« Il [Hollande] reconnaît le gouvernement provisoire Syrien qui n’existe pas. »
Tout comme au lendemain du 11 septembre 2001, notre Premier Ministre condamnait le terrorisme bactériologique devant l’Assemblée Nationale... Nous sommes vraiment au cœur de la « mascarade » dont parlait Marx. Nous sommes dans la « farce ». On pourrait presque parler de pataphysique.
Hollande, Obama, etc... aucun d’eux n’a prit la parole réellement. Ils ont réciter l’idée qu’ils se font d’un discours devant l’ONU... s’inspirant d’untel figure historique, untel mythe politique. Ils jouent, récitent, copient, simulent l’idée qu’ils se font de ce qu’est un leader politique. Tout les médias parlent de « l’exercice » de M. Hollande. Tout est dit !
Vous parlez à juste titre de la France de Robespierre... mais l’idée de mettre l’homme au firmament des valeurs universelles est morte. Comme disait si bien Michel Foucault : « L’homme c’est terminé ».
Les français sont à l’image de se monde occidental dépourvu de logique, de politique, de pouvoir, d’information réelle, de singularité culturel, etc... Il ne reste que le simulacre de tout ces concepts. Quelque part, nous sommes déjà sortis de l’Histoire.
Pour ma part tout cela me conforte dans l’idée que les jours de cette monnaie sont comptés.
M. Hollande reste à une place confortable. Président d’un pays qui décline aux cotés de toutes les autres puissances après-guerre froide, mais où la situation est encore tenable. Le mouvement viendra d’ailleurs.
Comment ne pas imaginer qu’un parti politique d’un autre pays prenne le pouvoir avec pour leitmotiv le départ de la zone Euro coute que coute ? Un de ces pays condamné à 30, 40 ans d’austérité... pour finalement rester dans le marasme économique, privé de toute croissance, condamnés à une consommation limitée malgré les multiples plans de relance qui dans un contexte de frontières totalement ouvertes ne peut structurellement que bénéficier aux émergents (note pour M. Montebourg).
Comment ne pas imaginer qu’un de ces autres pays, hier puissances industrielles secondaires, aujourd’hui réduit au statu de simples « clients » d’une Allemagne qui pratique depuis des années la concurrence déloyale sur le cout du travail, ne sorte de cette monnaie pour faire ce qu’il faisait quand il était souverain : dévaluer pour rester compétitif, donc conserver ses emplois et sa croissance ?
L’euro n’est pas en crise (qui est un terme incluant une notion de duré relativement courte). L’euro est simplement mal conçu. Il devait garantir l’égalité économique entre pays membres... et nous a conduit à une simple mise en hiérarchie. C’est donc un échec total.
Je ne vois pas à qui profite le crime. En dehors de 1% de super riches qui s’enrichiront toujours quoi qu’il arrive, disparition de la démocratie ou pas. Et si finalement le pouvoir n’orbitait plus qu’autour de sa propre absence ? (Il ne représente déjà plus que lui même). Si finalement cette situation n’était que l’addition de toutes les sommes ubuesques des opérations menées jusqu’à maintenant ? Si finalement, cette Europe n’était pas commandée par une sorte de complot d’élites, mais qu’elle se trouvait simplement sur roues libres ? (situation à peine préférable). Si finalement la démocratie n’était plus que le simulacre d’elle-même, parlement européen ou pas ?
J’ai peut être trop de mépris pour les élites européennes pour les imaginer capables de tant d’intelligence. Finalement, tout ceci me semble plus kafkaïen que brechtien (en référence au titre de votre article).
Bien d’accord avec vous Françoisperrin, je me demande comment le mythe du droite/gauche peut-il encore exister dans la tête des gens.
La classe politique n’a plus que pour ambition de se représenter elle-même et non plus les citoyens. Leur programme ne dépend plus que de ça. La présence de Bayrou dans des émissions people s’inscrit parfaitement dans ce processus du tout people, tout médiatique pré-mâché, du tout festif, dont Bayrou (et les autres) sont les victimes et les complices à la fois. C’est un vaste syndrome de Stockholm en effet et nous sommes concernés aussi à tous les niveaux.
