Doit-on distinguer le bonheur, qui est libérateur et se partage, de la joie malsaine de dominer les autres, qui nous enchaîne dans un esclavage sans fin à l’opinion des autres ?
Il est possible que beaucoup de gens qui se déclarent heureux éprouvent en réalité une joie malsaine et haineuse.
Le bonheur est-il compatible avec la jalousie et la haine ?
La question que je me pose est celle de savoir quelle est la conséquence, pour une femme, de refuser de se conformer au stéréotype de la féminité en vigueur à son époque ?
Beaucoup de gens, tous sexe compris, ont des réactions de rejet vis-à-vis de ce non conformisme dérangeant.
Cette réaction est interprétée comme une volonté trop forte de compétition avec la gente masculine, une indifférenciation rivalitaire propre à semer le chaos.
J’ai le sentiment que les hommes modernes sont déjà tellement sous pression avec la compétition qu’il existe entre eux qu’ils ont besoin de se rassurer en ne choisissant que des femmes très différenciées d’eux, qui n’ont au contraire jamais l’air d’être en compétition sociale, mais seulement préoccupées de leur paraître.