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  • loph loph 11 juillet 2013 11:00

    @ spartacus

    Aux sujets des factures que nous lèguerions aux générations suivantes, il me paraît préférable de leur léguer plutôt ceci : la (les) capacité de savoir utiliser ses sens pour qu’au lieu de transmettre une charge, dette ou comme on voudra l’appeler, les nouveaux venus soient à même de vivre harmonieusement dans et avec le milieu ambiant.

    Évidemment, ça implique de lâcher tout un pan du matérialisme artificiel que nous élaborons depuis des générations, et même des âges ! Et conduit à minorer le développement industriel, lucratif et même social. Ce qui ne va évidemment pas de pair avec la vision lambda du tout, tout de suite.

    Mais pour ma part, mieux vaut essayer de laisser indemne l’irremplaçable environnement, plutôt que continuer à charger une barque qui n’est déjà que trop remplie... Les fukushima et autres débordements me le confirment. Cette civilisation pesante et gourmande nous coûte non seulement à nous, mais aussi comme vous le souligniez, aux générations suivantes, et reportent sur l’avenir le poids de nos responsabilités présentes. Il serait temps de s’en rendre collectivement compte mais il est sûr qu’à plus de 7 milliards (avec une plus forte responsabilité du monde industrialisé bien sûr), la tâche ne va pas être aisée !

    Quant à la retraite, quel tournant prendra-t-elle en cas de crise majeure ? Basée sur la répartition, ou sur la capitalisation, qu’en restera-t-il lorsque le système devra trancher dans le vif et réduire un train de vie qui ne nous est donnée que par l’activité que l’humanité génère ? Encore une fois, je me dis que mon capital est surtout ma vie, plutôt que quelque chose d’aussi volatil que la monnaie...

    Salutations



  • loph loph 10 juillet 2013 18:23

    Très très chaud ?

    Comme j’envisage assez stoïquement ma disparition individuelle, fait qui bien qu’à venir n’en est pas moins naturel, ça me laisse froid smiley...

    Par contre, vous qui évoquez l’humanité et un retour de levier monumental, ne vous faites-vous pas vengeur ? Mais le cycle vital n’est pas autre chose qu’un cheminement de la naissance à la disparition, et nous autres en sommes une des multiples représentations.

    Toutefois ce cycle naturel est lui bien foutu, permettant une passation d’une génération à une autre. Si nous devenons, excusez l’expression, suffisamment cons pour que nos systèmes collectifs engendrent un soubresaut fatal à l’ensemble de l’humanité, c’est qu’elle l’a « bien » mérité, mais ceux qui auraient pu être encore à venir le méritent-ils ?

    Et froidement, pourrions-nous être autre chose que périssable ? Non. Mais j’aime à penser que nous pourrions nous désolidariser de la voie que nous fait suivre le système dit humain, prodigue en excès et coupable entre autres de notre léthargie civilisée autant que mentale, et surtout de notre accaparation de ce qu’on nomme des ressources : embryonnaires dorénavant, ou presque !

    « Pauvre » humanité smiley



  • loph loph 10 juillet 2013 18:01

    Enfin, il revient à chacun de s’assumer en son âme et conscience.

    Pour ma part, j’ai deux jeunes enfants, et j’imagine pouvoir les guider au sein de la jungle que nous reconstituons en mode artificiel et consumériste.

    Pour eux, je souhaite que la démesure créée par notre collectivité et la mise en commun de nos forces individuelles suive non pas le schéma qui a toujours prévalu entre plusieurs factions dites humaines et aboutissant le plus couramment à des bains de sang, des abus de pouvoirs ou des déséquilibres dont pâtit aussi l’environnement, mais plutôt à une résorption graduelle de notre mainmise finalement malfaisante sur la cohésion du milieu ambiant.

    Nous ne voyons pas un film ! Nous vivons et agissons dans la réalité... Mais les scénarii dûs à notre collectivité industrielle, industrieuse et triomphante (jusqu’à quand ?) me laissent presque tous dubitatif. Notre naissance ne peut être qu’individuelle ou singulière, comme notre équilibre mental. À sortir de ce cadre, on s’expose forcément à toutes sortes d’excès, pas vrai ?

