Merci @sls0, vous avez répondu c´est ce qui est important.
Je comprends maintenant votre commentaire.
Pour ce qui est de culture du cacao en Côte d´Ivoire, le savoir faire est toujours lá, si les planteurs ont échoués en ville, c´est á cause de la chûte des prix du cacao dans les années 80. La Côte d´Ivoire qui vendait son cacao brut et non transformé, en a beaucoup souffert de la chute des prix. Pour ce qui est de la suffisance alimentaire, la Côte d´Ivoire a toujours été suffisante en terme alimentaire, mais sans une industrie de transformation des produits, on ne peut pas s´enrichir.
Vous me poserez la question de savoir alors pourquoi la Côte d´Ivoire ne transformait pas son cacao ?, ce serait une très bonne question. La réponse, dans les pays Francophones, l´économie est entre les mains des entreprises Francaises, rien ne ce décide sans ces sociétés Francaises, et il ya très peu d´industries parceque pour la France préfère exporter ses produits que de promouvoir l´industrialisation de ses colonies, et c´est la France qui gagne pas ses colonies. Vous constaterez que dans les colonies Francaises, malgré qu´elles abondent de matières de toutes sortes il ya très peu d´industries par rapport au pays Anglophones. En Côte d´Ivoire, pas d´industrie de cacao ni de bois, au Gabon,
Cameroun, Congo, Tchad, pas d´industrie pétrolière ni de bois, au Niger,
pas d´industrie nucléaire, etc, etc, etc.
BOLLORÉ vous avez sans doute dû entendre parler, il contrôle tout, communication, distribution, exploitation, production etc..., il commence toutefois a avoir la concurence des Chinois, mais même lá, les Chinois sont obligés de composer avec BOLLORÉ.
Dans le cas du cacao en Côte d´Ivoire, á l´époque, et certainement encore aujourd´hui, ce sont toujours les sociétés Francaises qui contrôlaient et contrôlent tout le marché du Cacao. Un pays producteur de cacao comme la Côte d´Ivoire aurait normalement développé une industrie du cacao, malheureusement cela n´a pas été le cas et n´est pas toujours le cas, et jusqu´á aujourd´hui, il n´ya pas une industrie de cacao en Côte d´Ivoire.
La Côte d´Ivoire continue toujours a exporter son cacao brut, rien qu´une infime partie de sa production est transformée sur place pour le marché local. Je ne sais si lá oú vous vous trouvez, vous avez déjá vu une marque de chocolat de la Côte d´Ivoire, je voyage beaucoup, je n´en jamais vu dans aucun des pays oú je suis passé. Le gros de la production était et est toujours achêté par ces sociétés Francaises pour être transformé en France et le reste, vendu sur le marché International, et la plus value entrait et entre toujours dans les poches de ces sociétés Francaises. Alors lorsque les prix chute, la Côte d´Ivoire n´ayant pas une industrie pour transformer le cacao, ce retrouve avec du cacao brut qui ne valait plus rien, les planteurs qui alors étaient obligés de trouver d´autres moyens pour survivre, ce sont retrouvés dans des villes.
J´ai vécu en Côte d´Ivoire dans les années fastes 70, c´était un petit paradis, renseignez vous vous aurez la confirmation de ce que j´écris. Les salaires étaient plus élévés qu´en France, un professeur Francais de Lycée et ils étaient nombreux venus en coopération disaient-ils, gagnait facilement 1 Million de franc CFA, á l´époque 20.000 Francais.
Il ya un Chinois-Franco-Ivoirien Thierry Tan, de la même promotion á l´ENA que le fameux ex-Directeur du FMI STRAUSS, au lieu de rester en France, est parti s´installer en Côte d´Ivoire, pour promouvoir l´industrialisation de son nouveau pays, ceci jusqu´á aujourd´hui, sans succès. Je vous prie de trouver une interview de lui dans ce lien :https://youtu.be/AOTG380KS9g Que dit-il, que rien qu´avec la transformaton d´un seul produit, il a pris le manioc, la Côte d´Ivoire qui en produit beaucoup, serait très riche, malheureusement, il n´ya pas d´industrie de transformation de manioc en Côte d´Ivoire. Les Chinois aiment un produit dérivé du manioc á savoir l´Attiéké. Sur 1,5 Milliard de Chinois, si 1% de Chinois mange seulement une fois par mois l´Attikié multiplié par 350 CFA soit environ 0,50 Euro le paquet, la Côte d´Ivoire serait très riche. Ajoutez le cacao qui est mangé dans le monde entier, s´il était transformé en Côte d´Ivoire, que serait ce pays ?. Thierry Tan prend comme exemple de pays qui ne produisent rien et qui transforment tout, la Malaysie et Singapour. Singapour, ce pays est aujourd´hui un pays très riche et son revenu par tête d´habitant est de 28.000 dollars, plus que le revenu par tête d´habitant en France, ceci grâce á la transformation des produits, Singapour et la Malaysie exportent plus qu´ils importent, c´est eux qui fixent les prix sur sur ce qu´ils transforment, et cela leur assure des revenus considérables.
