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  • Premier article le 26/11/2009
  • Modérateur depuis le 20/10/2011
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Derniers commentaires



  • ObjectifObjectif 10 juillet 2014 00:09

    Bonjour mmarvinbear,

    "C’est ce qui permet, au final, à tous et à toutes, de bénéficier d’un système d’échange pérenne, qui ne variera pas en fonction de son âge ou de son état de santé.« 

    Cela ne s’applique certainement pas à la monnaie, avec des crises systémiques récurrentes, plus de 800% d’inflation (ie de dévaluation) monétaire entre 1980 et 2008 (cf graphique dans http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/bancopoly-le-jeu-qui-fait-fureur-102959 )

     »Quelle serait, sinon, la force d’une économie devant jongler entre trente mille « monnaies » différentes ? Entre trente mille taux de conversion de changes ?« 

    Quelle serait la force d’une économie qui laisserait de coté 99% des 6 ou 7 milliards d’humains qui ont chacun un point de vue différent sur ce qui importe le plus pour eux ?

     »C’est au contraire une évolution naturelle que de la voir s’organiser, s’unifier et se structurer au sein d’une entité supérieur à l’individu.« 

    Une entité supérieure à un individu, ce ne peut être qu’un groupe uni, certainement pas un truc passif comme un système d’information ou un contrat de création d’une société marionnette moderne qui semble vous faire illusion...

     »L’établissement d’ une monnaie n’est PAS une manoeuvre visant à « voler » une quelconque « comptabilité mutuelle ».« 

    S’il n’y a pas de preuve sur l’intention initiale de l’invention, on ne peut que constater l’effet concret, qui est bien celui-ci.

     »Encore une fois, vous n’avez rien compris quand à l’évolution de l’économie."

    Connaissant le principe de la projection psychologique, j’évite toute affirmation péremptoire qui en dirait plus sur moi que sur sa cible smiley



  • ObjectifObjectif 9 juillet 2014 23:49

    Ok pour votre remarque sur la note 2, on peut aussi dire que la « ligne de crédit » c’est un « crédit » sous la forme d’un découvert autorisé (et payant...) et donc que ce compte bancaire n’est pas vraiment négatif. D’accord aussi que cela ne change pas fondamentalement la petite histoire.

    J’ajouterai juste en conclusion que le bilan est équilibré mais aussi que ni l’actif ni le passif n’ont augmenté entre la situation avant le prêt et la situation après le prêt.

    Rejouons la même petite histoire en remplaçant PME1 par BQE1, qui est une banque cette fois.

    Soit la banque BQE1 qui accorde un crédit d’un montant M à la société PME2, qui est sa cliente et qui possède un compte bancaire chez BQE1. PME2 n’est pas une banque.

    Le contrat de crédit est une créance que BQE1 détient sur PME2 : il s’agit donc d’un actif du bilan de BQE1. A l’actif du bilan de BQE1 est répertorié tout ce que possède la société PME1, et donc une créance est un actif.

    Note 3 : même règle comptable que pour l’histoire PME1 vers PME2

    Cette écriture aura son pendant au passif, sous la forme de l’ajout du montant M dans le compte tiers de PME2, dans les dettes de la société BQE1. Au passif, tout ce que la société doit.

    Note 4 : c’est identique jusque là, mais le changement intervient ici !

    Dans une banque, les comptes bancaires de ses clients contiennent les « dépôts » des clients : ce que la banque doit aux dits clients, la dette de la banque envers ses clients. Ces comptes bancaires sont donc dans le passif du bilan de la banque. Ce qui était un compte de tiers au passif du bilan de PME1, est ici le compte bancaire de PME2 au passif du bilan de BQE1.

    Et voila ! L’histoire est finie, le client PME2 a reçu le montant M sur son compte bancaire à la banque BQE1, le bilan de BQE1 est équilibré (l’actif est égal au passif), et ils ont tout les deux augmenté du montant M.

    Le montant de la masse monétaire en circulation (qui comprend en particulier la somme des comptes courants) vient d’augmenter du montant M : il y a eu création monétaire.

    Note 5 : La note 1 devrait en fait être corrigée en « il est impossible à une société non banque d’effectuer une transaction avec « l’extérieur » sans passer par un compte financier. »

    Note 6 : Toutes les règles comptables utilisées sont les mêmes. Par contre les règles pénales sont différentes. Une société non banque n’a pas le droit de faire des prêts, sauf à des sociétés liées directement indirectement par la propriété du capital. Et une société non banque n’a pas le droit de recevoir des dépôts d’argent, ce qui est en fait la même règle vue de l’autre coté, du coté bénéficiaire d’un prêt.

