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Suite 2.
Lors de la première guerre mondiale, toutes les puissances occidentales ont maintenu une hiérarchie raciale construite autour d’un projet commun d’expansion territoriale. En 1917, le président étatsunien Woodrow Wilson déclarait méchamment son intention, « de maintenir la race blanche forte contre les jaunes » et de préserver « la civilisation blanche et sa domination sur la planète ». Les idées eugénistes de sélection raciale étaient omniprésentes dans le courant dominant, et l’inquiétude exprimée dans des journaux comme le Daily Mail, qui s’inquiétait de voir des femmes blanches entrer en contact avec des « indigènes qui sont pires que des brutes lorsque leurs passions sont éveillées », était largement partagée dans tout l’Occident. Des lois anti-métissage existaient dans la plupart des états US. Dans les années qui ont précédé 1914, des interdictions sur les relations sexuelles entre les femmes européennes et les hommes noirs (mais pas entre les hommes européens et les femmes africaines) ont été appliquées dans les colonies européennes en Afrique. La présence des « sales nègres » en Europe après 1914 semblait violer un tabou ferme.
En mai 1915, un scandale éclate lorsque le Daily Mail imprime une photographie d’une infirmière britannique debout derrière un soldat indien blessé. Les responsables de l’armée ont tenté de retirer les infirmières blanches des hôpitaux qui soignaient les Indiens et ont radié ces derniers des lieux de l’hôpital sans un compagnon blanc. L’indignation lorsque la France a déployé des soldats africains (majoritairement maghrébins) dans son occupation de l’Allemagne d’après-guerre a été particulièrement intense et généralisée. L’Allemagne avait également déployé des milliers de soldats africains alors qu’elle essayait de maintenir ses colonies en Afrique de l’Est, mais elle ne les avait pas utilisées en Europe, ou s’était livrée à ce que le ministre allemand des Affaires étrangères (et ancien gouverneur du Samoa), Wilhelm Solf, appelait « l’usage raciste honteux des colorés ».
« Ces sauvages sont un terrible danger », une déclaration conjointe de l’assemblée nationale allemande, mettait en garde en 1920, les « femmes allemandes ». En écrivant Mein Kampf dans les années 1920, Adolf Hitler décrivait les soldats africains sur le sol allemand comme une conspiration juive visant à renverser les Blancs de « leurs hauteurs culturelles et politiques ». Les nazis, inspirés par les innovations étatsuniennes en matière d’hygiène raciale, stériliseront de force en 1937 des centaines d’enfants nés de soldats africains. La peur et la haine des « nègres » armés (comme les appelait Weber) sur le sol allemand ne se limitaient pas à l’Allemagne, ni à la droite politique. Le pape protesta contre leur présence, et un éditorial dans le Daily Herald, un journal socialiste britannique, en 1920, fut intitulé « Black Scourge in Europe » (« Un fléau noir en Europe »).
C’était l’ordre racial mondial dominant, construit autour d’une notion raciale de la blancheur fondée sur l’exclusion et étayée par l’impérialisme, la pseudo-science et l’idéologie du darwinisme social. À notre époque, l’érosion progressive des privilèges hérités de la race a déstabilisé les identités et les institutions occidentales – et elle a révélé le racisme comme une force politique durablement puissante, qui a donné des moyens d’action aux démagogues volatiles au cœur de l’Occident moderne.
Aujourd’hui, alors que les suprémacistes blancs construisent fiévreusement des alliances transnationales, il devient impératif de se demander, comme Du Bois l’a fait en 1910 : » Qu’est-ce que la blancheur que l’on peut tant désirer ? La première guerre mondiale, en effet, marqua le moment où les héritages violents de l’impérialisme en Asie et en Afrique revinrent chez eux, explosant en un carnage autodestructeur en Europe. Et cela semble particulièrement important en ce jour du Souvenir : le potentiel de grand désordre à grande échelle en Occident aujourd’hui est plus grand qu’ à aucun autre moment de sa longue paix depuis 1945.
Lorsque les historiens discutent des origines de la Grande Guerre, ils se concentrent généralement sur les alliances rigides, les calendriers militaires, les rivalités impérialistes, les courses aux armements et le militarisme allemand. La guerre, nous répètent à maintes reprises, a été la calamité fondamentale du XXe siècle – le péché originel de l’Europe, qui a permis des éruptions encore plus grandes de sauvagerie comme la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste. Dans ce récit orthodoxe, ponctué par la Révolution russe et la déclaration de Balfour en 1917, la guerre commence avec les « canons du mois d’août » en 1914, et les foules patriotiques de toute l’Europe envoient des soldats dans une impasse sanglante dans les tranchées. La paix arrive avec l’Armistice du 11 novembre 1918, pour être tragiquement compromise par le Traité de Versailles en 1919, qui ouvre la voie à une autre guerre mondiale.
Dans une version prédominante mais hautement idéologique de l’histoire européenne – popularisée depuis la guerre froide – les guerres mondiales, avec le fascisme et le communisme, sont tout simplement des aberrations monstrueuses dans l’avancée universelle de la démocratie et de la liberté libérales. Cependant, à bien des égards, ce sont les décennies qui, après 1945 – lorsque l’Europe, privée de ses colonies, émergea des ruines de deux guerres cataclysmiques – paraissent de plus en plus exceptionnelles. Au milieu d’un épuisement général face aux idéologies militantes et collectivistes en Europe occidentale, les vertus de la démocratie – et surtout le respect des libertés individuelles – semblaient évidentes. Les avantages pratiques d’un contrat social remanié et d’un État-providence étaient également évidents. Mais ni ces décennies de relative stabilité, ni l’effondrement des régimes communistes en 1989, n’étaient une raison suffisante pour supposer que les droits de l’homme et la démocratie étaient enracinés dans le sol européen.
A l´auteur et á tous ceux ont déjá ou qui vont commenter votre article.
L´article ci dessous étant long, il sera divisé en sept parties.
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Partager la publication "Comment la violence coloniale est revenue à la maison : L’horrible vérité sur la Première Guerre Mondiale (The Guardian)"
La Grande Guerre est souvent présentée comme une catastrophe inattendue. Mais pour des millions de personnes qui vivaient sous le règne impérialiste, la terreur et la destruction n’étaient pas nouvelles.
« Aujourd’hui, sur le front occidental », écrivait en septembre 1917 le sociologue allemand Max Weber, « il y a sur le front occidental une horde de sauvages africains et asiatiques et toute une foule de voleurs et de prolétaires du monde entier », faisant référence aux millions de soldats et d’ouvriers indiens, africains, arabes, chinois et vietnamiens qui combattaient alors avec les forces britanniques et françaises en Europe, ainsi que dans plusieurs théâtres auxiliaires de la Première Guerre Mondiale.
Face à la pénurie de main-d’œuvre, les impérialistes britanniques avaient recruté jusqu’à 1,4 millions de soldats indiens. La France a enrôlé près de 500 000 soldats de ses colonies en Afrique et en Indochine. Près de 400 000 Afro-Etatsuniens ont également été enrôlés dans les forces étatsuniennes. Les soldats vraiment inconnus de la Première Guerre Mondiale sont ces combattants non blancs.
Ho Chi Minh, qui a passé la plus grande partie de la guerre en Europe, a dénoncé ce qu’il considérait comme le pressoir des peuples subordonnés. Avant le début de la Grande Guerre, Ho écrivait « ils n’étaient vus que comme des sales nègres… bons à tirer des pousse-pousse ». Mais lorsque les machines d’abattage européennes ont eu besoin de « fourrage humain », elles ont été mises en service. D’autres anti-impérialistes, comme Mohandas Gandhi et WEB Du Bois, soutenaient vigoureusement les objectifs de guerre de leurs seigneurs blancs, espérant assurer la dignité de leurs compatriotes après la guerre. Mais ils ne se rendirent pas compte de ce que les remarques de Weber révélaient : que les Européens avaient rapidement commencé à craindre et à haïr la proximité physique de leurs sujets non-blancs – leurs « peuples moroses récemment conquis », comme Kipling appelait les Asiatiques et les Africains colonisés dans son poème The White Man’s Burden (« Le fardeau de l’homme blanc ») de 1899.
