« Le GIGN intervient
en premier sur les missions suivantes :
Piratair : détournement d’avion ;
Piratmer : détournement ou attaque de navire ;
Piratome : attaque nucléaire ;
Piratox : attaque chimique ou biologique ;
Piratext : prises d’otages de ressortissants français à l’étranger ; mais également les neutralisations de forcenés, les arrestations de personnes dangereuses et armées.
Grâce à ses savoir-faire acquis dans le domaine de la protection
de personnalités (y compris à la protection du président de la
République de 1983 à 2007), le GIGN assure, selon les circonstances, la
protection des diplomates français dans les pays en guerre ou en crise
grave (Irak, Afghanistan, Haïti, Côte d’Ivoire, etc).
Particulièrement
aguerris mais travaillant toujours dans le cadre d’opérations de
police, les hommes du GIGN sont capables de déployer des capacités, des
moyens et des méthodes particulièrement élaborées, puisées dans les
savoir-faire militaires, pour rechercher du renseignement
dans tous type de milieu : urbain/rural, bâti/non bâti, etc, capables de se fondre dans la ville comme dans la campagne. »
C’est la gendarmerie donc une composante des forces de l’ordre chargées du maintien de l’ordre. Que son savoir-faire soit militaire ne change rien à cela.
En résumé ce décret ne sert qu’à se couvrir face à la convention européenne en cas de grabuge, pour ne pas être une nouvelle fois condamné comme la France a malheureusement l’habitude. De tous temps les forces de l’ordre ont utilisé les armes pour maintenir l’ordre. Il faut avoir vécu sur une autre planète pour croire que ce décret autoriserait quelque chose de nouveau.
Vous faites semblant de ne pas comprendre Aldous. La législation française n’encadrait pas rigoureusement l’usage de la force en cas de graves désordres publics comme le requiert la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Comme la situation se tend de plus en plus, il est bien évident que la probabilité de graves troubles a monté de plusieurs crans. Donc, il est logique que l’exécutif s’attelle à la tâche qu’il aurait dû accomplir il y a longtemps c’est à dire, développer les conditions légales de l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre. C’est ce qui a été fait mais pas par le décret dont vous envoyez le lien et qui n’est qu’une liste complémentaire au décret réellement important qui est : Décret n° 2011-794 du 30 juin 2011 relatif à l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre public.
Justemment Aldous, tout le monde peut vérifier que le décret commence par : « Objet : liste des armes à feu susceptibles d’être utilisées, en fonction des situations, pour le maintien de
l’ordre public.
»
Ce n’est donc pas un décret concernant l’usage des armes à feu qui est déjà autorisé aux forces de l’ordre, sinon une liste des armes susceptibles d’être utilisées.
Les tireurs d’élite sont inhabituels dans les forces de l’ordre ? Ah bon ! Vous devez avoir raison et les GIGN, GIPN, etc.. n’existent que dans mes rêves. D’autre part, personne ne parle de pétoire et je vais vous dire ce que je pense directement puisque vous avez l’air de ne rien comprendre. En cas d’émeutes violentes mieux vaut avoir en face quelques tireurs sur les toits avec des FR en 7,56 x 51 que des rangs de gendarmes armés de FAMAS en 5,56 x 45. Il y aura moins de morts sur le tapis.