| Rédaction | Depuis | Articles publiés | Commentaires postés | Commentaires reçus |
|---|---|---|---|---|
| L'inscription | 0 | 4900 | 0 | |
| 1 mois | 0 | 2 | 0 | |
| 5 jours | 0 | 0 | 0 |
Suite : La Foi et la Raison de Jean-Paul II
Chapitre II - Credo ut intellegam« La sagesse sait et comprend tout » (Sg (9, 11))Le pape commence par dire que « La profondeur du lien entre la connaissance par la foi et la connaissance par la raison est déjà exprimée dans la Sainte Écriture en des termes d’une clarté étonnante. » Et « Ce qui frappe dans la lecture faite sans préjugés de ces pages de l’Écriture est le fait que dans ces textes se trouvent contenus non seulement la foi d’Israël, mais aussi le trésor de civilisations et de cultures maintenant disparues. Pour ainsi dire, dans un dessein déterminé, l’Égypte et la Mésopotamie font entendre de nouveau leur voix et font revivre certains traits communs des cultures de l’Orient ancien dans ces pages riches d’intuitions particulièrement profondes. »
« Ce n’est pas un hasard si, au moment où l’auteur sacré veut décrire l’homme sage, il le dépeint comme celui qui aime et recherche la vérité : « Heureux l’homme qui médite sur la sagesse et qui raisonne avec intelligence, qui réfléchit dans son cœur sur les voies de la sagesse et qui s’applique à ses secrets. Il la poursuit comme le chasseur, il est aux aguets sur sa piste ; il se penche à ses fenêtres et écoute à ses portes ; il se poste tout près de sa demeure et fixe un pieu dans ses murailles ; il dresse sa tente à proximité et s’établit dans une retraite de bonheur ; il place ses enfants sous sa protection et sous ses rameaux il trouve un abri ; sous son ombre il est protégé de la chaleur et il s’établit dans sa gloire » »
« Il ne peut donc exister aucune compétitivité entre la raison et la foi : l’une s’intègre à l’autre, et chacune a son propre champ d’action. C’est encore le livre des Proverbes qui oriente dans cette direction quand il s’exclame : « C’est la gloire de Dieu de celer une chose, c’est la gloire des rois de la scruter » »
« Nous pouvons donc dire que, par sa réflexion, Israël a su ouvrir à la raison la voie vers le mystère. » Et « À partir de cette forme plus profonde de connaissance, le peuple élu a compris que la raison doit respecter certaines règles fondamentales pour pouvoir exprimer au mieux sa nature. Une première règle consiste à tenir compte du fait que la connaissance de l’homme est un chemin qui n’a aucun répit ; la deuxième naît de la conscience que l’on ne peut s’engager sur une telle route avec l’orgueil de celui qui pense que tout est le fruit d’une conquête personnelle ; une troisième règle est fondée sur la « crainte de Dieu », dont la raison doit reconnaître la souveraine transcendance et en même temps l’amour prévoyant dans le gouvernement du monde. »
« Quand il s’éloigne de ces règles, l’homme s’expose au risque de l’échec et finit par se trouver dans la condition de l’« insensé ». Dans la Bible, cette stupidité comporte une menace pour la vie ; l’insensé en effet s’imagine connaître beaucoup de choses, mais en réalité il n’est pas capable de fixer son regard sur ce qui est essentiel. »
« Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence » (Pr 4, 5)Jean-Paul II commence par dire : « La connaissance, pour l’Ancien Testament, ne se fonde pas seulement sur une observation attentive de l’homme, du monde et de l’histoire. Elle suppose nécessairement un rapport avec la foi et avec le contenu de la Révélation. » Plus loin : « En réfléchissant sur sa condition, l’homme biblique a découvert qu’il ne pouvait pas se comprendre sinon comme un « être en relation » : avec lui-même, avec le peuple, avec le monde et avec Dieu. Cette ouverture au mystère, qui lui venait de la Révélation, a finalement été pour lui la source d’une vraie connaissance, qui a permis à sa raison de s’engager dans des domaines infinis, ce qui lui donnait une possibilité de compréhension jusqu’alors inespérée. »
Ensuite : « Pour l’auteur sacré, l’effort de la recherche n’était pas exempt de la peine due à l’affrontement aux limites de la raison. » Et : « Cependant, malgré la peine, le croyant ne cède pas. La force pour continuer son chemin vers la vérité lui vient de la certitude que Dieu l’a créé comme un « explorateur » (cf. Qo 1, 13), dont la mission est de ne renoncer à aucune recherche, malgré la tentation continuelle du doute. En s’appuyant sur Dieu, il reste tourné, toujours et partout, vers ce qui est beau, bon et vrai. »
