Ex-Gérant de petite SARL, ex-prestataire de services à la campagne, proche de l'agriculture fermière et de la vie rurale, démocrate convaincu, et respectant toutes les opinions qui visent à un bien commun.
Votre article est bien tourné, il suit la ligne habituelle de démonstration de l’ineptie des décisions, et du désastre de leur résultat, mais, comme la plupart des analyses qui remettent en cause l’affaire sarkozy, il noie le poisson.
Le problème principal que nous avons est d’abord éthique. On dit n’importe quoi de tous bords en toute bonne conscience. On pense, définitivement, de tus bords, que la fin justifie les moyens.
C’est d’ailleurs l’origine du fameux résultat de sarko, élu à 53 %, par une majorité qui savait la folie du bonhomme, mais qui pensait que d’un cyclone, on verrait sortir des allées bien ratissées, avec des espaces fleuris et ordonnés. Le tout sans blessés, du moins dans la famille.
L’éthique malmenée s’accompagne donc de l’ignorance la plus crasse.
Enfin, pour finir, tout le monde se fait secouer, ou voit se faire secouer les autres, et personne sauf très localisé, ne se met en route pour agir contre le rouleau compresseur.
Cela relève de la simple lâcheté.
Donc, peu de force morale, peu de savoir, et pas de courage.
Nous sommes donc mûrs pour l’esclavage.
Alors, bien sûr, tous les constats sont là, nous nous faisons enchaîner, nous nous faisons spolier, nous perdons nos droits, on ne nous respecte pas, ni notre vote, ni nos droits chèrement acquis par notre signature, au bas du contrat social, celui qui nous lie culturellement et sociologiquement à ce qui est une réalité : le monde de l’homme civilisé de l’europe du troisième millénaire.
Mais voilà, qu’il vienne un sauvage, avec les règles de l’ancien régime, c’est à dire pas de régles qui régissent le haut vers le bas, et les privilèges à se partager pour la crème, et nous voilà dispersés comme une bande de moineaux, qui regardent de loin se manger le gateau, et qui n’ont même plus de miettes.
Sarkozy, objectivement, et sa bande de pirates ont pris d’assaut le galion chargé d’or.
Et si on les laisse faire, on va se retrouver tous galériens, à ramer, pendant qu’ils nous regarderont de haut, à faire marcher nos fils à la bataille, et faire danser, nues, nos filles, dans leurs saletés d’émission de télé réalité.
Et leur féroces soldats sont les notres.
Cela va très mal fnir, si l’on attend plus longtemps pour se bouger pour de bon...
Merci de votre attention et de votre indulgence. Votre article va bien au-delà des analyses sommaires et habituelles, et souvent épidermiques dont j’ai pris la malheureuse habitude.
L’intelligence devient si rare. Vous méritez des réponses, mais il va falloir les ciseler. Et, plus, en avoir la capacité. Je ne pense pas pouvoir vous suivre facilement. Mais, bravo pour cette analyse qui ouvre à une véritable découverte du tout autant véritable monde.
Votre article mélange les genres. Et finalement, son propos, qui est de questionner pour ouvrir à la découverte de quelques unes de nos aliénations se dilue dans le manque de corps, et n’est plus édifiant.
Sarko s’inscrit bien dans une dynamique historique et dans l’évolution de la civilisation qu’on connaît.
Pour ce qui est de l’ilusion du pouvoir, on ne la mesure pas à celle de l’exercice du pouvoir, mais plutôt à l’effet sur ceux qui en sont les partenaires.
Ainsi si bush n’est pas le patron qu’il croit, on le voit en pointe d’un mouvement désastreux pour des millions d’individus, et il est bien l’emblême de ceux qui le conduisent.
Sarko, c’est le même combat.
Votre approche, par exemple, qui voit une intimité sarkozienne violée et volée à travers les quelques minutes de off, est très étrange.
