Essayez de réfléchir avant de monter sur vos grands chevaux. Vous le dites vous-même, le rendement n’est jamais à 100%. Sous quelle forme s’en va le reste, selon vous ? Ne commencez pas à me projeter dans le coin opposé des antinucléaires. Défendre une obtention et application efficace et rationnelle de l’énergie n’oblige pas à communier avec tous les arguments exposés, surtout quand ceux-ci sentent le souffre magique.
Vous avez raison, les gouvernements européens ne sont pas ultralibéraux au sens propre, celui de Sarkozy non plus, mais n’oubliez pas l’offensive ultralibérale menée par Reagan et Thatcher pour faire passer les idées de l’école de Chicago en Europe et le subséquent noyautage de tous les projets d’Europe sociale. C’est en cela que l’Europe d’aujourd’hui est victime de cet ultralibéralisme pseudoscientifique.
Je vois... Vous disiez que seules les énergies dites douces sont des transformations d’énergie et maintenant vous introduisez le facteur de la provenance de la source : interne ou externe au système d’une manière encore plus incompréhensible..
Vous donnez l’exemple du barrage qui ne produirait pas de réchauffement, dans ce sens l’obtention d’énergie effectivement ne produit que très peu de chaleur puisque cette énergie est potentielle, l’eau emprisonnée en est la source. Mais, il a déjà fallu construire le barrage (superstructure métallique, ciment, etc... ) et l’énergie électrique sera consommée par des moteurs qui lâcheront de la chaleur dans l’environnement. Tout est interne, depuis la source jusqu’à la consommation et son déchet calorifique. Dans le cas de l’énergie solaire, tout peut se considérer interne aussi pour la raison suivante : cette énergie sera transmise à la terre qu’elle soit utilisée ou pas et nous n’avons aucun moyen, pour l’instant, de contrôler un tant soit peu l’échange énergétique entre la terre et l’extérieur. Pour la part de déchet, il ne faut pas oublier toute l’électronique qui supporte cette technologie. Vous ne pouvez pas dire : l’ombre sous le panneau solaire équivaut parfaitement à la chaleur qui sera libérée car cela n’inclue pas toutes les transformations nécessaires entre la captation de l’énergie et son application provoquant le déchet calorifique.
Donc, quelle que soit la forme d’énergie utilisée, l’activité humaine produira un déchet calorifique qui restera emprisonné dans le système, dans l’état actuel de la technologie. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de manières plus efficaces d’obtenir de l’énergie que via les combustibles nucléaires et fossiles. Bien sûr que non, mais ce n’est pas une raison pour inventer un paradigme qui n’explique rien. Vous mélangez tout et faites un beau petit conte de fée que vous défendez avec une condescendance surprenante pour quelqu’un qui a déjà démontré ses limites.
J’ai beaucoup apprécié votre commentaire et particulièrement ceci : « A chacun de calculer le bénéfice/risque. Pour stimuler le cerveau, il
faut se confronter à un univers riche, à la nouveauté, être actif (corps
et esprit) et apprendre tout au long de sa vie en compagnie d’autres
personnes, pas seul derrière son écran d’ordinateur. »
Je suis de l’avis que la meilleure manière de combattre les méfaits des addictions aux drogues, quelles qu’elles soient, passe par la connaissance de ce qu’elles sont, à quoi elles servent, leurs effets et l’usage qui peut en être fait. La répression pure et simple n’apporte que confusion et débouche forcément sur une plus grande exposition aux usages pernicieux des drogues.