Le Pape explique que « Saint Paul, dans le premier chapitre de sa Lettre aux Romains, nous aide à mieux apprécier à quel point la réflexion des Livres sapientiaux est pénétrante. Développant une argumentation philosophique dans un langage populaire, l’Apôtre exprime une vérité profonde : à travers le créé, les « yeux de l’esprit » peuvent arriver à connaître Dieu. Celui-ci en effet, par l’intermédiaire des créatures, laisse pressentir sa « puissance » et sa « divinité » à la raison (cf. Rm 1, 20). On reconnaît donc à la raison de l’homme une capacité qui semble presque dépasser ses propres limites naturelles : non seulement elle n’est pas confinée dans la connaissance sensorielle, puisqu’elle peut y réfléchir de manière critique, mais, en argumentant sur les données des sens, elle peut aussi atteindre la cause qui est à l’origine de toute réalité sensible. Dans une terminologie philosophique, on pourrait dire que cet important texte paulinien affirme la capacité métaphysique de l’homme. » Et que « Selon l’Apôtre, dans le projet originel de la création était prévue la capacité de la raison de dépasser facilement le donné sensible, de façon à atteindre l’origine même de toute chose, le Créateur. À la suite de la désobéissance par laquelle l’homme a choisi de se placer lui-même en pleine et absolue autonomie par rapport à Celui qui l’avait créé, la possibilité de remonter facilement à Dieu créateur a disparu. » Puis que « Le Livre de la Genèse décrit de manière très expressive cette condition de l’homme, quand il relate que Dieu le plaça dans le jardin d’Eden, au centre duquel était situé « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (2, 17). »
Le pape avertit : « Par conséquent, le rapport du chrétien avec la philosophie demande un discernement radical. Dans le Nouveau Testament, surtout dans les Lettres de saint Paul, un point ressort avec une grande clarté : l’opposition entre « la sagesse de ce monde » et la sagesse de Dieu révélée en Jésus Christ. La profondeur de la sagesse révélée rompt le cercle de nos schémas habituels de réflexion, qui ne sont pas du tout en mesure de l’exprimer de façon appropriée. » Puis vient la réflexion sur le sacré et le profane : « Le commencement de la première Lettre aux Corinthiens pose radicalement ce dilemme. Le Fils de Dieu crucifié est l’événement historique contre lequel se brise toute tentative de l’esprit pour construire sur des argumentations seulement humaines une justification suffisante du sens de l’existence. Le vrai point central, qui défie toute philosophie, est la mort en croix de Jésus Christ. Ici, en effet, toute tentative de réduire le plan salvifique du Père à une pure logique humaine est vouée à l’échec. « Où est-il, le sage ? Où est-il, l’homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? » (1 Co 1, 20), se demande l’Apôtre avec emphase. Pour ce que Dieu veut réaliser, la seule sagesse de l’homme sage n’est plus suffisante ; c’est un passage décisif vers l’accueil d’une nouveauté radicale qui est demandé : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; [...] ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est » (1 Co 1, 27-28). La sagesse de l’homme refuse de voir dans sa faiblesse la condition de sa force ; mais saint Paul n’hésite pas à affirmer : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10). L’homme ne réussit pas à comprendre comment la mort peut être source de vie et d’amour, mais, pour révéler le mystère de son dessein de salut, Dieu a choisi justement ce que la raison considère comme « folie » et « scandale ». Paul, parlant le langage des philosophes ses contemporains, atteint le sommet de son enseignement ainsi que du paradoxe qu’il veut exprimer : Dieu a choisi dans le monde ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est (cf. 1 Co 1, 28). » Et Jean-Paul II de rajouter : « La raison ne peut pas vider le mystère d’amour que la Croix représente, tandis que la Croix peut donner à la raison la réponse ultime qu’elle cherche. »
Fides et ratio est l’incipit de l’encyclique publiée le 14 septembre 1998 par le pape Jean-Paul II. L’intégralité de la phrase introductive est la suivante :
« Fides et ratio binæ quasi pennæ videntur quibus veritatis ad contemplationem hominis attollitur animus. »
« La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. »
L’encyclique Fides et ratio est la dernière encyclique parue au XXe siècle. Elle expose la position de l’Église sur la philosophie.
