Moi je ne suis pas musulmane, mais j’ai une bonne justification pour ne pas manger du porc : c’est tellement mignon un cochon et si vous saviez comme ils ont parfois l’air tristes...
« Le désir mimétique qui consiste à convoiter ce que les autres ont, est désormais le moteur de notre vie sociale. »
Entièrement d’accord avec cette analyse peut être inspirée de René Girard.
Le désir mimétique est né avec l’humanité, mais il a toujours été combattu par les sociétés archaïques, antiques et monothéïstes parce qu’il y était vu comme un facteur de violence et de dislocation sociale.
Vous avez raison de dévoiler ce paradoxe : il est devenu aujourd’hui une véritable religion, avec ses grands prêtres et ses inquisiteurs.
L’homme moderne est lui devenu un boulimique qui est terrorisé à l’idée qu’à force de satiété il va perdre ses désirs.
L’homme ancien vivait en moyenne plus pleinement et fortement ses désirs dans leur continence. Il était par la même plus riche sur le plan spirituel, plus capable d’apprécier les éléments naturels et les choses simples. Je pense que dans l’ensemble, il avait beaucoup plus de véritable plaisir que l’animal gavé, lourdaud et blasé qu’est devenu l’homme moderne.
D’accord aussi avec l’idée de Sarko bonimenteur de foire et vendeur de brosses, pantin ridicule du MEDEF prêt à nous gaver comme des oies et à massacrer irrémédiablement la biosphère pour entretenir sa propre compétition entre cravateux pontifiants jamais satisfaits de leur luxe qui est toujours moins vert que la pelouse du château voisin.
On peut au moins commencer à se poser la question, ce serait un pas de fait.
Celle, subsidiaire, que je me pose, est de savoir si on est vraiment libre de refuser cette alternative désespérante. Comment va réagir Big Brother si on ne se conforme pas au modèle totalitaire qui nous est proposé ?
Je ne suis vraiment pas sûr de pouvoir mener la vie que je veux et refuser l’asservissement à l’apparence sans me retrouver exclue assez rapidement de nombreuses relations sociales (ça commence d’ailleurs à sentir le roussi à mon bureau). Suis-je capable d’assumer une vie d’ermite pour suivre mes idées, pour prouver que je suis libre ?
Telle est la question, comme dirait mon cher Hamlet qui avait un peu ce genre de problème à résoudre. Peut-être qu’en me faisant passer pour folle, comme lui... ??
est-ce que le malaise, de façon générale, n’est pas : quelle est vraiment la place d’une femme dans cette société ?
Si elle ressemble à un mannequin anorexique, c’est une déesse, elle vas être admirée par tous les hommes qu’elle verra, elle va en épouser un plein aux as et se fera bronzer aux Sechelles jusqu’à ce qu’une plus jeune l’éjecte du niz conjugal.
Si elle n’y ressemble pas, c’est un boudin méprisé que personne n’écoute, que l’on bouscule dans la rue et à qui ont fait la grimace lorsqu’elle vous tend votre ticket derrière la caisse du supermarché.
Et vous vous demandez pourquoi elles essayent de maigrir ??
Merci pour cette réponse. Cela me plaît d’autant plus qu’un agoravoxien a récement comparé l’élevage industriel du bétail à la déportation des juifs par les nazis.
J’aime assez l’idée que les femmes, et les mannequins en particulier, subissent un peu ce type d’élevage industriel, sans respect réel pour l’être vivant, toutes proportions gardées bien évidemment.
La particularité avec les femmes, c’est que l’on a réussi à les convaincre de devenir leur propres tortionnaires, un bel exploit de nos chers publicitaires et magazines de mode !