Voilà c’est exactement ce que je voulais vous dire. D’un dilemme évident et légitime - quelqu’un appelle au secours, on répond, oui ou non ? - les intérêts des uns et des autres ont fait monter les enchères du dilemme - on intervient au sol, oui ou non ? - pour en arriver à un - qu’est-ce qu’on fait de la Libye ? - clairement paternaliste et bien dans la tradition colonialiste. En face, le faux dilemme a construit les équivalences pseudo-logiques qu’utilisent ceux qui, quelle que soit la situation réelle, allait être contre les tenants de l’intervention : néocolonialisme, sionisme, conspirationnisme débridé ( axe US-Israël-Al Qaida ), etc.. qui s’enlacent avec tout le foutoir conceptuel hérité des retombées du 11 septembre.
« Nous avons là des meurtres, des crimes de guerres en direct, en live,
avec des auteurs identifiables, et personne n’a bougé, personne ne bouge
. Et vous continuez à vous abritez derrière un hypothétique massacre
de populations civiles. Quand je parle d’histoire c’est que vous êtes
pour le moment dans la conviction au lieu d’analyser des faits, et rien
que les faits. »
Désolé Frida mais vous me collez sur le dos votre propre préjugé. C’est vous qui avez déjà décidé de ce qui s’est passé en Libye. Vous disiez pourtant que vous attendiez ce que l’histoire pourrait révéler. Quant à m’abriter derrière quoi que ce soit, vous faites erreur, je n’en ai plus besoin.
Avancer que le massacre prévu par Khadafi à Benghazi serait une construction virtuelle dans le but de déclencher une intervention légitime de l’OTAN est l’argument préféré des Meyssan, Collon et autres propagandistes. Ce n’est pas impossible, bien sûr, mais ce point a-t-il été traité et analysé réellement par ces messieurs ? Rien que la grossière manipulation russo-irano-conspi des images de la rébellion fêtant l’entrée à Tripoli à la place Verte nous montre bien que la propagande et la désinformation sont présentes, au moins, dans les deux camps.