Pourquoi donc, ne pas attribuer les impacts sur le bord du balcon à l’interdiction par le feu, de la part du ou des flics retombés sur la pelouse, de la tentative du forcené de passer pardessus pour les liquider ?
Il me semble évident que la direction de l’opération a vraiment attendu la dernière seconde pour lâcher les snipers avec tous les risques que cela implique pour les équipes d’assaut et d’appui pris au piège par le ratage complet que provoque l’assaut frontal de Merah vers le balcon.
Alors, bien sûr que ce ratage et l’échec partiel de la mission - puisqu’elle était de le prendre vivant - doivent être éclairés. Mais, quelle chance a-t-on de pouvoir exiger toute la lumière si l’on commence à accuser, sans preuves ni présomptions plausibles, de meurtre avec préméditation à une unité de police qui se joue souvent le physique face à des cinglés ?
Tenez, ajoutez ce bout de déclaration d’un membre du RAID ( http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Toulouse-les-explications-du-RAID_a553.html ) aux déclarations de de Hauteclocque pour vous rendre compte
qu’effectivement le balcon était encombré d’une équipe d’appui dont M.
Merah a forcé la position, en les expulsant du rebord, par son assaut
imprévu.
La fusillade.« Les hommes ont du faire très attention en tirant car à cause de la conformation de la pièce, ceux qui rentraient dans la pièce par la porte et ceux qui se trouvaient sur le balcon, avec Merah au milieu, étaient fatalement dans le même axe de tir. »,
La présomption d’innocence est ce que l’on appelle un « droit
subjectif ». Il est consacré à l’article 9-1 du code civil, qui dispose
que « chacun a droit au respect de la présomption d’innocence ». Or, ce droit, qui fait partie du patrimoine juridique de toute personne, disparaît avec la mort.
Il ne se transmet pas aux héritiers (un arrêt de la cour d’appel de
Paris, rendu le 21 sept. 1993, publié à la RTD civ. 1994, p. 74, le
rappelle). Seul l’intéressé pouvant faire valoir le respect de la
présomption de son innocence, et par extension, la présomption
d’innocence tout court, la présomption d’innocence ne s’applique donc
pas aux morts.