Moi, je n’ai vu que la réalité du personnage, fausse humilité du verre d’eau, tutoiement incroyable des journalistes, réaction raz moket face à ce qui pourrait n’être qu’un manque d’attention, violence habituelle de l’évocation du placard, donc de la censure et de la pression comme un jeu normal de l’exercice du métier dans les médias. Enfin, la cerise sur le gateau, la détermination des sujets, dont celui de Carcassonne où il faut faire passer une image. En bref l’intox habituelle.
Je passe sur le clash et lesmenaces à FR3 pendant la campagne présidentielle, sur le programme réservé la chaîne dans les cartons sarkozien qui ne se cache pas d’en finir avec des médias indépendants, et de proximité.
Pour Carcassonne, i fallait toute la désinformation et la pression habituelle pour faire croire à la version officielle de la démission du Gal CUCHE. Rappelons nous qu’on n’a jamais vu un président de la sncf démissionner après un accident de train. Cuche l’a fait parce que le roi des riches l’a insulté à travers l’ensemble de l’armée qu’il commandait et pas du tout pour sa responsabilité directe. Surtout que l’homme est un grand soldat..
Vous ne notez pas l’origine du glissement de cette grand messe répétée assidument sur l’instrumentalisation des personages publics.
Cette nécessité d’occuper les pensées par l’espace médiatique, et de diriger ces même pensées, donc de détourner les énergies vers les sujets désamorcés plutôt que de laisser naturellement aller à ce qui est essentiel n’est pas nouvelle.
En fait, la publicité, la communication, ce n’est que la bonne vielille propogande, aujourd’hui appelée pour ce qui regarde la société ’information. Mais l’information libère par la connaissance, et là on entretient l’unilatéral, quand ce n’est pas le mensonge, et la déformation manipulée.
Toute la communication sur Mme Royal est édifiante. On n’a jamais vu une entreprise de dénigrement et de destruction de l’image d’une telle ampleur. Et elle est toujours là, c’est pour dire combien le malaise est profond dans la société que les gens continuent d’écouter et de proposer malgré les rouleaux compresseurs et les pressions.
Qu’est-ce qui est communiqué, voilà la question ?
La mainmise sur les médias est le garant de la liberté de faire n’importe quoi. Repoussant l’échéance de la responsabilité jusqu’à ce que cela devienne impossible à supporter.
Cela marche bien dans les dictatures, pourquoi ne pas s’en inspirer ? Cela se fait. Et se renforce.
D’ailleurs la mise en question d’internet par le pouvoir, un espace de liberté, est inscrite dans la droite ligne de maîtriser toute espace d’information, ou de contact qui échappe à la manipulation trop facilement.
Pour ce qui est de la nécessité d’un sarkozy, ce n’est pas difficile.
Nous sommes à la croisée des chemins, et à la veille d’un des plus grands bouleversements de l’histoire. La donne économique, à cause de l’énergie, va changer fondamentalement.
Pour des questions d’équilibre des balances démographiques, les grandes populations des pays émergents qui ont leurs propres élites vont faire basculer l’équilibre des pouvoirs.
Pour ceux qui dominent le monde actuellement, il faut négocier le virage.
Ils ont commencé avec les délocalisations, mais ce n’est pas suffisant.
Il faut absolument que les idées démocratiques qui garantissent la possibilité d’évolution de la classe dirigeante, et de son changement, soient noyées sous la nécessité économique, celle de se plier à ceux qui ont tout en main.
Pour cela il faut tuer le politique.
D’où la situaton de l’europe. c’est le principe de l’irréalité, et pas de celui dela réalité qui s’y joue.
Le pouvoir économique, en démocratie, c’est peu de gens, le pouvoir politique, c’est beaucoup.
On fait supporter par tous les exigences de peu. Et la propagande et la désinformation sont acharnées.
C’est pareil au niveau mondial.
A moment donné le fondement de ce qui fait l’humanité, le goût de vivre et de laisser vivre, se retrouve annihilé par cette guerre incroyable que certains pratiquent assidument, tout en niant la pratiquer.
On nous dit sans cesse qu’il faut se plier. Alors que ceux là même qui l’exigent ne le font jamais.
