• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Mango

Mango

Enseignante spécialisée (handicap mental), et avant ça : lycéenne (philo, lettres), caissière, auto-stoppeuse, vendeuse de sandwichs dans le métro, serveuse, secrétaire de direction, assistante dentaire, tour opérator, chef d’entreprise, assistante de tourisme, monitrice d’auto-école... et accessoirement : mère de famille nombreuse, épouse, ex-épouse, maîtresse, comptable, blanchisseuse, intendante, cuisinière, éducatrice, dresseuse d’animaux, femme de ménage, juriste, diététicienne, esthéticienne, premiers secours, amie de toujours, bonne copine, amie de toujours qui accueille les bonnes copines... Tout ce qu’une femme se doit de faire sans faillir, et aussi : diplomate (par nécessité), polyglotte (par don), aventurière et provocatrice (par goût). Humaniste (par "naïveté" ???). En tous les cas, VIVANTE (par curiosité).

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 397 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Mango Mango 13 mai 2007 17:36

    Article très intéressant.

    Les établissements expérimentaux existent également dans l’élémentaire. Dans mon académie, une école (maternelle + primaire) dans un quartier sensible qui abrite une population défavorisée (ZEP), fonctionne depuis 5 ans avec une équipe d’enseignants volontaires qui pratiquent la pédagogie Freinet.

    Les observateurs chargés d’évaluer le projet vont commencer à publier les premiers résultats, qui sont plus qu’encourageants : en 5 ans, les élèves de cette école, qui était alors désertée, ont rattrapé le niveau des « hors ZEP » à l’entrée en 6ème, et il y a maintenant des demandes de dérogations de la part des classes moyennes et supérieures, revenues du privé, pour y inscrire leurs rejetons. A la rentrée 2006, ils ont dû refuser des inscriptions !

    J’ai personnellement fait la même expérience dans l’institution où je travaille et où la PI-OF (Pédagogie Institutionnelle- Outils Freinet) m’a permis de réconcilier une classe de « sauvageons » (troubles de la conduite et du comportement, troubles de la personnalité) avec l’école.

    Alors, me direz -vous , comment se fait- il que notre hiérarchie n’en tire pas les conclusions qui s’imposent ?

    Plusieurs raisons à cela :

