Le Président Sékou Touré de Guinée, l´avait dit au général De Gaule le 25.8.1958 á Conakry dans son fameux Discours dans ces mots « Nous préférons vivre libre dans la pauvreté, que riche dans l´esclavage. » Tenez bons francais ne lâchez pas, votre Libération est proche. Certains d´entre vous vont mourir, car ces politiciens psychopathes qui vous dirigent n´hésiteront pas á faire tirer sur vous, mais en tenant jusqu´au bout, ils ne pourront pas tous vous tuer. Faites comme les Iraniens en 1978-79. En cette année lá, les Iraniens demandent la démission du Chah. Qui répond en faisant envoyer les sodats matter les manifestants comme c´était souvent le cas. Les autorités Iraniennes de l´époque répondent et font tirer sur la foule tuant des centaines d´Iraniens venus manifester á mains nues. Mais plus l´armée tiraient et tuaient, plus la foule s´avancait sans craindre de mourir, a un moment, tout bascula, l´armée ayant vue la détermination de la foule, jeta les armes et prit la fuite, ce fut le tournant décisif qui mit ce régime sanguinaire du Chah par terre.
Ou aux Philipines oú la foule demandant le départ de Marcos, qui répondit en envoyant les chars devant la foule pour mater les manifestants. Bien que c´était très dangereux de défier l´armée, la foule ne manifesta aucune peur, ne bougea pas pendant que les chars continuaient d´avancer, juste au moment décisif oú les chars allaient écraser les premiers manifestants qui c´étaient mis devant les chars et priaient, les chars s´arrêtèrent, les soldats descendirent des chars, et se melèrent á la foule.
Ou bien l´exemple des Russes qui meurent en Syrie á chaque fois se faisant bombarder, ils meurent pour que d´autres puissent vivre et deviennent ainsi des héros.
C´est un africain qui vous écrit car ce que vous vous rendez compte seulement maintenant á savoir l´exploitation, la spoliation et autres, nous africains le subissons depuis des siècles. Vos revendications sont légétimes, pour s´en sortir il faudra casser se système qui du Nord au Sud est devenu comme un Ogre qui mange ses propres enfants. Vous francais êtes bien placés pour le faire, car si c´était en Afrique, les Gilets jaunes n´existeraient plus, l´armée auraient été envoyée nettoyer tout ceux qui portent des Gilets jaunes, j´espère que les votres n´iront pas jusque lá car la France ne les appartient pas.
Il semble que la classe dirigeante britannique ait sa solution : si
Londres en particulier et les Occidentaux en général ne sont plus
capables de gouverner le monde, il convient de faire la part du feu et
de diviser le monde en deux zones distinctes. C’est la politique mise en
œuvre dans les derniers mois de la présidence Obama [11],
puis par Theresa May, et désormais par Donald Trump, avec leur refus de
coopérer et leurs accusations à l’emporte-pièce d’abord contre la
Russie et maintenant contre la Chine.
Il semble également que la Russie et la Chine, malgré leur rivalité
historique, soient conscientes qu’elles ne pourront jamais s’allier avec
des Occidentaux qui n’ont pas cessé de vouloir les dépecer. D’où leur
projet de « Partenariat de l’Eurasie élargie » : si le monde doit se
fracturer en deux, chacun doit organiser le sien. Concrètement cela
signifie pour Pékin l’abandon de la moitié du projet de la « route de la
soie » et son redéploiement avec Moscou dans la seule Eurasie élargie.
Déterminer la ligne de partage
Pour l’Occident et pour l’Eurasie élargie, il convient de déterminer
le plus tôt possible la ligne de fracture. Par exemple, de quel côté
l’Ukraine basculera-t-elle ? La construction par la Russie du pont de
Kertch visait à couper le pays, à absorber le Donbass et le bassin de la
mer d’Azov, puis Odessa et la Transnistrie. Au contraire, l’incident de
Kertch organisé par les Occidentaux vise à faire entrer toute l’Ukraine
dans l’Otan avant que le pays ne se fracture.
Puisque le bateau de la globalisation financière coule, beaucoup
commencent à sauver leurs intérêts personnels sans prendre garde aux
autres. D’où par exemple la tension entre l’Union européenne et les
États-Unis. À ce jeu, le mouvement sioniste a toujours une longueur
d’avance, d’où la mutation accélérée de la stratégie israélienne qui
abandonne la Syrie à la Russie et se tourne à la fois vers le Golfe et
vers l’Afrique de l’Est.
Perspectives
Compte tenu de ce qui est en jeu, il est évident que l’insurrection
en France n’est que le début d’un processus beaucoup plus vaste qui va
s’étendre à d’autres pays occidentaux.
Il est absurde de croire qu’à l’heure de la globalisation financière,
un gouvernement quel qu’il soit puisse résoudre les problèmes de son
pays sans remettre en cause les relations internationales et retrouver
simultanément ses capacités d’action. Or, précisément, la politique
étrangère est tenue hors du champ démocratique depuis la dissolution de
l’Union soviétique. Il convient pourtant, d’urgence, de se retirer de
presque tous les traités et engagements de ces trente dernières années.
Seuls les États qui retrouveront leur souveraineté pourront espérer se
rétablir.
La révolte des classes moyennes et populaires occidentales contre la classe supérieure globalisée a commencé depuis deux ans.
Conscient de la récession de l’Occident par rapport à l’Asie, le
peuple britannique fut le premier à tenter de sauver son niveau de vie
en quittant l’Union européenne et en se tournant vers la Chine et le
Commonwealth (référendum du 23 juin 2016) [9].
Malheureusement, les dirigeants du Royaume-Uni ne parvinrent pas à
conclure l’accord envisagé avec la Chine et rencontrent de graves
difficultés à réactiver les liens du Commonwealth.
