Bouteflika est un bon président pour un pays qui n’existe pas (d’après les commentaires ci-haut), disons plutôt que c’est une création de la France ex-nihilo. En tout cas ce fut un très bon ministre des affaires étrangères. Comme suggéré dans certains commentaires, quelle importance que ce soit ce monsieur ou un autre qui soit président, pour les "barbares" comme certains les nomment, cela ne changera pas grand chose. A moins qu’il ne veuille précipiter l’instauration du califat (c’est iznogoud qui va pas être content).
En dehors de la double mise en quarantaine de leur région (les troupes moustachues et les troupes barbues s’y affrontent allègrement comme si c’était le théatre d’opération idéal tandis que les investissements économiques sont bloqués par tous les moyens possibles et imaginables), les barbares restent le bastion et l’avant garde de l’Algérie (c’est peut-être pour ça qu’ils ne veulent pas nous lacher la grappe).
Quand à l’arabisation c’est le meilleur moyen de soutenir la culture Amazigh puisque cela suscite de fortes réactions.
Sinon j’ai lu une traduction d’un petit livre qui fait fureur en Russie, c’est "La mosquée de Notre de Dame de Paris", comme quoi votre tour arrive bientôt et à ce moment là on pourra en reparler en connaissance de cause et ce sera l’occasion de redéfinir le sens du mot barbare.
Je ne suis pas expert ni historien du Rwanda et la seule chose dont je suis certain c’est que la France porte une part de responsabilité, si minime soit-elle, dans le génocide dont il est question. Vous me parlez de légalité internationale et je vous parle d’humanité et de compassion. Luther King n’a-t-il pas dit :
"Never forget that everything Hitler did in Germany was legal" ?
Même l’Italie de Berlusconi a reconnu les souffrances infligées au peuple Lybien et a procédé à des réparations, même si bien entendu ces dernières ont une connotation économique forte, toujours est-il que le symbole est très fort et restera dans les livres d’histoire. Bref, il n’y a pas de honte à reconnaître ces erreurs.
Pour ce qui est de la perte d’influence Française en Afrique, je ne pratique pas la pensée manichéenne et je considère que toute influence qui a pour but l’exploitation des ressources d’un pays sans contrepartie pour les populations est une très mauvaise chose, que cette influence soit Française, Chinoise, Russe ou Américaine, quelle différence cela peut-il bien faire, je serais étonné de le savoir. Entre la peste et le choléra le choix est bien triste.
Ce qui rend votre discours encore plus incompréhensible c’est que la majorité des pays occidentaux pronent la mondialisation économique et financière tout en érigeant des citadelles impénétrables pour ce qui est de la circulation des populations.
Pire encore, vous admettez des rivalités économiques entre la France et les USA, quand dans le même temps ces deux pays se considèrent comme les meilleurs alliés du monde face à des nations émergeantes dont l’influence pourrait remettre en cause leur leadership actuel. N’est-ce pas là un comportement de prédateur ou la seule règle qui vaille c’est "pas de quartier" et où les ententes ne se font que pour bloquer les nouveaux arrivants.
Excusez ma naïveté, excusez moi de rêver d’un monde meilleur. Franchement la France dont vous vantez si bien la culture mérite mieux que ça. A ce petit jeu de la prédation économique, la France va se faire manger toute crue par des acteurs et non des moindres qui revendiquent leur part du gateau et ont vraisemblablement les moyens de leur prétentions (économiques et militaires).
C’est là justement ou la France peut se distinguer, à condition bien sur qu’elle ne se contente pas d’être un prédateur économique comme les autres. Les chinois l’ont d’ailleurs très bien compris et réalisent des infrastructures chez leur partenaires économiques Africains, ce qui profite directement aux populations. C’est pas un hasard si les jeunes Africains se mettent tous à apprendre le Chinoix...
Rien ne sert de tricoter des intrigues et d’échafauder des suppositions, tout ça pour faire passer le pseudo-prestige de la France ou des USA pour la question primordiale quand aux évènements tragiques qui émaillent régulièrement l’Afrique.
La France retrouverait son honneur en admettant ses errements et en reconnaissant ses responsabilités, c’est la seule démarche intelligente ne serait-ce que vis-à-vis des populations, sans parler des aspects politiques et économiques qui sont secondaires lorsque il est question de massacres et de droits de l’homme, notion chère à la patrie des lumières s’il en est.
Que les USA ou la Chine ou quiconque grignotte l’influence de la France en Afrique, peu importe, cela ne justifie pas cette politique de fuite en avant qui consiste à esquiver ces responsabilités sous prétexte que ce serait de la repentance, que ce sont des choses du passé (vers lesquelles l’homme Africain est tourné parait-il).