    · Ces pédagogies alternatives sont d’inspiration marxiste (Beurk ! Caca !). · La pédagogie institutionnelle considère que , si les profs ne sont pas, et ne doivent pas être des psychanalystes, la psychanalyse et le Transfer sont présents dans la classe, qu’on le veuille ou non, et qu’il vaut mieux permettre aux enseignants de gérer cet état de fait que de se le prendre en pleine poire. Psychanalyse ! (Re- beurk ! Re-caca !) · Il est faux de dire que l’Education Nationale ne s’est pas penchée sur ces recherches et ces expérimentations. Mais craignant de ne plus pouvoir maîtriser cette énorme machine, notre hiérarchie se contente de piquer çà et là une ou deux pratiques qui, sorties de leur contexte et abusivement « claquées » dans les Instructions Officielles, perdent tout leur sens et leur raison d’être. Ainsi, on a pu lire, je ne sais plus quelle année (il y en a tant eu !), « le texte LIBRE - pratique Freinet - est OBIGATOIRE » ! et tout récemment l’obligation d’instaurer des « Conseils d’enfants », temps d’expression qui n’ont de sens que si l’on y a des choses à se dire ! Or, pour que ces conseils soient constructifs, il faut que les enseignants acceptent de jouer le jeu de la démocratie, acceptent d’associer réellement les élèves à la vie de classe tout en gardant, évidemment, son rôle d’adulte et en étant le garant de la Loi. · Ce que je viens d’évoquer demande une forte remise en question, une bonne dose de confiance en soi, une extrême rigueur, une vigilance constante et un investissement professionnel important. Les enseignants qui choisissent de travailler de cette façon sont plus près des 50 heures que des 18 par semaine, et passent souvent une bonne part de leurs congés en recherches personnelles, formation, élaboration d’outils, échange avec leurs collègues. Pour nombre de jeunes enseignants qui ont choisi l’Ed Nat sans engagement, faute de mieux, pour les vacances et la sécurité de l’emploi , on comprend que ça soit un choc ! On leur a tellement répété qu’ils allaient se la couler douce quand ils seraient fonctionnaires ... Si certains s’intéressent à ces pédagogies et font évoluer leurs pratiques, beaucoup renoncent et retournent « faire bouffer de la fiche » 18 ou 26 heures par semaine, à des élèves qui les insultent ou les frappent en réclamant des flics à l’école pour imposer l’ordre et le respect. C’est pas grave : ils se mettront en maladie. · Comme on va croire que je suis « anti-jeunes », je précise que les pauvres n’ont guère le choix, car s’ils veulent « entrer dans la carrière » dans de bonnes conditions, il convient de plaire à Monsieur l’Inspecteur pour avoir une bonne note et espérer ne pas se voir jeté en pâture dans les établissements des quartiers sinistrés où il ne reste plus que l’école pour représenter l’état. Et Monsieur l’Inspecteur, pas toujours, heureusement, mais souvent, il veut que les programmes soient scrupuleusement respectés et bouclés, qu’il y ait une progression, avec des pré-requis (pour les non-initiés, il est désormais interdit de reconnaître globalement son prénom tant que l’on n’en maîtrise pas la combinatoire- Imaginez les affres du petit « Jean- Alexandre » ! Il va falloir qu’il attende début CE1 et l’étude des sons et syllabes complexes pour avoir le droit de se nommer- Si nous suivions cette logique jusqu’au bout, on afficherait non pas des photos au dessus des casiers des maternelles, mais un nez, une bouche, des yeux, etc...). Bon, j’exagère encore ! Et Monsieur l’Inspecteur n’y peut rien non plus : s’il l’ouvre un peu comme certains ont récemment tenté de le faire, crac, mesure disciplinaire ! Coucou M. l’ Inspecteur... · Enfin les parents d’élèves, angoissés ( parfois à raison lorsque l’enfant est en réelle difficulté, parfois à tort quand il ne s’agit que d’une compétition pour la meilleure note en maths entre Maxime-Louis et Sophie- Charlotte ) par l’avenir de leurs enfants se méfient des expérimentations. Seuls les désespérés qui n’ont plus rien à perdre ou les privilégiés, ceux dont les enfants s’en sortiront toujours quel que soit le modèle pédagogique, y sont généralement favorables. Les autres sont plus traditionnalistes et réclament le retour aux « bonnes vieilles méthodes », coups de règles sur les doigts et bonnet d’âne, sous prétexte que ça a bien marché avec eux, ce qui s’avère faux dans la plupart des cas. Ceux qui réclament le retour à l’autoritarisme n’ont souvent pas fait d ‘études brillantes, se retrouvent dans des emplois précaires et sont les plus angoissés : la boucle est bouclée.

    Voilà : quelques observations, quelques pistes de réflexion, quelques critiques et coups de gueule. C’est dommage que cet article ne soit pas plus lu. La politique Pipôl vous souffle la vedette !

    Merci à l’auteur.



  • Mango Mango 13 mai 2007 11:19

    Absolument ! Ca fait déjà un bon moment que les complaisances de TF1 me donnaient de l’urticaire, mais je ne suis pas persuadée que les autres chaînes résistent bien longtemps.

    Ecoutez France-Inter, tant que c’est encore écoutable, et c’est pratique : vous pouvez vaquer à vos tâches domestiques sans rester scotchée à l’écran.

    Enfin, l’avantage, c’est que la presse écrite redécolle : dans mon entourage, ça se met à racheter CHARLIE, MARIANE, LIBE, LE MONDE, LE CANARD, en fonction de l’âge et des sensibilités, mais ça rachète. C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?



  • Mango Mango 12 mai 2007 19:52

    @ Pascal

    Celle-là, je l’attendais ! « La philo ça sert à rien ». Ben oui... Quand on ne l’a pas comprise, c’est sûr...

