Voilà. Sous couvert d’un discours apparemment rationnel, on élève le conspirationnisme au rang de force naturelle qui se refléterait dans l’histoire. Le conspirationnisme d’Asselineau, puisque il a l’air d’être votre préféré, est patent. Il consiste à exposer la causalité des faits historiques en plaçant à l’origine de ceux-ci, une volonté individuelle ou collective qui perdurerait au cours des siècles. Cela n’a rien à voir avec les théories de soft power ou hard power, que je vous invite à réviser. Vous ne faites que pondre un discours confus pour que ceux qui nous lisent puissent encore croire une once du discours du populiste, démagogue et conspirationniste, Asselineau. Ça ne marchera pas. Les gens suivent les liens et les lisent. La méthode et le discours de ces pitres auraient pu marcher, il y a quelques années, quand peu d’information était disponible. On peut penser qu’il n’en est rien que l’internet a décuplé les alternatives des conspirationnistes, je pense que ce n’est que temporaire. Nous sommes entrain d’assister, à mon avis, au retour de l’analyse sensée après l’explosion de ce que l’on pourrait, peut-être, appeler l’auto-désinformation des années 90 et 2000 et son paroxisme du 9/11. La Goure à Vox, en fait, est un des îlots de résistance (ça va vous plaire...) de la pensée magique.
Si au moins, il restituait l’information captée depuis l’hôtel, même à sa manière tendancieuse, ça pourrait encore aller. Mais non, depuis son effroyable torchon, il s’est rendu compte que plus c’est gros, plus ça marche ( connerie goebbelsienne devenu leitmotiv conspiranoïaque, lapsus cognitif ? ) et n’arrête pas de mentir comme un arracheur de dents. Mais bon patience. Plus c’est gros, plus le vacarme est grand quand ça tombe.
« Le FN est un élément à part entière du dispositif
d’asservissement du peuple français. »
Où peut-il y avoir controverse ? Que vous acceptiez que les personnages politiques se lancent sans complexe dans le populisme rampant et le conspirationnisme délirant, est votre affaire. Vous pouvez même les voter. Il y a toute une collection : Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan pour commencer.
Alors je vous explique. Le lecteur un peu fainéant peut ne pas savoir que quand on parle de Larouche et de la City, on parle aussi d’une opposition qui aurait existé entre Roosevelt et Keynes, ce qui a le don d’embrouiller singulièrement les choses puisque, par exemple, l’école, ultralibérale, de Chicago derrière son leader Friedmann et leur père spirituel Hayek, ont eu comme fond de commerce la critique du New Deal et du Wellfare State de Roosevelt en les posant comme exemples parfaits de la malignité du keynésianisme. Cette même école de Chicago est à l’origine de la vague ultralibérale des trente dernières années qui menace d’emporter jusqu’aux derniers acquis sociaux obtenus au prix du sang et de la douleur. C’est à dire que cette polémique s’adapte parfaitement à une stratégie du diviser pour régner. Vous comprenez ?