Pour moi un homme riche est un (oh non flûte je vais encore être censurée) et pour la libido c’est zéro : je préfère les ouvriers en maillots de corps !
A 55 ans, ma grand-mère est devenue la maîtresse d’un homme de 15 ans de moins qu’elle. Il l’a aimée jusqu’à la fin et d’ailleurs il est mort avant elle, qui a toujours bon pied bon oeil.
Sa propre mère, une andalouse au caractère de flamme, a également eu un âge mûr mouvementé.
C’est vrai que beaucoup de jeunes femmes prennent leur beauté pour une marchandises de luxe. Mais j’en connais qui ont passé leur trentaine à soigner des vieillards aigris. Pas toujours une sinécure !
Dans le désir mimétique dont parle René Girard, nous désirons avant tout ce que les « autres » désirent, ces autres étant principalement les gens proches de nous et qui nous ressemblent.
Mais le désir se heurte à la rivalité lorsque l’objet ne peut être partagé. La rivalité nous « scandalise », elle présente à nous le masque de l’obstacle haineux, qui fait naître en nous une haine réciproque.
Le désir se détourne alors de son objet pour s’enchaîner à « l’autre » (l’Enfer dont parle Sartre), sur lequel on souhaite emporter la victoire pour la victoire.
Nous tombons alors dans la rivalité sans objet où chaque malheur de notre rival fait notre propre joie.
« Pâle et livide émulation » comme disait Shakespeare, qui nous conduit à gaspiller notre vie à travailler pour consommer plus et consommer plus pour paraître supérieurs à nos rivaux. Que de vies gâchées...
Je suis d’accord avec vous et j’aimerai signer une pétition pour que les films français ne se déroulent pas systématiquement dans des baraques somptueuses ou appartements de 350 m2, comme si c’était le lot quotidien du quidam ordinaire.
Comment ne pas renvoyer comme image de la société celle d’un miroir aux alouettes ?