Cette problématique avait déjà été soulvée par Fritz lang dans « M le maudit ».
Il me semble très important de rappeler que la quasi-totalité des pédophiles ont subis des abus sexuels graves et répétés dans leur enfance. Répétés, donc commis par des parents ou proches de la famille.
Pour ceux qui imaginent que la pédophilie est une choix... je pense que c’est une grave erreur, sauf lorsqu’elle correspond à une mode, un effet culturel, comme les patriciens romains qui abusaient des enfants de leurs esclaves, ce que faisaient encore les maîtres des plantations de cotons en Louisiane sur les enfants noirs...
La seule solution pour éviter que ne se perpétue la chaîne intergénérationnelle de la pédophilie est de séparer les enfants de ceux qui les abusent. Mais pour cela il faut des familles d’accueil, pas des policiers.
Et pour tous ceux qui n’ont pas vu « Festen », je vous le recommande hautement.
En réalité, pour connaître assez bien le sujet, l’affaire Enis est l’arbre qui cache la forêt.
Mais ce qui est beaucoup plus dérangeant et dont les médias se gardent bien de parler, c’est que les abus sexuels sur les enfants ont majoritairement lieu à domicile. C’est papa ou beau-papa qui s’en charge dans la majorité des cas... Je connais même un cas où c’était la grande soeur qui faisait subir cela à sa petite soeur, parce qu’elle avait elle-même été violée par son père.
Des cas comme cela, il y en a des montagnes tous les jours et vous pensez que les gouvernements de droite qui se sont succédé ces dernières années ont levé le petit doigt pour essayer de limiter les dégats ? Ils n’ont fait que retirer des moyens là où il y en avait besoin.
Ce n’est pas de policiers dont on a besoin pour limiter les cas d’abus sexuels, mais de familles d’accueil pour protéger les enfants de leurs propres géniteurs, de juges pour enfants pour prendre des décisions rapides, de travailleurs sociaux pour suivre les familles à problème et signaler les enfants en danger.
A ce propos, je propose que puisque le Prési-dent est si volontaire pour lutter contre les abus sexuels et qu’il dispose d’un hôtel particulier de taille enviable, nous signons tous une pétition pour qu’il accueille chez lui deux ou trois enfants ayant subi des sévices sexuels et qu’il s’en occupe comme le font tant d’assistantes familiales qui ne passent pas tous les jours à la télé.
Hier soir j’ai fait écouter à mon fils un CD racontant « Quand un roi perd la France » de Maurice Druon. C’était rigolo au début, parce qu’en écoutant le cardinal du Périgord, on se met effectivement complètement dans la peau d’un homme de droite. Au début c’était un peu marrant, ces histoires de grandeur de la France, d’ennemis héréditaires, de destin guidé par la providence divine, de la tiare en or nécessaire pour se faire respecter du vulgus pecum.
Et puis assez vite quand même, mon fils m’a dit qu’il s’ennuyait et voulait faire autre chose. Moi-même je commençais à avoir une sorte de nausée bizarre, sans savoir d’où elle venait.
Ce type qui ne cesse de rabacher qu’il était mieux placé que les autres pour devenir pape, qui ne s’en remet pas et assomme son pauvre neveu de conseils politique en se croyant supérieurement avisé...
Bref, le monde est bleu, mais on s’ennuie franchement dans la peau d’un homme de droite. On peut donc leur pardonner de penser autant aux gens de gauche, ça donne un sens à leur vie.
Vous indiquez que le Parti Socialiste devrait réclamer la moralisation de la société (notamment marchande). Je suis d’accord avec vous, mais sur quel fondement le PS peut-il baser sa Morale ?
Le problème de la gauche n’est-il pas justement de ne jamais savoir comment se situer par rapport à la morale ?
Sans parler de la guerre atroce au Sierra Leone qui a été alimentée par le trafic de diamants, comme l’a correctement dénoncé le film « Blood Diamond ».
Tant de vies humaines mutilées pour la possession de misérables petits cailloux !
J’aime beaucoup le passage où un vieux villageois dit au héros que « tant qu’ils ne trouvent pas de pétrole chez nous, tout va bien ! ».