Avant Freud, il existait dans la littérature une psychologie subtile, grinçante, lucide, passionnante.
Il y avait Shakespeare, il y avait Molière, il y avait Stendhal, il y avait Goethe...
Dommage quand même, comme disait Bouliat Okoudjava, que personne ne les prenne plus au sérieux.
L’être humain est devenu une sorte de machine à vapeur dont s’échappe par vents des pulsions de vie ou de mort, une mécanique simpliste et pauvre, soliloquant sur son divan stérile.
Dommage quand même que Marivaux ne nous dise plus les stratégies sournoises ou les réactions de pudeur que l’on peut lire dans un froncement de sourcil, dans une rougeur ou une réponse acerbe...
Les années 30 ont fait apparaître avec Freud l’Homme Nouveau, médicalisé, fade et complexé.