    C’est vrai : il est scandaleux de choisir une filière qui a pour vocation d’apprendre et d’enseigner à penser par soi-même ! Il vaut sans doute mieux choisir d’empoisonner ses contemporains avec de la junk food ou de leur servir du prêt- à - penser sur papier glacé ou écran géant. C’est utile ça, madame ! C’est productif.

    On pourrait aussi interdire à ceux qui refusent de payer leurs impôts en France d’utiliser nos équipements publics : Jôni et Laetitia obligés de fermer les yeux lorsqu’ils passent sous un lampadaire en rampant dans le caniveau pour ne pas user de nos trottoirs et de nos rues !

    Votre réaction confirme ce que je disais : il est urgent d’apprendre à penser.



  • Mango Mango 12 mai 2007 15:11

    NS n’est pas le président de 53% des français, ni de TOUS les français : il est Président de la République Française.

    C’est le peuple qui est souverain, pas son représentant, et on ne pourra jamais contraindre un citoyen à se reconnaître dans un représentant qu’il n’a pas choisi.

    C’est même tout l’intérêt de la démocratie, le « moins pire des systèmes », et de notre République : être au pouvoir ne signifie pas museler toutes les voix des opposants, être opposé ne signifie pas courber l’échine et se taire toute honte bue. Honte de quoi ? De ne pas avoir « gagné » ? Comme les enfants qui changent leur ralliement à telle ou telle équipe de foot en fonction du déroulement du jeu ? « Ce n’est pas parce qu’on est les plus nombreux à se tromper qu’on a raison ».

    Donner des leçons de démocratie en copiant-collant des commentaires qui ont été démocratiquement notés : bel exemple !

    Si les réactions des visiteurs de ce site ne vous agréent point, agissez !

    Mais autrement que par des insultes, des injures et des réactions affectives épidermiques.

    Militez pour l’équipement informatique des maisons de retraite et des formations adaptées des pensionnaires, battez-vous pour l’accès illimité à internet dans nos campagne (mais attention, ils finiront par voir autre chose que TF1 et ça risque de se retourner contre vous), créez un media citoyen alternatif qui respectera parfaitement les quotas en fonction des résultats aux présidentielles (NS, SR, blancs et nuls, abstentions), ou mieux, en fonction des pourcentages du premier tour pour être tout à fait représentatifs !

    J’en parle d’autant plus à l’aise que je ne suis pas plus tendre avec ceux de ma propre sensibilité qui se contentent de faire des constats, certes accablants, des analyses, certes brillantes (j’ai trouvé cet article excellent, et je l’ai dit plus bas), mais laissent l’action, ou devrais-je dire « les gesticulations » à l’autre camp, laissent passer des énormités : la Loi, l’Ordre, la Morale, l’ Autorité, le Travail et le Patriotisme seraient des valeurs de droite !!!

    La Loi s’oppose à l’ordre naturel des choses, elle protège le faible contre le fort : « Les faibles ont des droits et les forts des devoirs ». Et d’un.

    L’Ordre ne peut s’imposer sans répression s’il n’y a pas adhésion de ceux qui s’estiment floués : « il n’y a pas d’ordre sans justice ». Albert Camus. Et de deux.

    La Morale (laïque), c’est de la cohérence entre ses paroles et ses actes, c’est se regarder dans le miroir en étant fier de soi pour autre chose que de « les avoir tous baisé ». Et de trois.

    L’Autorité, comme l’Ordre, ne se décrète pas. L’ Autorité suppose le respect de valeurs autres que la puissance économique et financière qui ne suscitent qu’envie, jalousie et amertume. L’autorité se gagne par l’exemplarité, la reconnaissance d’une compétence supérieure, et surtout par la capacité à en accepter la contestation et la remise en cause. La « démocratie participative », ça ne vous dit rien ? Et de quatre.

