Le fait que vous aimiez les potiches ne vous distingue pas du commun des mortels.
La question est plutôt de savoir si vous aimeriez être une potiche...
Personnellement, je vis à Paris et je n’ai jamais besoin de prendre de voiture. Je suis même allée accoucher à pied.
Mon arrière grand-mère traversait Paris à pied même très agée, avec sa paire de basket.
Pour mes rendez-vous de travail, je prend le métro et j’aime bien cela, parce que c’est chouette d’être au milieu de gens qui ne se la pètent pas et qui ne polluent pas.
L’odeur dans le métro me paraît d’ailleurs relever d’un préjugé hygiéniste douteux.
A ce titre, je ne résiste pas à vous raconter une anecdote qui n’est arrivée.
Je circulais en vélo quand je vois le feu devant moi à 50 mètres passer au rouge. La rue étant étroite, j’en profite pour me mettre au milieu de la chaussée afin d’éviter les portières (principal danger du cycliste).
L’automobiliste derrière moi ne l’entend pas de cette oreille et se met à s’époumonner avec son klaxon. Au bout d’une minute, appliquant la devise allemande « der klügere gibt nach », je lui cède le passage.
Alors il me dépasse et pile devant moi, puis sort de sa voiture avec ses longues moustaches à la Victor Lanoux et se met à m’accabler d’une bordée d’injures. Je me contente de lui répéter obstinément « mais c’était feu rouge ! ».
Après m’avoir menacée de coups et blessures volontaires, il regagne sa chère voiture en hurlant : « Quand on est pauvre, on vient pas emmerder les riches ! »