Merci d’intervenir Monsieur Regueira. Malgré tout, en cas de forte crise, comme actuellement, une TVA sociale ne résoudra pas le problème du licenciement. Vous avez raison qu’avec cette structure d’imposition, l’employé a moins d’impact sur le bilan de l’entreprise et est moins considéré comme variable d’ajustement. La conséquence néfaste est quand même que les cotisations sont beaucoup plus sensibles aux aléas de l’activité économique, alors que le nombre de retraités est stable, et qu’il n’y a pas de raisons que les frais de santé diminuent en phase de crise, je dirais même qu’il y a une tendance à l’augmentation, du fait des pressions psychologiques sur la population.
Malheureusement, étant donné notre situation économique désastreuse, je ne crois pas qu’’il y aura un transfert pur des cotisations sur les salaires vers la TVA sociale, et donc, qu’elle va s’ajouter à la somme des prélèvements actuels, et comme le dit bien Daniel Roux, L’état est un voleur. En conséquence, cette TVA sociale appliquée sur les importations aura pour conséquence l’inflation des prix des produits importés qui reste à estimer.
Pour rebondir sur votre article, je prépare une estimation du taux de TVA sociale ainsi que ses conséquences à appliquer sur les importations pour compenser la baisse des charges sociales sur les salaires, à partir des données 2008.
Merci à Daniel Roux et à Chlegoff pour leurs informations et leur point de vue. Je vois que finalement, au-delà des idéologies, des personnes de bon sens gardent les yeux ouverts. Et pour quelle raison devrions-nous appliquer une idéologie ? Cela ne sert que celui qui en vit. Ce pays en crève des idéologies ; c’est à chaque fois la dictature d’une idée contre les avis constructifs de tous horizons. Construisons une société mille feuille, comme la société vénézuelienne, pas d’idéologie, que du bon sens, du pinayïsme en fait. Concernant les taux de TVA aujourd’hui, je savais que l’alimentaire était taxé à 5,5 %, mais je ne connais pas le taux de 2 %. Sur quoi s’applique-t-il ?
Merci pour votre point de vue, il est intéressant.
A part ici où vous vous noyez :
"Conjoncture favorable
En cas de conjoncture favorable le coût des charges sociales augmente en même temps que les ventes. Ce qui veux dire que l’entreprise peut embaucher plus vite, puisque, une part des charges augmentera de toute façon. En effet, pourquoi une entreprise se priverait de salariés en plus si de toute façon elle doit payer un surplus de TVA sociale."
Il n’y a pas de corrélation entre augmentation des charges et embauches. Entre augmentation des ventes et embauches, oui il y en a.
« L’entreprise embauchera d’autant plus vite que le coût marginal d’un salarié diminuera. »
Là, vous avez tout à fait raison et c’est très instructif.
@DLW :« Les revendications financières de nos retraités/rentiers sont insoutenables et ils faudra bien qu’ils acceptent d’y renoncer. Leur poids politique ne suffira pas à changer cet état de fait parce qu’ils ont bien plus à perdre qu’à gagner dans un conflit ouvert avec les jeunes générations. »
Leur poids politique ! Là vous mettez le doigt sur un point important . Les retraités sont un poids pour la société, dépendants des actifs et à leur charge. Pourquoi alors votent-ils ? Comment leur avenir limité peut-il conditionner l’avenir à long terme du pays ? Croyez-moi, s’ils n’avaient pas voté pour la dernière élection présidentielle, nous aurions un autre environnement aujourd’hui.