    Note 7 : le français est bien fait. Un prêt c’est quand la monnaie existe avant. Un crédit, c’est quand la monnaie n’existe pas et est créée pour l’occasion. D’où l’expression ligne de crédit que vous utilisiez dans votre remarque sur la note 2.

    Voyez-vous une possibilité d’interprétation multiple ? Est-ce clair ?



  • ObjectifObjectif 9 juillet 2014 22:37

    Parce les banques sont des sociétés, et les sociétés, cela « n’existe pas » : une société c’est seulement un contrat entre des humains, une marionnette qui cache les humains qui la font bouger, et qui décident.

    Le test à l’acide :
    - imaginez la disparition instantanée de tous les humains : que vont faire les « sociétés » ?
    - maintenant imaginez la disparition instantanée des sociétés : que vont faire les humains ?

    La partie de la population qui profite du système sont les propriétaires des banques, et éventuellement les bénéficiaires des crédits aux meilleures conditions, c’est à dire les amis des propriétaires des banques...

    Je vous rappelle les résultats de l’audit parlementaire sur les banques islandaises : 80% des crédits étaient accordés... aux propriétaires des banques et à leurs amis. (cf §Création monétaire et droit de vote économique dans http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-systeme-monetaire-112936 ).

    Ils achetaient même les actions de leurs banques pour augmenter leur capital propre : c’est comme cela que les conditions de BaleIII sont remplies, directement ou indirectement.

    Un audit des crédits bancaires en Europe serait utile, et pas seulement un audit de la dette publique, mais bien de tous les crédits bancaires. Je vous rappelle que certaines faveurs suite à des contrats « aidés » comme les frégates de Taiwan, semblent avoir été accordées sous la forme de crédits « aux conditions favorables ».



  • ObjectifObjectif 9 juillet 2014 22:20

    @joletaxi : merci de votre réponse, je voudrais préciser les termes pour être sûr de ne pas me tromper.

    Soit la société PME1 qui prête un montant M à la société PME2. Ni PME1 ni PME2 ne sont des banques.

    Le contrat de prêt est une créance que PME1 détient sur PME2 : il s’agit donc d’un actif du bilan de PME1. A l’actif du bilan de PME1 est répertorié tout ce que possède la société PME1, et donc une créance est un actif.

    Cette écriture aura son pendant au passif, sous la forme de l’ajout du montant M dans le compte tiers de PME2, dans les dettes de la société PME1. Au passif, tout ce que la société doit.

    Et en effet, à partir du moment où PME2 signe le contrat de prêt en tant qu’emprunteur, la société PME1 lui doit ce montant M, mais PME2 ne l’a pas encore reçu.

    Le stade suivant, c’est le moment où la société PME1 va verser le montant M, cela se fera par un compte financier, par exemple un compte en banque de PME1, qui figure à l’actif du bilan de PME1.

    Note 1 : il est impossible à une société d’effectuer une transaction avec « l’extérieur » sans passer par un compte financier.

    Note 2 : Ce paiement n’est possible que si le montant M est disponible dans le compte bancaire de PME1.

    Le compte en banque de la société PME1 à l’actif de son bilan va être diminué du montant M, et le compte tiers au passif du bilan de PME1 diminué du montant M, puisque la dette a disparu par le versement bancaire.

    Au bilan de PME1, le compte bancaire sera diminué du montant M, à l’actif, et le compte des créances augmenté du montant M à l’actif, et le bilan à l’équilibre

    Nulle part, on a créé de la monnaie.

    Pour ma part, ce texte me parait sans possibilité d’interprétation multiple. Êtes vous d’accord avec ces précisions ?



  • ObjectifObjectif 9 juillet 2014 18:03

    « en ce qu’elle permet de fluidifier les échanges » par rapport au troc, ce qui est la situation de blocage la pire : il est difficile de ne pas faire mieux que le troc.

    Comparer la monnaie à la situation la pire, c’est vraiment un détournement de l’attention, une base de la manipulation.

    Le problème est que la monnaie fait croire que le troc est la seule solution.

    Pourtant, la monnaie alourdit et complexifie les dons et les cadeaux, qui sont la base de la vie sur Terre et de l’existence de l’humanité : le don et le cadeau existe depuis bien plus longtemps que la monnaie, et a commencé par le don de la vie.

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