Ces sujets coloniaux restent marginaux dans les histoires populaires de la guerre. Ils ne sont pas non plus commémorés par les rituels sacrés du jour du Souvenir. La marche cérémonielle jusqu’au cénotaphe de Whitehall par tous les grands dignitaires britanniques, les deux minutes de silence brisées par le dernier message, le dépôt de couronnes de coquelicots et l’hymne national – tout cela présente la Première Guerre Mondiale comme un acte d’automutilation prodigieux de l’Europe. Au cours du siècle dernier, on se souvient de la guerre comme d’une grande rupture dans la civilisation occidentale moderne, d’une catastrophe inexplicable dans laquelle les puissances européennes hautement civilisées ont sombré après la « longue paix » du XIXe siècle – une catastrophe dont les questions non résolues ont provoqué un autre conflit désastreux entre démocratie libérale et autoritarisme, dans lequel l’Europe a finalement triomphé, ramenant l’Europe à son équilibre correct.
Avec plus de huit millions de morts et plus de 21 millions de blessés, la guerre a été la plus sanglante de l’histoire de l’Europe jusqu’à la fin, en 1945, de cette deuxième guerre sur le continent. Des monuments commémoratifs de guerre dans les villages les plus reculés d’Europe, ainsi que les cimetières de Verdun, de la Marne, de Passchendaele et de la Somme, témoignent d’une expérience déchirante de deuil. Dans de nombreux livres et films, les années d’avant-guerre apparaissent comme une ère de prospérité et de satisfaction en Europe, l’été 1913 étant le dernier été doré.
Mais aujourd’hui, alors que le racisme et la xénophobie reviennent au centre de la politique occidentale, il est temps de se rappeler que le contexte de la première guerre mondiale a été marqué par des décennies d’impérialisme raciste dont les conséquences persistent. C’est quelque chose dont on ne se souvient pas beaucoup, voire pas du tout, le jour du Souvenir.
The ten most evil Empires in the history : 10 Most Evil Empires in History
- YouTube www.youtube.com/watch ?v=-IGHByjToO4I,
Les dix Empires les plus diaboliques de l´histoire de l´humanité : La France vient á 6e. place.
Ce n´est pas alors étonnant que la France soit impliquée au Yémen.
@Ouam
Vous êtes terrible vous @Ouam, tout ce que vous écrivez dans votre réponse si réponse est, n´a rien á voir ni avec ce que j´ai écris, ni sur le sujet que nous débattons, vous êtes ce que Coluche appelait un technocrate.
Coluche décrivait ainsi un technocrate, c´est une personne á qui on pose une question, il répond bien sûr, mais á la fin de sa réponse, on ne comprend rien de ce qu´il a répondu.
Alors soit vous le faites exprès, soit vous ne connaissez pas, á vous de choisir, j´espère que les autres qui commentent vont vous lire et apprécier.
@Ouam.
Merci pour votre commentaire du 24 11 2017 de 23:05, je ne l´ai pas vu avant, car je réponds toujours, vous écrivez ceci :
« Je te pose juste cette simple question... vu que tu reprends l’afrique du sud
Que penserai n mandela d’un club ou on en exlus les blancs... »
@microf : Cette question il faudrait la poser á Mandela, toutefois je vous donne cette réponse. Lorsque Mandela a pris la décision de tendre la main aux Blancs racistes de l´Afrique du Sud, il s´est concerté d´abord avec les membres de son parti l´ANC, après cette concertation oú ils ont pris des décisions, Mandela a été mandaté pour faire ce qu´il fait, á savoir, tendre la main aux Blancs racistes.