Vous avez mentionné la Russie dans votre commentaire, la comparaison avec la Côte d´Ivoire, ne va pas, la Russie est un pays libre, la Côte d´Ivoire non, la Côte d´Ivoire est contrôlée par la France. Lorsque la Russie était entre les mains des Usa après la chute de l´Union Soviétique, la Russie souffrait exactement comme la Côte d´Ivoire. J´espère que vous êtes informé sur la période des années 90 en Russie, la Russie était un pays par terre, la pauvreté était-elle qu´on y mourrait presque de faim. Grâce á l´arrivée du Président Poutine qui a arrêté la chute du pays en remettant la Russie entre les mains des Russes, ce pays a fait des bonds considérables et ce redresse malgré toutes sortes de sanctions Occidentales. Si l´Occident pouvait envoyer le Président Poutine de la Russie á la
CPI, il n´hésiterait pas, vous voyez d´ailleurs comment il est
combattu par cet Occident.
La Côte d´Ivoire a seulement tenté d´essayer par Laurent Bagbo, la suite, on la connait, il est aujourd´hui entre les mains de la CPI.
Le Vénézuela essaye de s´ensortir, la suite aussi vous la connaissez....
Pour terminer, je prendrais la fin d´un de vos commentaire sur ce sujet " La façon dont est géré le monde par des multinationales ou
supranationales, empêche une certaine autarcie et nous met à leur merci". Eh bien voila d´oú vient le blocage de la Côte d´Ivoire, elle est á la merci de ces multinationales, et la Côte d´Ivoire pour ne citer qu´elle parceque vous l´avez mentionné, n´a pas les moyens comme la Russie pour les combattre.
Entièrement avec votre commentaire. kabouli21 octobre 03:29 Je mets un petit extrait de ce Discours du Négro Aimé Césaire qui plus que jamais, est un chef d´oeuvre de la littérature et d´actualité, et qui peut aussi répondre á certaines questions de cet article.
Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les
démarches d’H itler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très
humaniste, très chrétien bourgeois du xxe siècle qu’il porte en lui un
Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le
vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à H itler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est
pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc,
c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des
procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes
d’Algérie, les coolies de l’I nde et les nègres d’Afrique.
Et c’est là le grand reproche que j’adresse au pseudo-humanisme :
d’avoir trop longtemps rapetissé les droits de l’homme, d’en avoir eu,
d’en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et
partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
J ’ai beaucoup parlé d’Hitler. C’est qu’il le mérite : il permet devoir
gros et de saisir que la société capitaliste, à son stade actuel, est incapable
de fonder un droit des gens, comme elle s’avère impuissante à fonder une
morale individuelle. Qu’on le veuille ou non : au bout du cul-de-sac
Europe, je veux dire l’Europe d’Adenauer, de Schuman, Bidault et
quelques autres, il y a Hitler. Au bout du capitalisme, désireux de se
survivre, il y a H itler. Au bout de l’humanisme formel et du renoncement
philosophique, il y a Hitler.
Et, dès lors, une de ses phrases s’impose à moi :
« Nous aspirons, non pas à l’égalité, mais à la domination. Le pays
de race étrangère devra redevenir un pays de serfs, de journaliers
agricoles ou de travailleurs industriels. 1 1 ne s’agit pas de supprimer les
inégalités parmi les hommes, mais de les amplifier et d’en faire une loi. »
Cela sonne net, hautain, brutal, et nous installe en pleine sauvagerie
hurlante. M ais descendons d’un degré.
Qui parle ? J’ai honte à le dire : c’est l’humaniste occidental, le
philosophe « idéaliste ». Qu’il s’appelle Renan, c’est un hasard. Que ce
soit tiré d’un livre intitulé : La Réforme intellectuelle et morale, qu’il ait
été écrit en France, au lendemain d’une guerre que la France avait voulu
du droit contre la force, cela en dit long sur les mœurs bourgeoises.
« La régénération des races inférieures ou abâtardies par les races
supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité. L’homme du
peuple est presque toujours, chez nous, un noble déclassé, sa lourde main
est bien mieux faite pour manier l’épée que l’outil servile. Plutôt que de
travailler, il choisit de se battre, c’est-à-dire qu’il revient à son premier
état. Regere imper io populos, voilà notre vocation. Versez cette
dévorante activité sur des pays qui, comme la Chine, appellent la
conquête étrangère. Des aventuriers qui troublent la société européenne,
faites un ver sacrum, un essaim comme ceux des Francs, des Lombards,
des Normands, chacun sera dans son rôle. La nature a fait une race
d’ouvriers, c’est la race chinoise, d’une dextérité de main merveilleuse
sans presque aucun sentiment d’honneur ; gouvernez-la avec justice, en
prélevant d’elle, pour le bienfait d’un tel gouvernement, un ample
douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite ; une race de
travailleurs de la terre, c’est le nègre ; soyez pour lui bon et humain, et
tout sera dans l’ordre ; une race de maîtres et de soldats, c’est la race
européenne. Réduisez cette noble race à travailler dans l’ergastule
comme des nègres et des Chinois, elle se révolte. Tout révolté est, chez
nous, plus ou moins, un soldat qui a manqué sa vocation, un être fait
pour la vie héroïque, et que vous appliquez à une besogne contraire à sa
race, mauvais ouvrier, trop bon soldat. Or, la vie qui révolte nos
travailleurs rendrait heureux un Chinois, un fellah, êtres qui ne sont
nullement militaires. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait, et tout ira
bien.