    Mais ceux-là ont au moins ça de bien qu’ils peuvent servir de leçons. Hélas, celles-ci coûtent cher, à nous, mais plus encore à l’environnement et à ceux qui viendront après nous et après les fukushima, les courses aux armements et autres ravages causés par notre singulier (encore !) aveuglement.

    Alors si chaque conquête de l’humanité doit conduire à banaliser quelque chose qui ne l’est pas, j’attends que nos civilisations non pas dégraissent, mais régressent somme toute naturellement comme toutes choses ici bas, et finalement disparaissent en laissant indemne l’écrin vital dont nous nous arrogeons abusivement la propriété...

    Salutations



  • loph loph 10 juillet 2013 13:06

    Trop, c’est trop !

    Substituant notre intérêt à l’équilibre vital, il en ira des mêmes conséquences qu’à de précédentes « révolutions » (la venue de l’énergie électrique par exemple).

    Mais en tout cas, ce que nos civilisations font de leurs ressources ne contrerra pas la perpétuelle évolution physique à laquelle tout est soumis. Et je préfère avoir ça en vue que l’éternelle appropriation dont nous nous rendons responsables. Menant souvent à des situations inextricables... Et anéanties de toute façon par les effets du temps.

    Pourtant, la dualité humaine pour ne pas dire la perversité, commence vraiment à me faire froid dans le dos. Merci à vous Sylvain Rakotoarison, de faire état de cette tentative légiférante. Et même si la teneur de votre article a un ton nettement angoissant pour moi.

    Je me demande où s’arrêtera la course humaine dans la maîtrise à laquelle elle aspire ? Que ne savons-nous nous contenter de nos existences indivudelles ? Ces prises d’intérêts, comme on les qualifie, ne nous mèneront selon moi, qu’à encore plus d’aliénation. Déjà avec la civilisation dite humaine en avons-nous un bon aperçu, mais avec ces « progrès » (à notre unique « profit » ou plutôt celui d’intérêts dits supérieurs), que ne nous préparons-nous comme avenir ?

    Heureusement me dis-je que mon terme physique ne fait lui aucun doute. Et instrumentaliser la vie comme le veulent certains acteurs de nos civilisations ne le remet pas en cause.

    À l’heure actuelle, pouvons-nous encore parler d’intelligence ? Ou plutôt d’acharnement à éviter ce qui ne le peut ? Bref, on s’enfonce dans des avancées à mon sens malsaines ou au moins déséquilibrantes, sous couvert de croissance réclamée par des intervenants n’étant absolument pas désintéressés, et pour cause !

    Salutations



  • loph loph 8 juillet 2013 19:06

    @ parkway, spartacus...


    Qu’on soit pro ou anti sociaux ne change rien à l’affaire !

    Souvent, je me dis qu’on se laisse abuser par notre propre entendement... Et les idéologies restent bien souvent en deçà de la réalité. N’importe qui peut en convenir.
    L’idéologie lucrative et sa représentation matérielle la monnaie « sauvent-elles » d’une fin annoncée ?

    Après tout, ne courrons-nous pas en vain après des leurres ? La vie s’achète-t-elle, ou bien s’entretient-elle ? À mon sens, le second l’emporte. En outre, qui du système humain ou de la mécanique vitale a prééminence ?

    Si capitalisation on doit évoquer, je préfère me baser sur ma condition matérielle et surtout naturelle, que sur quelque chose d’aussi virtuel que la monnaie avec les excès qu’elle peut générer, et dont la possession tend non seulement à corrompre (M. Cahuzac parmi tant d’autres), mais surtout à pervertir un milieu auquel nous appartenons et restons attachés jusqu’à notre disparition, et même après ! Mais cet équilibre naturel là ne s’achète pas. Tout au plus se transmet-il de génération en génération, en en prenant soin. Pas comme un vulgaire porte monnaie qu’on remplit et vide au gré des besoins...

    Le système en est au point présent, parce que nous l’avons alimenté en dépit du bon sens. Mais si sens il doit y avoir, ne devrait-il pas être d’inspiration naturelle ? Au moins y trouverions-nous notre compte sans faire du milieu vital un supermarché où tout se monnaye smiley... En vain selon moi.

    Salutations parkway, spartacus...
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