Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
« ...l’étude sur laquelle vous faites reposer votre argumentation est largement remise en question au Massassuchets. »
Pas par les électeurs en tout cas, qui se déclarent plutôt insatisfaits de la réforme du « chapter 58 » et qui viennent de virer les Démocrates du siège de sénateur occupé pendant des décennies par Ted Kennedy et voter en faveur d’un candidat qui s’est explicitement déclaré contre l’Obamacare.
« . La situation actuelle du système de santé libéral aux USA est donc si brillante que toute réforme qui va dans le sens inverse sera forcément moins efficace ? »
Non, la situation n’est pas brillante : la santé américaine souffre des effets pervers des réglementations et ce ne sont pas plus de contrôle étatique qui vont régler le problème : le désastre canadien ou britannique en sont l’illustration (Fausses visions sur le système privé de santé américain).
« En fait, je me demande quel est l’intérêt de résumer le rapport d’un think tank libéral, qui par essence va forcément critiquer ce qui est critiquable en oubliant le reste. »
D’abord, cette étude se base sur une enquête publique officielle. Ensuite, ils semblent que les électeurs du Massachusetts aient également « oublié » quelque chose quand ils se montrent insatisfaits de la réforme et viennent de virer les Démocrates du siège de sénateur laissé par Ted Kennedy justement en réaction au « chapter 58 » et par rejet de l’Obamacare (comme la majorité de la population américaine)
« Il y a deux mauvaises façons d’abaisser le nombre de gens en dessous du seuil de pauvreté : faire baisser le revenu médian ou réduire le seuil par exemple de 60 à 50% ! »
Caramba ! Encore raté !
Justement aujourd’hui, on calcule le taux de pauvreté en utilisant le seuil de 60% du salaire médian, alors qu’avant on utilisait le seuil de 50%. Bref, si l’on gardait le même seuil de 50% aujourd’hui, le pourcentage de pauvres serait encore plus bas.
« Une corrélation n’est pas une explication causale : admettons qu’il y ait une corrélation entre degré de liberté économique et richesse. ( Encore qu’il faudrait s’entendre sur la mesure de cette »richesse« , mais, admettons..). Quelle est la cause de l’autre : c’est la richesse qui induit plus de liberté, ou c’est la liberté qui induit plus de richesse, ou les deux ne sont-elles que les résultat d’encore autre chose ? »
La réponse est simple, il suffit d’analyser les exemples historiques : la liberté économique est à la base de la prospérité. Ainsi, en 1945, l’Allemagne de l’Ouest était aussi pauvre que l’Allemagne de l’Est. C’est bien la liberté économique incarnée par Ehrard qui a été à la base de la richesse de la RFA. Même chose entre la Corée du Nord et celle du Sud, la Chine maoïste et Taïwan et Hong Kong. À égalité de pauvreté au départ, on observe que ce sont les pays les plus libres économiquement qui sont devenus les plus prospères et ont acquis un développement humain supérieur. Par ailleurs, la Chine et l’Inde ont vu le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté diminuer de plusieurs centaines de millions dès lors que ces pays ont commencé à libéraliser leur économie.