C´est ce que voulait faire les initiateurs du forum qui est le sujet nos commentaires, á savoir, se concerter d´abord entre soi, définir une ligne de conduite, prendre des résolutions et enfin, aller rencontrer les Blancs pour trouver un terrain d´entente, ce qui est tout á fait logique, et c´est qui ce qui vous échappe ainsi que d´autres tel l´auteur de cet article.
Vous continuez :
« Les noirs ne ce sont pas installés en France par la violence, ils subissent cette violence en France. »
Encore une fois, un truc faux...
Deja
tu a les antillais, runionais, guadeloupéens ,(etc...) qui sonts
francais bien avant certaines parties « caucasiennes » de l’hexagone
et concernant la violence et l’arrivée d’autres endroits bien plus tard.
Donc pour toi c’est les blancs (forcément fachistes) qui tabassent le pauvre noir...
Et
c’est bien sur le PEUPLE FRANCAIS (je dis bien le peuple, pas la caste
oligarchique écoomique alter mondialiste) qui à été chercher ces gens...
Allez vas y va jusqu’au bout... ose me dire cela déja«
@microf : La question que je voudrais vous serait de savoir est ce que les noirs ce sont installés en France par la violence ?.
En ce qui concerne les Antillais, on sent que vous ne connaissez pas l´histoire des Antilles sinon vous ne l´aurez pas mentionné, je ne vais pas développer, je vous mets juste un lien sur cette question des Antilles, n´ayez pas honte de l´histoire de votre pays, ayez le courage de visionner cette vidéo jusqu´au bout et dites moi ce que vous en pensez. https://youtu.be/2ZNFYqLIr3E.
Le 26 mai 1967, entre 80 et 200 personnes sont massacrés par la police et l´armée Francaise en Guadeloupe parcequ´ils ont osé demander une augmentation de salaires.
@microf : Vous continuez :
»Développe, je serai d’ailleurs curieux de connaitre ton
attitude si c’estait « des blancs » qui venaient envahir ton territoire
sans y etre invité, cad de maniere illégale...
Je sais ce qu’il s’est passé avec les Chinois qui onts agi comme cela en Afrique,
tu veut qu’on en parles 5mn ?"
@microf : Encore une fois, vous ne connaissez pas l´histoire de votre pays la France, ce qui montre votre ignorance sur la question.
Avez vous déjá entendu parlé de la Francophonie ?, c´est un ensemble qui réunit les pays en dehors de la France qui utilise le Francais comme langue Nationale, ces pays sont dans tous les continents, Afrique, Asie, Amériques, Asie, Océanie. Dites moi dans ces quatres continents quel est le pays qui a invité la France á venir chez lui ?. La France s´est invitée avec violence, et cette violence continue envers ces pays jusqu´á aujourd´hui, les évènements de 1967 en Guadeloupe ce n´est pas si loin, il ya eu des autres toujours en Guadeloupe en 2009, oú il ya eu mort de personne, il n´ya que 8 ans, comment appelez vous celá ?.
La Francafrique vous en avez entendu parlé ? citez moi un seul pays Africain qui a invité la France á venir en Afrique le coloniser ?.
Par vos questions, on sent un manque de culture et de votre part de l´histoire de votre pays, et j´espère que ce petit cours d ´histoire de votre pays de ma part va vous aider á mieux comprendre, n´ayez pas honte de ne pas savoir sur l´histoire de votre pays, elle n´est pas enseignée, d´oú votre ignorance sur la vraie histoire, ceci est fait exprès, toutefois ceci ne vous dédouane pas car vous pourrez toujours faire des recherches pour connaitre la vraie histoire de votre pays, si moi qui ne suis pas de la France connait cette histoiore, c´est parceque je fais des recherches, et je lis beaucoup, je n´écris pas seulement comme vous pour écrire.
Je ne me défile jamais aux questions, j´ai presque répondu á toutes vos questions, si vous avez d´autres, je répondrais volontier, mais j´aimerai d´abord avant de continuer que vous répondiez aussi á ce que j´ai écris, ceci ne vient pas de @microf, mais des archives qui peuvent être consultées á tout moment.
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