M. l’auteur, quelle erreur de perspective vous faites en disant : « La Grèce va servir de phase de test à une nouvelle offensive du
capitalisme en Europe, en livrant les économies nationales aux exigences
et à la rapacité des marchés financiers. »
Cette phase de test, comme vous l’appelez, de la doctrine de Friedman sur le sol européen s’est déroulée en Islande dans à partir des années 90. Ce qui se passe en Grèce est post-friedmanien, si je puis dire, le capitalisme néolibéral n’est plus dans la dynamique triomphante des vingt dernières années et tout l’enjeu, dont la situation financière de la Grèce est un des points clés, est de forcer une accalmie sur les marchés pour entreprendre une réforme financière. Le pôle de la résistance néolibérale à cette réforme est clairement situé à Londres, avec ses eurosceptiques protecteurs des privilèges d’une City elle-même tête-de-pont de Wall Street mais le libéralisme, pas nécessairement friedmanien, a ses adeptes sur le continent aussi, notamment au sein des partis conservateurs. Là est la césure, qui empêche une solidarité européenne effective, entre le modèle de l’Europe sociale et celui de la libérale et les acteurs principaux des marchés font tout pour l’entretenir afin de retarder l’échéance de cette réforme financière inévitable.
Comme d’habitude, F. Asselineau invente à demi-mot une nouvelle conspiration européenne contre notre douce France. C’est un peu la même tactique que celle de la transmutation des thermites à ground Zéro, il y a toujours moyen de lancer le bouchon un peu plus loin en dénonçant la prochaine conspiration qui vient, prolongation de celle qui venait mais que l’on n’a pu démasquer car les comploteurs, c’est bien connu, sont beaucoup trop malins pour la candeur de nos belles âmes naïves.
The publication of Weidmann’s letter to Draghi in the Frankfurter Allgemeine Zeitung daily comes against the backdrop of a debate in Germany about euro zone imbalances, with the president of the Ifo think tank, Hans-Werner Sinn, arguing that stronger countries are financing the deficits of the weak. « Mr Weidmann is doing his best to record the Bundesbank’s doubts about the extended use of collateral within the Eurosystem and is making his point in a rather forceful fashion, » said David Marsh, author of ’The Euro : The Politics of the New Global Currency’. « Ultimately Mr Weidmann has only one vote within the 23-person ECB council. His power is limited to his sway over German public opinion and in German politics, but this may turn out to be more effective than many people think, » said Marsh, who is co-chairman of think tank OMFIF. Weidmann feels that as chief of the biggest national central bank in the euro zone he must express his views and argue his case, in public if necessary. He believes the Bundesbank’s credibility depends on it having the trust of the German people and is fiercely protective of its independence. He has distanced himself from German Chancellor Angela Merkel, to whom he was previously a top adviser, since moving to the Bundesbank last year and has been at odds with Berlin over its push for the private sector to be involved in shouldering the cost of bailouts. Weidmann says privately that to quit as his predecessor, Axel Weber, did would not help the Bundesbank make its point among the Eurosystem of euro zone central banks. « My daughter leaves the room when she doesn’t get what she wants, but she still doesn’t get what she wants. If I do the same, how does the Eurosystem look ? » he asked last year. Draghi also knows it is in his interests to keep Weidmann onside as the Bundesbank, which is renowned for its inflation-fighting tradition, could help lend credibility to the ECB’s exit strategy when it starts to tighten monetary policy.
F. Asselineau : « Quant à l’absence totale de réaction que produit chez vous ce clip aussi
grotesque que scandaleux, il en dit long sur la mauvaise foi abyssale
qui vous habite. »
Vous avez raison, ma réaction est insuffisante. À mes inquiétudes au sujet de votre santé mentale, je vais donc ajouter une accusation de malhonnêteté intellectuelle et une autre de tentative de manipulation de l’opinion pour vous servir de ce clip afin d’affirmer, je vous cite : « l’Europe c’est le racisme, la haine et le choc des civilisations ! »
Momo, vous délirez dans le sillage de votre idole. Quelle vision friedmanienne pourrai-je avoir de l’économie ?Je pense que vous ne savez même pas de quoi vous parlez, alors je vous laisse à votre héroïque défense du dernier carré asselinien.Soutenez-le, il en a besoin.
M. Asselineau, je suis inquiet pour vous. Il est clair que votre résilience est bien inférieure à celle de la zone euro que vous donniez pour morte, il y a à peine quelques mois. Seriez-vous entrain de craquer face à la résistance des abominables petites étoiles jaunes sur fond bleu ? Ce dernier délire que vous nous livrez sous forme d’argument ad youTube, serait-il un symptôme annonçant l’explosion en plein vol de votre intellect privilégié ?