Les Raybans, les caprices de star chez Denisot ou le bâchage en régle chez Barthès et consorts... c’est de l’ordre de la valeur signe. Finalement les politiques consomment les médias en pensant en faire le cheval de bataille de leur image, de le représentation.
Les médias, eux, ont pour but de tout dire et surtout de tout juger, ils dépassent donc largement le cadre de leur fonction première qui serait d’informer de manière objective. Ils ne vivent plus que pour ça, ils ne sont donc plus que l’ombre de ce qu’ils sont supposé être. Les directeurs de TF1 en avouant vendre du coca en profitant du temps de cerveau disponible de leurs spectateurs sont les seuls a avoir eu la franchise de le dire. C’est scandaleux, certes, et scandale il y a eu mais pas pour les bonnes raisons.
Dans ce contexte, comment pourrait-il subsister une idéologie de droite ou une de gauche ? Il ne reste que l’ego de sa petite personne déconnectée du monde politique via la guerre de l’image, la symbiose entre faux journalistes et faux politiques professionnels.
La classe politique actuelle et le parti au pouvoir aujourd’hui ou demain ne sont pas en domination idéologique sur une autre idée sociétale, c’est l’hégémonie du système. Pas de révolution possible, pas de clivage, tous à la même enseigne, tous victimes et complices.
C’est la fin de l’Histoire en quelque sorte, dirait Foucault. :)
Le problème Voltaire, c’est que les gens qui votent ne prennent plus que ces émissions là (Ruquier, Ardisson, Denisot, Drucker et leurs remplaçants) comme base de réflexion à une orientation d’opinion politique (en tout cas c’est ce que pense le politique). C’est la mixture des médias, les snipers, les comiques, etc. Même le politique doit être festif, sinon il est mort. On nous explique que le couple Jospin qui souhaitait régner en « pluralie » comme les Ceausescu sur la Roumanie, ont été dégagé car « trop chiants », mais paradoxalement Sarko qui a joué le jeu plein pot a faillit y rester (J’ai dis faillit, ce qui est bien dommage d’ailleurs...).
Tout le monde passe à la moulinette des médias, même les médias eux-même. « Ceux qui veulent régner par l’image périront par le retour image » disait le grand Baudrillard.
On nous rétorque l’argument facile du « Ils savent ce qu’ils font en allant à ce genre d’émission, ils doivent assumer », moi je répondrai simplement, que ces humoristes (très appréciables par ailleurs) eux aussi savent ce qu’ils font et qu’il n’y a rien de scandaleux à ce que certains invités ne restent pas passifs... Rassurons-nous, Barthes n’en a rien eu à faire, bien au contraire. Je soupçonne même que ce soit le but inespéré, comme ça on en parle longtemps et de drame en drame, on en déduit des réalités débiles sur l’invité. Le débile est devenue un fait de culture, alors que le fait bien plus épouvantable de la bêtise ordinaire ne bouleverse personne.
Triste époque où les journaux satiriques deviennent « en certains points, révélateur ».
"Au lieu de rire de bon cœur et de s’en fiche, faisant la paix au passage
avec la chaine cryptée, le voici qu’il nous remet ça, polémiquant avec
l’humoriste, sur des phrases qu’il n’aurait pas dites. Mon dieu qu’il
est chiant ce Bayrou. Incapable d’humour, d’auto-dérision, psychorigide,
ne supportant pas qu’on le contredise. Qu’on laisse les humoristes
faire leur métier d’humoristes, merde !«
En tout cas ce qui est révélateur ici, lorsqu’on lit ce genre de chose, c’est que Muray avait raison une fois de plus. Refusez de vous mettre à poil devant les guignols des médias et vous serez taxé de chiant sectaire à tendance névrotique (pour vous paraphraser à peine). Mais si monsieur Bayrou a envie de se mettre à poil devant qui il veut, ça reste son droit, »merde !« Encore un singe qui montre du doigt en hurlant qu’un salopard de rentre pas dans le moule de la »modernité modernante".
Je n’aime pas beaucoup Bayrou, mais encore moins les brulots sans argument, désolé.