    Le Travail, morceau de choix ! Quel amalgame pouvons nous faire entre un PDG en repas d’affaire au Fouquet’s (osons) avec ses représentants provinciaux et une caissière ? Comment pouvons nous comparer un employé à 3500 € nets qui surfe sur le net à 10h40 un jour de semaine (non férié) et se déclare prêt à faire « plus pour gagner plus » et une femme de ménage (pardon, un agent d’entretien) qui a vu son horaire passer de 39 à 35 heures pour la même charge de travail, et elle a intérêt à y arriver, sinon on la vire « y’ en a plein qu’attendent que ça », d’autant que tout le monde se plaint de son « inefficacité », (ben c’est sûr ! Même un ergothérapeute aura du mal à vous faire caser 39 heures dans 35 !). Du coup, elle vote Sarko pour les heures sup’, mais pas de bol : y’a pas le budget quand-même, et dans le social, c’est pas demain que ça va s’arranger. Il n’aura pas fallu longtemps pour faire des déçus ! Quel rapport entre celui qui peut se permettre de perdre un peu d’argent et celui étranglé par les charges ? Quel raccourci pouvons nous prendre entre un médecin, un avocat, un enseignant, un VRP, un ingénieur, un artisan, un commerçant, un CRS, un employé chez Mc Do ? Et pourtant, tous TRAVAILLENT ! Il n’y a pas de « travail ». C’est un terme générique pour des emplois, des fonctions, des représentations, des rôles, des responsabilités, des activités, des engagements, des labeurs... La seule chose que l’on puisse opposer au travail, ce n’est pas l’oisiveté, c’est le profit. Il ne peut y avoir opposition qu’entre le travailleur et le profiteur, entre l’actif et le rentier. Tout le reste n’est que bavassage et manipulation pour monter les citoyens les uns contre les autres en insinuant que l’ « autre » profite plus. Et de cinq.

    Enfin, pour ce qui est du Patriotisme ou de l’Identité Nationale (et de l’immigration -comme certains ont cru bon d’associer), la gauche n’a de leçons à recevoir de personne, l’histoire l’a prouvé, et surtout pas de ceux qui vont « génuflexer » devant Bush ou reprennent à leur compte un « Travail - Famille- Patrie » qui « siphonne » l’extrême droite, non pas en la convainquant, mais en lui disant ce qu’elle veut entendre. La France est comme ça : c’est une république qui veille à ce que tous les pouvoirs ne soient pas entre les mains d’un seul homme- ou d’une seule femme !-, qui permet aux minorités de s’exprimer, qui accueille en son sein des populations exsangues, réprimées, humiliées, qui en font sa diversité, son dynamisme et sa richesse. C’est une France que j’aime et dont je n’ai pas à avoir honte. « La France , tu l’aimes ou tu la quittes »... J’invite ceux qui veulent la changer au point qu’elle ne se reconnaisse plus à suivre ce sage conseil !

    Welcome in the « U.S.A » where you’ll finally get what you deserve, and ONLY what you deserve !

    Comment ? Vous ne parlez pas la langue ? Moins bien que Pipol 1er ?! Ca existe !!!?

    Et de six...



  • Mango Mango 12 mai 2007 11:48

    Article exceptionnel !

    J’ai particulièrement apprécié l’étayage philosophique, « spiritualité laïque » s’il en est, représentative de l’humain dans ce qu’il a de meilleur. Quel plaisir de lire quelqu’un qui se réfère à Alain et Spinoza ! J’en arrivais à croire qu’ils n’existaient plus.

    Mais je pense aussi qu’il ne faut pas rester sur des constats : tout est dit dans l’article... Et maintenant ?

    On ne fait pas le bonheur des gens contre leur gré. 65 % des gens se fichent de voir Pipol 1er sur un yacht et certains attendent même des photos dans « Match ». Si c’est ça leur bonheur...

    Pour ma part, cet état de fait me paraît être le résultat d’une véritable faillite éducative. Il ne suffit pas d’apprendre à lire, écrire et compter. L’école doit aussi enseigner la démocratie, le débat, la citoyenneté : elle doit permettre aux élèves d’apprendre à penser.

    Or, en juin dernier, au concours de Normale Sup’, huit admis en philo pour toute la France. Oui, vous avez bien lu : HUIT normaliens option philo sur toute la France !

    Et il paraît que l’on veut lutter contre la pensée unique, contre le communautarisme, contre les « bouc émissaires », contre la « disponibilisation » des esprits ???

    C’est mal parti !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/