Sarkozy fait partie de cette dernière classe de dirigeant qui est bien adaptée à la situation.
Il nous conduit tranquillement au désastre.
Parce que la logique de ces gens là n’est pas la paix, mais l’affrontement, et l’écrasement de l’adversaire qui est d’abord un ennemi.
En gros, on pourrait dire que nous sommes en face d’un conservatisme, d’une restauration des principes d’ancien régime basé sur l’inégalité, le droit du plus fort, parce que du plus riche, et l’affrontement millénaire entre les exploiteurs, et les exploités.
Rien de nouveau sous le soleil. La technologie facilite semble-t-il le travail aux premiers, mais du fait de son extension, il se pourrait qu’elle aide bien à résister.
Merci pour ce travail, pour ces infos, pour ce lien, merci de montrer combien ce pouvoir qui veut maintenant faire taire l’internet a raison de s’inquiéter du dernier espace de liberté qui reste dans la communication.
L’internet est le point d’accroche de ce qui reste de la parole libre, et qu’il va nous falloir défendre jusqu’à ce que les illégitimes soient repoussés, défaits, ensuite peut-être jugés, pour l’ensemble des spoliations liées à leur appétit de l’argent, dont on découvrira un jour l’importance, et qui fait tant de mal à l’ensemble de la communauté nationale aujourd’hui.
D’abord merci pour ces trois derniers commentaires, des réponses évidentes, sauf pour ceux qui pratiquent la mauvaise foi, ou l’aveuglement partisan.
Ségolène Royal est un des rares adversaires de sarkopremier qui ait un peu de poids actuellement.
Le PS devrait s’en souvenir. Contre tout le monde, pseudos-alliés et ennemis déclarés, avec toute la journalistique contre elle, son score électoral a été plus qu’honorable.
Ce qui devrait nous poser des questions, c’est le niveau des attaques.
Raz-moket. Jamais sur le fond, au niveau des programmes ou des idées.
C’est l’insulter, bien sûr, que de cantonner le débat à la caricature de ses capacités personnelles, de son caractère, de sa qualité de femme, de mère, et d’ex-compagne. D’ailleurs à ce sujet, le compagnon n’est jamais que le premier secrétaire du plus grand parti d’opposition, et de gouvernement ( et quel gouvernement !) français.
Excusez du peu.
Combien c’est nier tous ceux qu’elle représente.
Et ils sont nombreux, très qualifiés, et pas du tout idiots. Ces gens là se retrouvent rayés d’un trait de plume qui se voudrait d’humour, et qui n’est que malsain, servile et lâche.
Seulement voilà, tout a une fin, y compris les camouflages.
Aujourd’hui, on a pratiquement compris partout le rôle des médias dans le pouvoir en place : voir ce blog JDD qui n’est pas un organe gauchiste par exemple http://utica.lejdd.fr/2008/07/10/25-segolene-royal-le-parti-socialiste-et-l-empire-mediatique-ump?ri_value=5&ri_id=25
Je cite, à propos des cambriolages :
"Aujourd’hui, il y a un bon exemple, facilement vérifiable de la coordination médiatique UMP à saboter Ségolène Royal : cinq médias titraient sur exactement le même thème, dérivé de l’actualité et avec les mêmes arguments : l’analyse de la stratégie de Ségolène Royal, dans le but évident de la neutraliser. On lit, et c’est facile à vérifier, exactement le même thème simultanément sur le Figaro, l’Express, Libération, le Parisien et 20minutes.fr. Comme il ne s’agit pas d’un événement du fil d’actualité, mais bien d’une analyse ciblée de l’actualité, ce ne peut pas être l’effet du hasard. Il y a donc très probablement eu directives et une concertation.
L’emprise du clan Sarkozy sur les médias est inadmissible. Il est inadmissible de manipuler ainsi l’opinion publique et de fausser le fonctionnement de la démocratie au profit de la volonté de financiers, gros actionnaires de nombreux médias français qui gravitent dans l’entourage de Sarkozy. Inadmissible, que tant de membres de l’UMP et de proches de Sarkozy aient été installés à des postes-clés de médias, notamment à des directions et des rédactions."
