• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

lephénix

lephénix

Passeur de "savoirs" (incertains, forcément incertains...) dans "la presse & l'édition", expert en rien, consultant du rien qui fait tourner le monde et du temps qui se repose entre les lignes...

Tableau de bord

  • Premier article le 07/10/2013
  • Modérateur depuis le 22/08/2014
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 316 1489 6015
1 mois 1 9 60
5 jours 1 9 60
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 655 640 15
1 mois 6 6 0
5 jours 6 6 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • lephénix lephénix 11 juillet 2017 21:36

    @baldis30

    bonsoir,

    oui ça a bien commencé par l’agriculture : heritière du foyer moyen-oriental (domestication des plantes depuis la « révolution neolithique »), l’Europe mediévale a d’abord appris à accroître la quantité d’énergie disponible par la seule capacité physique

    après la mise au point de convertisseurs d’énergie artificiels comme le feu et les outils, on a amélioré l’efficacité de la force musculaire et de la traction animale par l’attelage, le levier, le treuil, la poulie, la roue dentée, le vérin etc

    l’énergie thermique eolienne ou hydraulique étaient utilisés dès l’antiquité mais le moyen age a été l’époque de la pleine maîtrise de ces énergies démultipliées avec des inventions accroissant le rendement énergétique des animaux de trait et de bât : collier d’épaule, ferrage des sabots des chevaux, attelage en file, avant-train mobile des chariots ce qui a permis aussi la suppression de l’esclavage vers l’an mille - l’esclavage était au cœur du système énergétique de l’antiquité

    bref le moyen age a été l’époque de la diversification du « mix energetique » avec le benefice d’un réseau hydrographique dense une bonne couverture forestière un climat favorable à l’agriculture et un régime des vents favorisant la navigation

    et puis ça se serait délité au XIIIe-XIVe siècle

    pour Charlemagne certains historiens le voient comme un personnage mythique mais nous n’y étions pas pour en juger ce serait matière à débat pour quelqu’un qui aurait un corpus documentaire irrefutable..............



  • lephénix lephénix 11 juillet 2017 15:25

    @Rougepomme

    PM et vous semblez d’accord sur les points que vous évoquez sauf sur le Moyen Age : pour beaucoup d’autres chercheurs comme Le Goff, cela semble être un « beau moyen age » correspondant à une embellie économique, artistique voire climatique, avec le début de la prospérité des villes et des campagnes etc

    nous n’y étions pas mais il semblerait qu’il f aille renoncer autant à l’image noire qu’à la légende dorée : outre la charrue qui s’est perfectionné au XIIIe siècle permettant rendement et mise en valeur de terres lourdes, il y a eu des inventions comme l’horloge qui a donné le tempo pour le millénaire à venir et nous a fait entrer dans l’empire du nombre, le règne du chiffre, la servitude chronométrée etc (cf Mumford), l’émergence de la « valeur travail » surtout celui des clercs avec la création d’universités comme Bologne etc, apparition de la « civilisation des mœurs »

    c’est l’ère du paysan conquérant, des défrichements, de nouveaux équipements (taxés !) comme le four le moulin le pressoir, aussi celui des « rois sages » jetant les bases de l’Etat moderne, l’Europe urbaine est née au XIIIe siècle - mais ça a commencé à s’effriter vers 1260/80 - à chaque cycle sa période de régression...



  • lephénix lephénix 11 juillet 2017 11:12

    @Rougepomme

    ps : en fait, cette « recension » repose sur de longues citations de Pierre Musso d’où profusion de guillemets mais effectivement ces passages ne sont pas en italiques de surcroît... difficile en plus de faire court pour rendre compte d’un livre de près de 800 pages...



  • lephénix lephénix 11 juillet 2017 11:07

    @Rougepomme

    merci pour la richesse de vos références qui élève le débat - quitte à le ramener à certains fondamentaux dont même les autruches prendront la mesure en dépit de neurones ensablés... P. Musso se refère à Castoriadis et surtout à Pierre Legendre et Alain Suppiot

    cette religion industrielle a produit un corpus philosophique à commencer par des bibles encyclopédiques - et ce « théâtre usinier » où gigote « homo faber » devenu « digitalus » ou « maker »...



  • lephénix lephénix 11 juillet 2017 10:59

    @baldis30

    bonjour

    merci pour votre éclairage et le rappel d’autres racines : je ne suis que passeur du travail de Pierre Musso qui, comme tous les chercheurs, circonscrit le champ de sa recherche, nourrie par les travaux de Lewis Mumford notamment, je ne prétend à aucune « expertise » ni religion sur le sujet quant à l’antériorité de l’œuf ou de la poule mais tout usager de bonne foi peut constater un intégrisme technologique un fondamentalisme machinique qui tient lieu de religion « digitale » désormais via une telepresence au monde techno-zombifiée dont on peut tirer certaines prévisions (cf la silicolonisation du monde d’Eric Sadin débattue sur ce fil)

    P Musso propose sa généalogie de la religion industrielle et son travail mérite d’être débattu comme vous le faites avec des arguments à la hauteur de sa réflexion quant à ce qui fait tenir l’architecture culturelle de « l’Occident »...

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv