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Mor Aucon

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Recouvrer l'esprit avant de perdre la tête.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/06/2011
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Derniers commentaires



  • Mor Aucon Mor Aucon 28 novembre 2011 20:04

    Pas de problèmes, je ne l’ai pas non plus pris aussi mal que vous semblez le penser. D’autre part vous avez raison. Mieux vaut ne pas polluer ce sujet en débattant sur la légitimité des révolutions. J’en reste donc là.



  • Mor Aucon Mor Aucon 28 novembre 2011 18:15

    Merci de votre louable intention de me sortir de la bêtise. Je pense au contraire qu’il y a matière à débat et c’est pourquoi j’ai salué votre article. Il n’y a qu’en essayant de déjouer la propagande que l’on peut penser pouvoir d’abord comprendre le problème pour ensuite tenter d’y mettre fin.



  • Mor Aucon Mor Aucon 28 novembre 2011 16:49

    Oui, je connais votre position avec laquelle je ne suis, évidemment, pas d’accord. Je ne le suis pas, justement pour des raisons démocratiques. On ne peut faire cette opposition entre une Europe qui serait antidémocratique par essence et des États-nations qui en seraient l’expression la plus pure. Ce serait oublier la force de la propagande et de la désinformation en marche dans tous les camps. Comment pouvez-vous croire qu’un référendum, alimenté par tant d’irrationalité, aurait une seule petite chance de faire partie d’un mécanisme démocratique ? Ce serait comme croire que la même chose aurait pu être possible au temps de l’analphabétisme général des classes les moins favorisées.

    L’analphabétisme fut, un temps, le rempart des élites, aujourd’hui qu’il a reculé jusqu’à, fort heureusement, quasiment disparaître par quoi croyez-vous qu’il a pu être remplacé ? On peut le voir partout : le mensonge intéressé et la désinformation. Donc non, une construction européenne appuyée, ou refusée, par un référendum n’est pas forcément plus démocratique ( ni antidémocratique ) que ce qui est entrain de se faire ou que les rêves souverainistes de retour aux sources ou que n’importe quelle autre solution que l’on veuille imaginer. Cette mythique, quasi-mystique, de la voix du peuple nous mène directement vers l’oppression totalitaire d’une majorité manipulée envers le reste. Il en est de même pour le mythe de la rébellion et de la prise révolutionnaire du pouvoir que l’on confond avec les idées révolutionnaires dont le déclenchement des révolutions en furent, le plus souvent, le tombeau.

    Quelles étaient belles les idées révolutionnaires avant la révolution, pourrait-on dire sans trop de risques de malmener l’Histoire.



  • Mor Aucon Mor Aucon 28 novembre 2011 14:36

    Bonjour Lilor,

    Quand vous dites : « On a donc effectivement un mécanisme qui, si il est poursuivi et institutionnnalisé (sous la forme du MES, dès 2013) pourrait mener dans un avenir plus ou moins proche à la création d’un gouvernement de la zone euro et à l’émission officielle d’eurobonds.  », vous mettez le doigt sur le fond du problème, à mon avis.

    Cette manière de vouloir, peu à peu, adapter la structure existante à un modèle fiscal commun avec une politique macroéconomique coordonnée, Trésor européen, BCE autonome, indépendante mais auditée, etc... en négociant sans plan de construction précis ne peut que renforcer ce syndrome du cul entre deux chaises. Les propres limites du FESF révèlent les objectifs à la spéculation. On a un peu l’impression d’une course-poursuite où les coureurs tentent le surplace en surveillant qui démarre le premier. Je trouve cette position indéfendable et les pertes peuvent être très sévères.

    Si les dirigeants européens arrêtaient de louvoyer et posaient à plat l’avenir que les uns et les autres veulent ( car il est bien question ici de volonté ) pour l’Europe, ne serait-ce pas déjà un grand pas pour désactiver l’incertitude sur laquelle surfe la spéculation ? Cette transition qui se veut douce ( serait-ce par peur d’une réponse négative de l’électorat si lui serait dévoilé un projet européen, pour une fois, concret ? ) place les outils financiers européens ( en l’occurence le FESF ) en péril évident de pillage et mise à sac par les marchés.



  • Mor Aucon Mor Aucon 28 novembre 2011 13:48

    Merci pour cet excellent article informatif qui remet bon nombre d’amalgames à plat.

    Je pense que le FESF est né affecté du même syndrome du cul entre deux chaises résultant du manque de perspective à, au moins, moyen terme sur l’avenir des institutions européennes. Seul Attali a été capable de reconnaître que la situation issue des traités de Maastricht et Lisbonne ne pouvait être que temporaire, que tout le monde le savait mais que les tensions et les désaccords sur les buts de la structure ont provoqués cette situation de : ni dans un sens, ni dans l’autre, donc c’est la fête sur les marchés financiers. C’est cet immobilisme décisionnel qui a livré les budgets des états pieds et poings liés à la spéculation. La création du FESF, à mi-chemin, entre une mutualisation fiscale réelle et la situation pré-crise, n’apparait que comme une conséquence logique de ce processus hautement périlleux, voire suicidaire.

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