La seule chose qui m’a intéressée dans cet article, c’est que les automobilistes parisiens étaient au bord du suicide collectif. C’est vrai ? Je n’en reviens pas ! Mon rêve le plus merveilleux se réalise enfin !
Je crois que je vais me remettre en selle au cas où il y aurait des indécis.
Pas chipoter, c’est bien, mais la campagne de vaccination égyptienne des années 70 et 80 contre un parasite du foie a contaminé un quart de la population à l’hépatite C.
N’est-ce pas un peu de la politique que de faire croire à l’indestructibité du corps pendant que la télé rend nos cerveaux totalement ramollis ?
Ce serait pourtant intéressant d’analyser pourquoi notre société a autant besoin de potiches pour vendre des produits dont personne n’a besoin.
Pourquoi la potiche fait-elle rêver, autant les hommes que les femmes ?
Est-elle une femelle dominante, comme le suggérerait l’ethologie ?
Sommes-nous formatés par les contes de fées et avons-nous tendance a associer de façon systématique beauté et classe sociale ? La potiche est alors un succédané de la princesse dont le destin fait vivre par procuration dans les classes supérieures ?
Comment les femmes peuvent-elles ressentir le fait d’être des produits de consommation ou des instruments de marketing ? Est-ce réellement compatible avec la dignité humaine ?
C’est vrai, l’apparence régente nos vie et nos comportements, mais personne n’en analyse les conséquences. En matière de psychologie, par exemple, le poids du physique est écrasant. Les enfants beaux reçoivent plus de sourires que les autres et se persuadent rapidement que le monde est peuplés de gens qui leur veulent du bien. Ils développent aisément un « heureux caractère ».
Les enfants dont le physique ne répond pas aux normes publicitaires ont l’habitude d’être regardés sans enthousiasme, voire avec mépris. Le monde leur apparaît profondément différent de celui que voit le bel enfant.
Ces dispositions d’esprit auront une influence déterminante sur la carrière professionnelle et sentimentale.
De façon générale, les gens beaux pensent qu’ils ont droit à plus de choses que les gens laids et leur entourage pense exactement la même chose.
Par contre, il existe également de graves pathologies associées à la beauté. Les cas sociaux et les déments sont souvent des gens qui ont été très beaux. Les femmes très belles sombrent plus facilement dans l’alcoolisme quand les rides apparaissent. Les enfants beaux subissent plus souvent que les autres des abus sexuels.
En effet, plus on attend de la vie, plus les déceptions sont sévères. Les gens beaux présentent donc également une fragilité narcissique importante. Il est connu que les mannequins ont horreur de la solitude car elles font alors face au vide : toute leur vie repose sur l’image qu’elles donnent aux autres.
Il faut souligner que l’instinct nous prédispose à préférer les gens beaux aux gens laids, mais effectivement, nous ne rappelons pas assez à quel point cet instinct est immoral et non conforme avec les idéaux d’une société égalitaire.
Mais c’est très difficile de se battre contre la prépondérance de l’apparence physique dans le jugement. Je trouve cela très noble, mais bon dieu qu’est-ce qu’il y a comme coups à prendre !
Je tiens quand même à signaler que les grands-parents d’aujourd’hui préfèrent souvent se faire bronzer en Thaïlande que de donner un petit coup de main aux jeunes parents totalement débordés et épuisés.
Ils ne faudra pas qu’ils se plaignent trop de ne pas recevoir de visites quand ils seront sur une petite chaise dans un asile...