à krolik pour son intervention du 3 octobre 2008 à 19H23 : « Mais les problèmes de nucléaire médical n’intéressent pas les anti-électronucléaires, alors ça ne leur manquera pas »
Pour ce qui est de la considération du nucléaire médical, à ce que j’ai pu constater, les anti-nucléaires sont très partagés.
Certains anti-nucléaires accepte très volontiers le dépistage et les soins médicaux effectués par des matières radioactives, surtout quand ils se rendent compte que leur santé et leur propre vie en dépendent. Un nombre de moindre importance (dont les adeptes de Greenpeace qui ont bravement donné l’assaut au seul réacteur nucléaire australien et dont l’activité est strictement réservée au médical) s’opposent à toute application du nucléaire dans les domaines médicaux, et industriels, même lorsqu’il s’agit de prévention d’accidents. Ces derniers reprochent d’ailleurs leur mollesse aux anti-nucléaires qui acceptent certaines applications.
Au premier groupe, on peut reprocher de ne pas comprendre que l’électronucléaire est aussi bénéfique à la santé publique que le dépistage et le traitement de maladies ainsi que la détection de métaux dangereux et la prévention d’accidents.
Quant au groupe qui refusent même les applications médicales, c’est la politique du : « plutôt perdre la santé et même mourir que vivre en bonne santé grâce au nucléaire ».
J’ai pu constater que ce groupe est lui-même divisé en deux sous-groupes :
1.- les anti-nucléaires forcenés que les ennuis de santé ont amenés à se faire traiter par la médecine nucléaire et qui rejoignent le groupe des anti-nucléaires non opposés au nucléaire médical (ce qui expliquerait que le groupe des anti-nucléaires favorables au nucléaire médical soit plus important que le groupe de ceux qui s’y opposent),
2.- les anti-nucléaires qui, bien qu’ayant utilisé les soins du nucléaire médical pour leur propre usage ou celui de membre de leur famille, continuent à proclamer qu’il faut s’opposer à toute application du nucléaire, même médicale.
Il n’est pas impossible qu’il existe un troisième sous-groupe, celui des anti-nucléaires ayant préféré la maladie et la mort aux soins de la médecine nucléaire, mais je n’en ai pas encore connu ni entendu parler.
Sur le fond du problème que vous évoquez, il est évident que le nucléaire médical, ainsi que tout ce qui est recouvert par l’expression « petit nucléaire », devrait être soumis à des règles aussi strictes que celle de l’électronucléaire ou « grand nucléaire ». La santé publique y gagnerait.
à krolik pour son intervention du 3 octobre 2008 à 19H23
merci pour le site très riche de Johnston que je ne connaissais pas.
Toutefois, je suis surpris d’y trouver des accidents causés par les rayons X, dont la nature est différente de la radioactivité même si leurs effets sur la santé sont comparables à ceux des rayons gamma.
Également, il me semble que des rubriques distinctes auraient dû répertorier d’une part les accidents provenant du nucléaire militaire et d’autre part ceux occasionnés par les différentes applications du nucléaire civil – toute idéologie mise à part, simplement parce que les buts et les critères de sécurité/sûreté de ces deux types d’activités sont fondamentalement différents.
Il faut tout de même remarquer, après avoir considéré l’importance de cette énumération, qu’une liste qui ferait le décompte de tous ceux que le nucléaire a sauvés, d’une manière ou d’une autre, prendrait infiniment plus de place, comme le faisait remarquer le cancérologue Maurice Tubiana...
à krolik qui a répondu àsisyphe : « Vous sous-entendez que je suis rémunéré pour écrire ici. »
Il n’y a pas à se défendre d’une telle accusation, même lorsqu’elle est fausse : il s’agit de l’argument ad hominem type qui est utilisé lorsque, ne pouvant pas répondre à des arguments et des raisonnements on s’en prend à la personnalité supposée de leur auteur.
Ce qui importe, dans notre genre de débat, ce n’est pas de savoir si tel ou tel intervenant est rétribué pour ce qu’il écrit, mais bien de savoir si ses affirmations, ses raisonnements sont valables.
De toute évidence, sisyphe, complètement à bout d’arguments, en est arrivé à dire n’importe quoi.
à sisyphe qui a dit : « …les problèmes essentiels auxquels les petits lobbyistes ne répondent jamais :… relation du nucléaire civil avec le nucléaire militaire »
Ce sujet a déjà été traité dans la réponse que j’ai faite à Thierry Leitz le 1er octobre à 09h29 que je vous cite :
« Le nucléaire militaire est à mettre à part : il s’agit de défense nationale et non de fabrication d’énergie, on peut donc être pour ou contre sans avoir à motiver sa position par des considérations rationnelles : c’est un débat politique ou idéologique dans lequel je n’entre pas. »
Juste pour vous faire plaisir, je puis encore ajouter ce qui suit :
Le nucléaire civil et le nucléaire militaire sont deux choses totalement différentes. Les matériels, les matériaux, les compétences et les buts sont entièrement différents.
Le nucléaire a été utilisé à des fins militaires avant de devenir l’atome pour la paix qui permet :
de fabriquer une l’électricité abondante, propre et peu chère,
de participer à l’assainissement des eaux de consommation, et à la conservation des aliments
d’apporter une aide considérable au diagnostic des médecins,
de traiter et guérir certaines maladies (notamment des cancers),
de servir à la détection de métaux dangereux dans les habitations,
de servir à la détection de certains dangers,
et d’aider scientifiques et industriels dans de nombreuses tâches qui ne sauraient être bien conduites sans lui.
à sisyphe qui a dit : « …les problèmes essentiels auxquels les petits lobbyistes ne répondent jamais :… »
Vos deux précédentes sorties étaient donc fausses ! comme vos prétentions, évidemment.
En ce qui concerne les sujets sur les « déchets nucléaires », j’ai d’abord répondu à votre question sur leur éventuelle présence dans mon « jardin », puis je vous ai demandé, plusieurs fois, de préciser vos attentes. Le sujet est aussi vaste que l’objet est modeste, et essayer de le traiter d’un coup n’est pas possible dans le cadre de ce débat. Explicitez chacune de vos préoccupations et je suis certain que plusieurs d’entre nous se feront un plaisir de vous apporter les réponses qui conviennent.
La fiabilité des centrales n’a pas été mise en cause dans cette discussion non plus que les prétendus problèmes qui seraient liés au démantèlement des centrales nucléaires. Là aussi, précisez vos interrogations et il n’y a pas de doute que vous recevrez les réponses appropriées.
La liste de ce que vous appelez des « catastrophes liées au nucléaires », tout le monde attend que vous la présentiez, afin que nous puissions en discuter.
Tant que vous resterez dans le vague, vous ne pourrez rien obtenir de précis, ou, pour être plus net : si vous ne savez pas de quoi vous parlez, personne ne peut vous apporter d’éléments intéressants.
Si vous avez vraiment l’intention de faire progresser ce débat, commencez par prendre un sujet, un seul, et exposez le point qui vous tracasse le plus, un seul point, pas plus. Cela permettra, par étapes successives, de faire le tour du problème, puis, ce problème étant éclairci, de passer à un autre.
Mais il est hors de question de se battre à coups de liens comme des enfants qui se jettent leurs jouets à la figure dans le bac à sable de l’école maternelle !