Écrite juste avant l’an 2000, elle cherche à éclairer les hommes sur les différents courants philosophiques qui ont traversé les sociétés occidentales lors des derniers siècles, particulièrement les courants de l’humanisme athée, pour reprendre l’expression du jésuite Henri de Lubac.
Elle indique des pistes nouvelles pour le IIIe millénaire
Introduction - « Connais-toi toi-même »
L’encyclique dresse le constat que les philosophies modernes se sont concentrées sur la connaissance humaine, en se détournant de la question de Dieu et du sens ultime de l’existence humaine :
« Au point de départ de toute réflexion que l’Église entreprend, il y a la conscience d’être dépositaire d’un message qui a son origine en Dieu même. La connaissance qu’elle propose à l’homme ne lui vient pas de sa propre spéculation, mais du fait d’avoir accueilli la parole de Dieu dans la foi »1
Puis, Jean-Paul II rappelle que le Concile Vatican I a voulu l’intelligence de la foi, dans la suite de la Tradition de l’Église.
La raison devant le mystèreLa Révélation demeure empreinte de mystère, rappelle l’encyclique. "Certes, par toute sa vie, Jésus révèle le visage du Père, puisqu’il est venu pour faire connaître les profondeurs de Dieu ; (13) et pourtant la connaissance que nous avons de ce visage est toujours marquée par un caractère fragmentaire et par les limites de notre intelligence. Seule la foi permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente."
"Le Dieu qui se fait connaître dans l’autorité de sa transcendance absolue apporte aussi des motifs pour la crédibilité de ce qu’il révèle. Par la foi, l’homme donne son assentiment à ce témoignage divin.« »L’intelligence et la volonté s’exercent au maximum de leur nature spirituelle pour permettre au sujet d’accomplir un acte dans lequel la liberté personnelle est pleinement vécue." dit le Pape en rappelant le Concile Vatican I. Et de rajouter "Et c’est même la foi qui permet à chacun d’exprimer au mieux sa liberté. Autrement dit, la liberté ne se réalise pas dans les choix qui sont contre Dieu. Comment, en effet, le refus de s’ouvrir vers ce qui permet la réalisation de soi-même pourrait-il être considéré comme un usage authentique de la liberté ?"
"Les signes présents dans la Révélation viennent aussi en aide à la raison qui cherche l’intelligence du mystère." explique le Saint-Père. "On est renvoyé là, d’une certaine façon, à la perspective sacramentelle de la Révélation et, en particulier, au signe eucharistique dans lequel l’unité indivisible entre la réalité et sa signification permet de saisir la profondeur du mystère."
"En somme, la connaissance de foi n’annule pas le mystère ; elle ne fait que le rendre plus évident et le manifester comme un fait essentiel pour la vie de l’homme : le Christ Seigneur, « dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui dévoile sa plus haute vocation », qui est de participer au mystère de la vie trinitaire de Dieu."
@zygzornifle
Mais cela ce fait déjá. La France a un savoir faire dans la matière, l´ex-Ministre des Armées en France l´avait proposée á la Tunisie lors du Printemps Tunisien.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/13/tunisie-les-propos-effrayants-d-alliot-marie-suscitent-la-polemique_1465278_3212.html
13 janv. 2011 ... Michèle Alliot-Marie, lors de la séance de questions à l’Assemblée ... le savoir-faire français à la police tunisienne pour "régler les situations ...
@Iris
Merci.
"On laisse faire le COVID ?
"
Non on ne laisse pas faire le Covid 19. C´est une maladie et il faut la soigner.
Toutefois de la manière que ce problème a été abordé surtout en Occident, n´est pas la bonne.
Les suites sont ou seront plus douloureuses que la maladie elle même.
