Mais, ma bonne dame, remerciez-moi aussi. J’ai mis tous les liens, un peu plus haut, vers votre club international de conspiranoïaques. Ne mérite-je point un petit mot gentil ?
« Ce que vous venez de dire pourrait s’appliquer à n’importe quel courant religieux ou politique. »
À la bonne heure. Voilà une autre manière de dire « L’Islam comme n’importe quelle religion est parfaitement capable de
s’adapter à une laïcité démocratique. Les textes sacrés ne sont des
obstacles qu’en attente d’une exégèse qui permette une transition. ». Phrase qui, apparemment vous gênait beaucoup.
D’autre part, le christianisme a, lui aussi, derrière lui une longue tradition de discrimination débutée bien avant la lapidation de Hypatie, alors que Mahomet n’était pas encore né.
Comment fait-on pour écrire sans sourciller que : « [le] courant de pensée keynésien le plus classique de l’économie : rôle de
l’État, intensification de l’exploitation mondiale du travail, hégémonie
militaire mondiale des pays les plus riches de la planète et de leurs
compagnies transnationales. »
Puisque je pense que vous allez prendre mon dernier commentaire comme une injure, je vous explique en remplaçant les occurrences du mot Coran par Bible et Islam par christianisme et en plaçant le contexte avant l’apparition du concept de séparation de l’Église et de l’État dans les pays chrétiens. Cela donnerait :
« Vos affirmations concernant le christianisme restent à démontrer parce que la Bible est un texte assez violent et discriminatoire alors qu’il est
sensé être la parole d’une divinité.
Je n’imagine pas que des chrétiens sincères se mettent à faire des interprétations
contradictoires de la Bible juste pour la faire coller aux droits de
l’homme.
Si un jour cela se produit, ce que j’espère, ce sera le
fait de chrétiens sociologiques qui se foutent pas mal de la Bible et du christianisme en général, mais alors , le christianisme ne sera plus qu’une sorte de
folklore plus ou moins farfelu. »