Logan, je suppose que votre commentaire avait pour but de contester l’effet inflationniste du financement direct du budget de l’État par la banque centrale. Je ne comprends que l’on puisse essayer de contredire ce fait que comme réaction à l’utilisation, par les décideurs, de l’inflation comme épouvantail. C’est ce qui provoque cette opposition binaire entre ceux qui prônent le défaut souverain total et immédiat et l’immovilisme actuel de la zone euro qui aimerait bien que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve. Mais il faut avancer et réduire la ponction de l’épargne vers les activités spéculatives des marchés financiers. Ce n’est pas en agitant, pour accumuler le plus d’avis favorables possibles, les épouvantails de l’inflation ou celui, symétriquement opposé, du service de la dette que l’on va y parvenir, je pense.
Effectivement cet exposé des intentions de Mme Joly est le plus cohérent qu’un candidat ait présenté jusqu’à présent. Concrètement et en ce qui concerne le sujet de l’article, quand elle dit : « Je suis tout à fait favorable au retour à des emprunts publics qui
permettent de retisser un lien direct entre l’Etat et ses citoyens et
qui contournent les marchés financiers. Je suis également favorable à un
financement direct par la BCE mais uniquement de certains
investissements utiles à la conversion écologique. », elle remonte au galop dans mon estime.
Tenez, puisque vous aimez la méthode scientifique : « Vous êtes des malades, rendez malades les gens et, ainsi, favorisez la
confusion qui règne et ne profite qu’aux pêcheurs en eaux troubles que
sont les spéculateurs. Voilà ce que je pense de vos théories à la noix.
Je ne vais pas ré-argumenter deux cent mille fois les mêmes choses que
n’importe qui peut trouver s’il cherche à savoir sans préjugé. Larouche
est un conspirationniste ancré à la période de la guerre d’Indépendance
dont le concept favori en est une métaphore, la prétendue opposition
entre Roosevelt et Keynes dépeinte comme la résistance américaine au
colonialisme anglais. C’est ridicule. »
Vous ne pouvez obvier d’une part, des facteurs comme la reconstruction des pays européens suite à la guerre, le plan Marshall, le boom démographique, les crises pétrolières des 70, etc... et d’autre part les conséquences de tous ces facteurs sur la période suivante. Vous avez ce qu’argumente Ératosthène plus bas. Pourquoi revenir sur les mêmes arguments ?
Mon commentaire traitait de l’impérieuse nécessité d’un contrôle démocratique de la création monétaire qui ne peut s’accomplir dans un schéma où le gouvernement en détiendrait tous les rouages. Je comprends très bien que, au vu des résultats et de la transformation de la dette en armes de chantage et de pression des marchés financiers sur les gouvernements, on puisse se révolter. Justement, le défi est de ne pas se laisser berner et de voir où est l’embranchement réel entre la finance des activités productives et celle purement spéculative et manipulatrice de ce marché. C’est la seule manière, à mon avis, de combattre le drainage des capitaux de l’une vers l’autre. Je faisais remarquer les mesures prises au Sénat car elles me semblent bien ciblées bien que certainement encore insuffisantes. C’est un début.
Tout pareil que Rodier. Bonjour Eratosthène, occupé à en prendre plein la figure, comme d’habitude ? Le sort est vraiment cruel. Un catholique, sous l’alias du géomètre oublié, persécuté par des croyants fanatiques qui l’accusent d’être en mission sacerdotale pour le compte du grand Satan capitaliste. Bien fait !