Comme d´habitude, l´Occident s´en ait accaparé du problème et ne veut coopérer avec personne pour trouver une solution alors que c´est un problème qui concerne le monde entier.
Les pronostics qu´on faisaient pour l´Afrique oú les morts devaient se compter par milliers ce sont revelés fausses.
Je pourrais vous dire qu´aujourd´hui dans de nombreux pays en Afrique, ce n´est presque plus un theme le COVID 19.
On fait bien attention, on se protêge, mais ce n´est pas cette hystérie comme en Occident oú du matin au soir il n´ya que COVID 19.
Ici on vit normalement.
15 mai 2020 ... Depuis quelques semaines, trois hôpitaux catholiques de Douala au Cameroun, sont pris d’assaut par des malades probablement affectés par ...
Au Cameroun, il ya l´Archevèque de DOUALA qui est en même temps herboriste.
Á base de plantes, il fait des sirops pour guérir certaines maladies.
Un de ses sirops guérit le COVID 19, en avez-vous entendu parler en Occident ? jamais.
Il lui a été dit que son médicament n´a pas été homologué par les Instances Internationales, et qu´on attend le vaccin.
Bien, a-t-il dit, mais attendant que le vaccin soit trouvé mon médicament soigne, guérrit ceux qui sont malades de COVID 19, doit-on les laisser mourir ? Jusqu´á aujourd´hui personne n´a répondue á cette qestion.
@Iris vous avez écrit ceci :
" Vous suggérez que l’exploitation des ressources Africaines par les grandes multinationales est responsable de la situation. J’en conviens pour une part, mais est-ce la seule explication ?
J’ai une autre question pour vous : Vous dites qu’il n’est pas nécessaire que les Africains fasse baisser leur natalité. Pensez-vous souhaitable qu’ils adoptent les mêmes habitudes de consommation que les occidentaux ? "
Réponses de @microf.
En grande partie oui, ces Multinationales sont responsables de certaines situations, je vous ai envoyé le lien sur les agissements de la multinationale Shell au Nigéria.
L´autre part de responsabilité incombe aux politiciens africains corrompus, mais ont-ils le choix ? Ils ont le fusil pointé sur la tempe.
Il ya de la documentation sur les agissements des multinationales telles AREVA au Niger que vous pourriez facilement trouver sur le net.
Un Président Nigérien qui eut seulement la véléité de vouloir demander une augmentation du prix de l´Uranium, fut rapidement écarté par un coup d´État.
Au Bénin, au Mali les premiers Présidents eurent l´idée de sortir du Franc CFA, ils furent écartés par des coups d´États.
Alors, pour les autres avis...
En ce qui concerne la natalité, il n´est pas souhaitable que les africains baissent la natalité, ce serait une catastrophe.
La seule vraie richesse, ce sont les êtres humains, et l´Afrique n´étant pas très développée, l´Afrique a besoin de ces personnes pour travailler manuellement, les machines coutent chers et pas de moyens pour le paysan africain de s´en procurer, plus de 70% de la population dans de nombreux pays africains vivent de l´agriculture.
Le jour oú ces paysans auront des moyens pour s´achèter des machines, ils feront moins d´enfants, il faut laisser le temps au temps.
En Europe dans un passé encore récent, on a compté des familles de plus de dix enfants, aujourd´hui, c´est de moins en moins.
Il ya aussi une explication qu´on oublie toujours de mentionner concernant la natalité africaine, certainement á dessein, á savoir, il ya de grande famille pour parer á la mortalité enfantile.
Une femme accouche 5 ou 10 enfants, á cause de la mortalité enfantile, tous peuvent mourir et la famille se retrouve sans enfants.
Le système de sécurité social comme en Occident oú vous êtes pris en charge du berceau au tombeau, n´existe pas en Afrique, les enfants sont cette Sécurité Sociale pour de nombreux parents.
Alors on accouche beaucoup d´enfants, ceux qui ont la chance survivent, les malchanceux meurent, c´est la sélection naturelle.
En ce qui concerne les habitudes de consommations occidentales a adopter en Afrique, nous vivons dans un monde globalisé, ce sera inévitable en partie, toutefois les africains doivent continuer avec leurs habitudes de consommation.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération





