie le genre. Si vous ne l’appréciez pas, pourquoi vous y risquez-vous, au risque de paraître… incompétent ?

    Une anagramme n’est et ne restera qu’un jeu de mots : quel que soit son niveau de difficulté (ou son éventuelle beauté pour ceux qui les apprécient) elle ne saurait, dans une discussion technique, ou simplement de bon niveau, remplacer ni un raisonnement ni un argument.

    Évidemment, un anti-nucléaire étant toujours à bout d’arguments solides et rationnels, il ne peut s’empêcher d’ajouter l’anagramme, même ratée, à la liste de l’arsenal habituel : insultes, injures, arguments ad hominem, mépris, dérision, esquive, ironie, dénigrement… et tant pis pour la science, tant pis pour la nature, tant pis pour l’humanité, tant pis pour la planète.

     



  • l ecolo 1er octobre 2008 10:24

     

    à sisyphe qui a écrit : « Par ailleurs, vous détournez le sujet, et essayez de noyer le poisson ; il ne s’agit pas de la radioactivité de notre environnement, mais des problèmes posés par les déchets nucléaires, que vous évitez soigneusement. »

    Que nenni ! je n’évite rien du tout ! Il me semble avoir répondu très clairement à votre question qui était : « je suis sûr que "l’écolo" acceptera de les stocker dans son jardin... N’est-ce pas ? » en y ajoutant des considérations tirées des sciences de la nature qui, loin de nuire à la lisibilité de ma réponse, l’illustrent et la corroborent.

    Je me vois donc obligé d’insister sur ce qui me paraissait pourtant être une évidence : la décroissance exponentielle de la radioactivité s’applique aussi à ce que vous appelez des « déchets nucléaires » dont la radio-toxicité finit par disparaître, c’est pourtant par cela que j’avais commencé ma réponse. 

    Il semble que ce soit plutôt vous qui vous retranchiez derrière des remparts de liens pour éviter d’avoir à discuter.

    Ce ne sont certainement pas vos liens qui pourront entraver mon expression ni ma liberté de réfléchir. Je prends le temps de lire tout ce que je peux sur le nucléaire, sur les autres sources d’énergie et sur les différents moyens d’éviter aussi bien un réchauffement excessif de la planète que la pollution de l’environnement. Toutes les positions et tous les arguments m’intéressent qu’ils soient pour ou contre. Donc il est fort probable que j’aie déjà eu connaissances de ce que vous me proposez.

    Afin que notre discussion gagne en clarté, il faut que vous me disiez :

    a) ce que vous entendez précisément par « déchets nucléaires » car j’ai pu me rendre compte que la définition n’était pas toujours la même selon les personnes,

    b) quelles sont vos craintes au sujet de ces « déchets nucléaires »,

    Enfin, je vous signale que ce qui fait le mieux vendre le papier journal ainsi que l’heure de radio et de télévision, c’est le sexe et la peur (l’ordre peut différer selon les personnes). Partant de là, il est assez facile de comprendre pourquoi les médias accordent autant d’audience aux anti-nucléaires (je précise que je ne prends pas les anti-nucléaires pour des bombes sexuelles, non, mais ils se conduisent comme des marchands de peur, et, comme toujours, la peur se vend admirablement bien).

     



  • l ecolo 1er octobre 2008 09:29

     

    à Thierry LEITZ

    Je vous avais pris pour feu Mr Lung. Désolé. 

    Il n’y a vraiment pas de quoi être désolé, c’était un homme admirable qui ne se laissait pas enfermer par ses connaissances scientifiques pourtant très profondes.

    Mais je note, qu’en son absence, vous ne vous risquez pas à répondre à mes interrogations légitimes. Le sujet n’est qu’effleuré dans l’assertion optimiste de Mr Lung en 2001. Ainsi, je reprends : 

    Je ne voulais pas qu’il pût y avoir la moindre confusion entre les écrits de Michel Lung et mes considérations personnelles. Tout ce qui suit constitue uniquement mes réponses à vos questions

    1/Quelle proba y avait-il pour que SPX fonctionnât ensuite sans encombre pendant 10 ans, ou + ? 

    La probabilité est très forte parce que dans sa dernière année de fonctionnement Superphénix a eu une disponibilité supérieure à celle de la moyenne des autres centrales françaises.

    Un autre indicateur est l’attitude des pays participant à Nersa qui n’ont jamais soulevé la moindre objection à la poursuite de l’exploitation du prototype qu’était Superphénix, et aucun n’a jamais demandé à se retirer du groupe, ni formulé de plainte au sujet des coûts.