Et on ne parle ici que des journaux papier. Le pire, c’est la télé. L’entrepeirse de démolition en devient si manifeste qu’on ne sait plus comment faire pour suivre le reste des infos, sans se poser la question, si tout est tant manipulé, comment arriver à croire quoi que ce soit du reste ? TF1, I Télé, LCI, et cconsoeurs, A2, même si FR3 semble se calmer...
Pourtant la presse écrite s’est bien fait déglinguer, juste après les élections, et tout au long de l’année qui a suivi. De même, les remerciements sont évidents de la part du pouvoir pour des journalistes si serviles pendant la campagne.
Enfin, il y en a qui n’ont pas encore compris que leur métier est impossible sans démocratie.
Nous voilà donc pris entre deux feux. Le premier du pouvoir.
Il prend tous les droits, n’assume aucun devoir, ne tient aucune promesse, et s’aligne sur une philosophie politique et économique qui a conduit les Etats-Unis là où ils sont, socialement, écologiquement, économiquement, et humainement.
Les US sont malheureusement un ex-grand pays où il faut marcher l’arme à la ceinture, et se battre comme un chien pour arriver à gagner sa vie décemment. Un pays où l’inculture, l’obésité, l’addiction aux drogues et à la violence, et l’absence de toute vision un peu empathique, pour ne pas dire sympathique, est palliée par le culte de l’argent-Dieu. et qui prétend servir de modèle à l’univers...
Ensuite, après le feu de ce pouvoir d’état en France, qui est aux mains d’un parti, peut-être pire, d’une clique, le second feu qui nous cerne marque le mur de l’absence d’opposition.
Les valeurs individualistes, et arrivistes, cultivées normalement par tout ambitieux ou ambitieuse, et il en faut, pour graviter dans les milieux de décision, sont tellement parentes de celles de l’adversaire, qu’on ne sait plus le combattre, tellement on est proche sur le fond.
Comment expliquer autrement la fraternité de choix européen, dans une forme qui exclut toute avancée sociale, et qui inscrit dans le marbre le tout-capitalisme ?
C’est grave tout de même qu’on en soit venu à se poser des questions sur le libéralisme des uns et des autres, plutôt qu’à dénoncer, sans cesse, et avec force, les dégâts que produit, à l’évidence, ce même libéralisme sans frein.
La seule qui ait pu laisser entrevoir ses propositions, fait savoir qu’elle a une contribution, en dehors du cercle fermé des socialo-socialisant, c’est Royal.
Parce qu’elle s’inscrit résolument dans l’attaque.
Ses pseudos compagnons feraient bien de lui emboîter le pas, et même de la dépasser, s’ils veulent qu’on arrive à percevoir l’ombre de leurs contributions dans les médias.
Mais le veulent-ils ?
On ne peut pas escompter prendre la place de Sarko que quand il en aura marre de tenir l’Elysée, surtout que son fils, très en avance pour son âge, semble décidé à prendre la relève.
Retrouvera -t-on ce bon vieux système du népotisme, et de l’hérédité, qui va nous rendre l’Ancien Régime dans la forme, juste avant de l’avoir restauré dans les faits ?
A coup sûr, si un minimum de conscience ne revient pas.
Peut-être faut-il voir du côté de la Nouvelle Gauche de Larrouturou, qui ne cherche pas que les soutiens du parti. Mais il faut aussi sauver le soldat Royal, si personne n’est forcé d’en faire une présidente, n’oublions pas qu’ elle se bat dans le bon camp, celui qui se trouve en face de ce gros pognon avide qui ne rêve que de grossir plus, par l’esclavage, la tromperie, et bien sûr, la force... Celle qui piétine l’intégrité morale et physique, par les railleriest et les barbouzes.
Merci de nous faire voir ici qu’il existe des gens qui continuent à penser, reste à savoir s’il y en a qui ont toujours envie de se battre, pour la liberté, et face au fric.