Puis, voyant l’effondrement de leur industrie civile, une partie des
États-uniens vota, le 8 novembre 2016, pour le seul candidat à la
présidence qui s’était opposé au Nouvel ordre mondial, Donald Trump. Il
s’agissait de revenir au « rêve américain ». Malheureusement pour eux,
si Donald Trump commence à remettre en question les règles du commerce
globalisé, il n’a pas d’équipe autour de lui, hormis sa famille. Il ne
parvient qu’à modifier, pas à changer, la stratégie militaire de son
pays dont la presque totalité des officiers généraux ont adopté la
pensée de Rumfeld-Cebrowski et ne s’imaginent plus dans un autre rôle
que dans celui de défenseurs de la globalisation financière.
Conscients de la fin de leur industrie nationale et certains d’être
trahis par leur classe supérieure, les Italiens votèrent, le 4 mars
2018, pour les partis anti-Système : la Ligue et du Mouvement 5 étoiles.
Ces partis constituèrent une alliance pour mettre en œuvre une
politique sociale. Malheureusement pour eux, l’Union européenne s’y
oppose [10].
Alors qu’en France, des dizaines de milliers de PME sous-traitantes
de l’industrie ont fait faillite au cours des dix dernières années, les
prélèvements obligatoires, déjà parmi les plus élevés au monde, ont
augmenté de 30 % durant la même période. Plusieurs centaines de milliers
de Français descendirent soudainement dans les rues d’abord pour
s’opposer à une fiscalité abusive, mais aussi pour rendre à nouveau
possible de fabriquer dans le pays. Malheureusement pour eux, la classe
supérieure française a été contaminée par le discours que les
États-uniens rejettent. Elle s’efforce donc d’adapter sa politique à la
révolte populaire et non pas d’en changer les fondements.
Si l’on aborde chacun de ces quatre pays de manière distincte, on
expliquera différemment ce qui s’y passe. Mais si on les analyse comme
un phénomène unique à travers des cultures différentes, on trouvera les
mêmes mécanismes : dans ces quatre pays, consécutivement à la fin du
capitalisme, les classes moyennes disparaissent plus ou moins vite et
avec elles le régime politique qu’elles ont incarné : la démocratie.
Soit les dirigeants occidentaux abandonnent le système financier
qu’ils ont construit et reviennent au capitalisme productif de la Guerre
froide, soit il leur faut inventer une organisation différente à
laquelle personne n’a songé jusqu’ici, soit l’Occident qui a dirigé le
monde depuis cinq siècles s’enfoncera dans des troubles internes à long
terme.
Les Syriens furent le premier Peuple non-globalisé capable de
survivre et de résister à la destruction de l’infra-monde de
Rumsfeld-Cebrowski. Les Français sont le premier peuple globalisé à se
révolter contre la destruction de l’Occident, même s’ils n’ont pas
conscience qu’ils luttent contre l’unique ennemi de l’ensemble de
l’humanité. Le président Emmanuel Macron n’est pas l’homme de la
situation, non pas qu’il soit responsable d’un système qui l’a précédé,
mais parce qu’il est le pur produit de ce système. Face aux émeutes dans
son pays, il a répondu depuis le G20 de Buenos-Aires que cette réunion
était à ses yeux un succès (ce qu’elle ne fut pas) et qu’il allait
avancer plus efficacement que ses prédécesseurs dans la mauvaise
direction.
L’application du modèle économique aux relations internationales
Un mois après les attentats du 11 septembre 2001, le secrétaire US à
la Défense, Donald Rumsfeld, désigna son ami l’amiral Arthur Cebrowski
comme directeur du nouveau Bureau de transformation de la Force (Office
of Force Transformation). Il devait changer la culture de la totalité
des militaires états-uniens afin de leur permettre de répondre à un
changement complet de leur mission.
Il n’était plus question d’utiliser les armées US pour défendre des
principes ou des intérêts, mais de les instrumenter pour réorganiser le
monde en le divisant en deux : d’un côté les États intégrés dans
l’économie globalisée, de l’autre les autres [5].
Le Pentagone n’allait plus livrer des guerres pour s’emparer de
ressources naturelles, mais pour contrôler l’accès des régions
globalisées à ces ressources. Une division directement inspirée du
processus de globalisation financière qui avait déjà jeté à la marge la
moitié de la population occidentale. Cette fois, c’est la moitié de la
population mondiale qui allait être exclue [6].
La réorganisation du monde a débuté dans la zone politique définie
comme le « Moyen-Orient élargi », c’est-à-dire allant de l’Afghanistan
au Maroc à l’exception d’Israël, du Liban et de la Jordanie. Ce fut la
prétendue épidémie de guerres civiles en Afghanistan, en Iraq, au
Soudan, en Libye, en Syrie et au Yémen qui a déjà fait plusieurs
millions de morts [7].
Comme un monstre dévorant ses enfants, le système financier global
basé aux États-Unis a connu sa première crise en 2008, lors de
l’éclatement de la bulle des subprimes. Contrairement à une idée
répandue, il ne s’agissait absolument pas d’une crise globale, mais
exclusivement occidentale. Pour la première fois, les États de l’Otan
subissaient les premières conséquences de la politique qu’ils
soutenaient. Pourtant les classes supérieures occidentales ne changèrent
rien de leur comportement, assistant avec compassion au naufrage des
classes moyennes. La seule modification notable fut l’adoption de la
« règle Volcker » [8]
interdisant aux banques de profiter des informations obtenues de leurs
clients pour spéculer contre leurs intérêts. Or, si les conflits
d’intérêts ont permis à des voyous de s’enrichir rapidement, ils ne sont
pas le fond du problème qui est beaucoup plus vaste."