    2/Que peut-on observer de concret en matière de RNR (IVè génération de réacteurs) 

    Les pays qui les ont installés, à part la France, les ont conservés : Russie, Canada, Japon, etc.

    Les pays qui n’en ont pas encore sont demandeurs, comme l’Inde, la Chine.

    Les études, ainsi que le préconisait M. Lionel Jospin dans le même temps qu’il s’expliquait sur la décision qu’il avait prise de le détruire, continuent, ce n’est donc pas un projet avorté.


    3/Pourquoi n’a-t-on pas relancé SPX sous Chirac II une fois débarrassé des verts au pouvoir ? 

    Vous sous-estimez gravement la capacité de nuisance de ce groupuscule politique : toute tentative de redémarrage aurait déclenché des émeutes.

    Peut-être comprendrez-vous mieux si je vous signale que la réponse de M. Lionel Jospin au sénateur Alain Peyrefitte à été apportée le 13 mai 1999 – donc après que la décision de détruire fut prise – alors que le sénateur avait posé sa question le 23 octobre 1997, avant la prise de décision. Cette précision vous permet de juger de la qualité démocratique des procédés utilisés par les anti-nucléaires.

    Bien que la presse ait été très discrète sur ce point, dès la décision d’arrêt prise, les éléments essentiels de Superphénix ont été saccagés de façon irréversible. Ainsi, un éventuel redémarrage exigeant de nombreuses remises en état, aurait coûté extrêmement cher, fournissant un argument supplémentaire aux anti-nucléaires pour ameuter les populations.

    4/Pourquoi n’entend-on aucune critique sur les dépenses en nucléaire militaire, sur ITER, le LHC "créditvores" au détriment de voies plus prometteuse telles, selon Mr Lung les RNR ? 

    Le nucléaire est à mettre à part : il s’agit de défense nationale et non de fabrication d’énergie, on peut donc être pour ou contre sans avoir à motiver sa position par des considérations rationnelles : c’est un débat politique ou idéologique dans lequel je n’entre pas, mais j’ai souvent l’occasion de lire des critiques tant dans la presse que sur l’Internet.

    Iter a été fort critiqué lors de son lancement et je perçois des critiques de temps à autre dans la presse, comme sur tout ce qui touche, de près ou de loin, au nucléaire.

    Michel Lung était un pragmatique. J’avais souvent l’occasion de discuter avec lui et je ne crois pas trahir son idée (mais des intervenants qui le connaissent mieux que moi peuvent rectifier) en disant qu’il aurait préféré que nous parachevions ce que nous savions déjà très bien faire, comme les Rnr, et qui aurait été une source d’économies et de revenus non négligeable, avant de nous lancer dans un programme comme Iter, dont il reconnaissait l’intérêt et la nécessité mais dont la lourdeur lui paraissait peu compatible avec les intérêts immédiats de la nation.

    Je reste sur ma faim, et si vous pouvez m’indiquer un lien vers l’étude que vous mentionnez, je suis preneur. 

    Je ne possède ni blog ni site, mais vous pouvez prendre et m’indiquer une adresse e-mail temporaire et je me ferai un plaisir de vous l’envoyer.

    Bien cordialement

     



  • l ecolo 1er octobre 2008 08:26

     à sisyphe qui a écrit le 29 septembre à 16h46 : « Aïe aïe aïe : les anti-nucléaires ont la trouille qu’il n’y ait plus assez de déchets ! Quand on en arrive à ce niveau d’argumentation, et qu’on ne se rend même pas compte quelles absurdités on profère pour essayer d’étayer laborieusement son point de vue, c’est que la situation est quand même grave. Ce qui est clair, c’est que cette phrase irradie de la plus énorme bétise et du plus insultant cynisme. Vous avez été exposé longuement à des radiations pour dire de telles conneries ? »

    arguments ad hominen, insultes, dénigrement, grossièreté… Décidément, sisyphe, vous ne vous démarquez pas du commun des anti-nucléaires !

    Voyons, ce que j’ai écrit, et qui vous a choqué au point de vous faire perdre le sens des convenances, ne venait pas du tout de mon crû. C’est une déduction que j’ai tirée d’un document dont l’authenticité est indiscutable puisqu’il s’agit du Journal Officiel de la République Française.

    Dans ce document, le chef de file de ceux qui ont ordonnancé la mort de Superphénix commence par rappeler qu’il s’agissait de la simple réalisation d’une promesse électorale – « Conformément à ses engagements politiques, et en particulier à ceux pris par le Premier ministre lors de la campagne législative, le Gouvernement a en effet décidé le 2 février 1998 l’abandon de Superphénix  », un peu plus bas, il signale que : « Superphénix représente une technologie très riche, développée par des personnels particulièrement motivés et performants, qui ont montré que la France savait mettre au point des équipements technologiques innovants de très haut niveau. Il faudra tirer profit de l’expérience accumulée et poursuivre les recherches dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides pour l’avenir à plus long terme. »

    Les engagements de M. Lionel Jospin lors de sa campagne électorale comprenaient la destruction de Superphénix, condition sine qua non pour obtenir le soutien du parti politique Les Verts lors des élections législatives.

    Dès son accession au pouvoir, M. Lionel Jospin a, très honnêtement, tenu sa parole, mais on sent bien que l’abandon d’un joyau de la technologie moderne – on peut même dire d’avant-garde – que la France avait su « mettre au point » selon ses propres paroles, il ne l’a pas ordonné de gaîté de cœur.

    Si l’on se réfère aux qualités qui différencient Superphénix des autres centrales, on constate, notamment, son aptitude à utiliser non seulement de l’uranium enrichi, mais également tous les uraniums, le plutonium, le thorium et la plupart des radionucléides, le tout ne laissant qu’infiniment peu de produits de fission inutilisables.

    De cette qualité, il découle que Superphénix constituait une solution majeure à l’encombrement de ce que les anti-nucléaires se plaisent à nommer « déchets nucléaires ». C’est pour cette raison que M. Lionel Jospin, dans la même déclaration où il explique sa décision de détruire Superphénix, demande que les études sur les Rnr ne soient pas abandonnées. C’est une formidable lucidité jointe à un joli don de souplesse politique.

    C’est ainsi que j’ai compris pourquoi les anti-nucléaires avaient exigé la mise à mort de Superphénix, plutôt que l’abandon total du nucléaire : Superphénix mis hors de service, il devenait plus facile, pensaient-ils, d’obtenir, au moins, une moratoire sur la fermeture des autres centrales en lançant des campagnes sur la prétendue dangerosité des « déchets nucléaires » et leur volume qu’ils s’efforcent toujours de faire croire qu’il est énorme.

    Vous faites vous-même remarquer avec justesse : « Le jour où les centrales nucléaires ne produiront plus de déchets, il n’y aura plus d’anti-nucléaire ».

    Donc, pour s’assurer que les centrales nucléaires produisent toujours des « déchets » que l’on peut diaboliser à loisir, il faut et il suffit d’empêcher la mise en œuvre de tout système permettant annihiler.

    Et les partis politiques et autres organismes dont le bol de soupe est constitué par l’idéologie anti-nucléaire peuvent continuer à prospérer en toute tranquilité.

    Voilà tout le raisonnement qui m’a conduit à cette expression – quelque peu lapidaire, j’en conviens – qui vous a tant déplu.

    J’ai été un peu long, mais, mainteant que vous connaissez mes arguements, nous pouvons en débattre sans violence verbale.

     



  • l ecolo 1er octobre 2008 07:12

     

    à sisyphe qui a écrit le 29 septembre à 16h46 : << Une anagramme (du grec ανά, « en arrière », et γράμμα, « lettre ») est le résultat de la permutation des lettres d’un ou plusieurs mots de manière à produire d’autres mots. Et donc, l’intervention de manuelarm, outre qu’elle est inutile, contribue à le faire passer pour un inculte. >>

    La définition de l’anagramme implique que toutes les lettres du mot soient utilisées, or dans votre tentative de dénigrement par la transformation du nom d’un ingénieur en celui d’un homme politique se trouve une lettre « l » de trop qui la fait avorter. manuelarm avait donc raison de vous reprocher cet à peu près indigne.

    Si on ne se tient pas à cette règle et qu’on se permette de n’utiliser qu’une partie des lettres du mot pour en former un autre, toute la difficulté et la beauté de la réalisation de l’anagramme s’envolent. Par exemple, il devient tellement facile de trouver « pisse » dans « sisyphe » que c’en est dérisoire et ne fait même pas ricaner.

    Il est facile de traiter les gens d’incultes, il l’est beaucoup moins de jouer correctement avec les mots et les lettres.

    Je vous offre, si vous ne le connaissez pas encore, l’anagramme réalisé, il y a déjà bien des années, avec le nom et le prénom d’un homme politique célèbre, M. Laurent Fabius, avec lesquels on forme « naturel abusif », ce qui n’implique d’ailleurs aucun jugement de valeur : un jeu de mot n’est qu’un jeu et surtout pas un argument ni un raisonnement.

     

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