Ah oui, bravo Tetsuko ! Les religions ne pourront regagner un certain respect aux yeux de la raison que quand elles oseront porter sur elles-mêmes un regard évolutionniste ( ce n’est pas demain la veille mais il y a quelques théologiens surprenants ) qui leur permettrait de comprendre le rôle qu’elles ont joué dans l’évolution culturelle de l’espèce. Le problème est que toute référence à un passé pré-théiste est absente de leurs textes ou ensevelie sous diverses formes de mythes anciens. Aucune trace du passage progressif de la relation horizontale avec son environnement du chasseur-cueilleur à celle de l’agriculteur, de plus en plus hiérarchisée et verticale. La pyramide a du commencer à se lever vers la révolution du néolithique sur les bords du Nil et le long du croissant fertile (Jourdain, Tigre et Euphrate ). La classe sacerdotale est apparue comme l’échelon entre la nature et le(s) dieu(x). Si ce n’était pour les constants mouvements de retour aux sources, le fait religieux dans l’histoire de l’homme ne serait qu’une belle entreprise civilisatrice d’une espèce de son propre chef et pourrait même se transformer en source de connaissance plutôt que de croyance. Mais non, les religions s’accrochent à leurs interprétations antédiluviennes, donc ça barde. Normal.
Quant à ça : « L’anticipation est l’un de nos attributs en tant qu’espèce. Mais
affirmer que le résultat d’une pichenette est supérieur à la simple
somme des efforts appliqués pour l’obtenir est spécieux : il n’est
supérieur qu’à la somme de vos efforts considérés à
partir de l’instant où vous décidez d’intervenir. Vous omettez ce
faisant de dire que l’état du système avant d’y appliquer votre
pichenette était, lui, le résultat d’une toute autre somme d’efforts,
qui incluaient les vôtres ! »
Je ne comprends pas du tout ce que vous pensez réfuter par là. Bien sur que les conditions initiales du système comptent et que les modifications sont définitives et ne peuvent être inversées. De même que le système n’est prédictible qu’en termes probabilistes bien qu’il soit déterministe. C’est la théorie du chaos. J’ai l’impression que vous voulez me balader.
Êtes-vous sûr que vous voulez réellement discuter du concept d’entropie ? Où voyez-vous contradiction entre l’entropie dans le cadre du second principe de la thermodynamique et l’entropie de Shannon. Il me semble que vous vous laissez abuser par le sens vulgaire du mot désordre. Dans les deux cas, il est question d’équiprobabilité et donc d’impossibilité de prévision de l’occurrence d’un événement singulier.