Actuellement, j’aimerais bien connaître la position des officiels Français quand au génocide des populations Touaregs en cours au niger, car parait-il, ils gêneraient la bonne exploitation des ressources en uranium qui sont pillées sur leur propre terre sans aucune contrepartie pour les populations. Le découpage arbitraire/vicieux des frontières, grande oeuvre de la France, a privé ses populations d’une patrie en les répartissant sur plusieurs pays.
Récemment un responsable d’Areva a publiquement préconisé un génocide pur et simple pour faciliter l’exploitation d’uranium, ceci en présence de la ministre de l’intérieur, impensable....
Ce qui est extraordinaire dans ce cas de figure, c’est que pour une fois Français, Chinois et Américains sont du même coté contre les populations autochtones qui les empêchent d’exploiter les ressources, ce qui fait tomber d’office les arguments fallacieux.
Dans quelle mesure une grande nation comme la France peut-elle s’identifier à une entreprise ?
Finalement vous êtes bien plus pragmatique que vous ne le laissez croire dans certains de vos articles. Toutefois, on sent bien que vous vous retenez, est-ce par désir de produire des écrits équilibrés, pour susciter le consensus le plus large ou ne serait-ce que les limites que vous vous êtes fixé ?
Quand on est conscient comme vous l’êtes de cette déréliction civilisationnelle on ne peut faire l’impasse sur les phénomènes et la dynamique qui nous y mène progressivement. Comme certains commentaires ci-haut le rappelle, nous avons tous notre part de responsabilité. La naïveté et l’individualisme ne sont pas des excuses et les quelques comparses qui président à la destinée de milliards d’autres ne le peuvent que parce que nous le permettons, nous leur laissons le champs libre, en fait un véritable autoroute et la liberté de mener toutes les expérimentations possibles et imaginables.
Vous avez abordé le sujet de l’éducation à propos de l’université, à mon sens c’est la clé du changement mais ce changement n’est possible que si la mission de l’école change radicalement. Au lieu de construire des outils humains pour des tâches prédéterminées, l’éducation au sens noble du terme devrait accompagner et aider des êtres humains à se construire eux-mêmes dès le plus jeune age. C’est peut-être une utopie mais c’est chez les jeunes que l’on peut trouver la souplesse et l’ouverture d’esprit nécessaires à de tels changements, les adultes quand à eux sont par trop conditionnés.
Vous avez aussi évoqué l’innovation technologique et les découvertes scientifiques, dans ce domaine aussi les dés sont pipés : Si la mission de l’école est de produire des outils, fussent-ils les plus pointus et les plus spécialisés, ils ne seront pas en mesure de faire des découvertes dans des domaines autres que ceux auxquels leurs cursus les prédestine. On pourrait penser que les découvertes majeures sont derrière nous mais cela sonne faux, aujourd’hui le secteur privé guide la recherche dans les domaines d’activité rentables. Peut-on toujours appeller cela de la recherche scientifique ?
Plus encore, quand je lis l’expression :"Galilée découvrit la loi des.." je ne peux m’empêcher de repenser aux difficultés quasiment insurmontables à l’échelle d’une vie humaine des découvreurs d’antan, surtout quand ils ont eu affaire à l’ignorance crasse et au conservatisme de leur contemporains. On pourrait être tenté de croire que la situation n’est plus la même en notre époque éclairée des technologies de l’information. Que nenni ! La situation est pire encore car nous n’avons même pas l’excuse du fondamentalisme religieux, les raisons qui font et défont les lumières de notre siècle ne sont que pécuniaires et grégaires, une simple histoire de pouvoir. Il n’est pas utile je pense d’itérer une litanie recensant les savants maudits et les chercheurs exclus, Pierre Lance a écrit sur ce sujet et il semblerait qu’un volume n’est pas suffit...
voilà un article salvateur et éclairé sur les mécanismes employés pour endormir les masses.
On pourrait dire que c’est du vice de haut niveau ou comment profiter à fond d’une crise réelle et se faire passer pour les sauveurs de la civilisation alors qu’on en serait les fossoyeurs. Décidemment la nature humaine est bien putride. Encore un petit shoot financier, un petit dernier pour la route avant que tout ne s’écroule. Allez 3 à 400 milliards injectés dans les veines du junkie, c’est toujours ça de pris.
Après ce shoot majestueux, si la situation périclite, il sera toujours temps d’invoquer d’autres causes et d’autres effets, en attendant jouissons de cet apport de sang frais dans la carcasse branlante du monstre.
Je, tu, il, nous, vous êtes tous des cocus, ceux qui en ont conscience, comme ceux qui ne soupsçonne même pas dans quelle profondeur il se sont fait mettre. Tant que c’est les pauvres qui trinquent, en général personne ne bouge, après tout c’est tous des fainéants qui dorment jusqu’à pas d’heure, ces bouches avides et inutiles. Mais là tout le monde est concerné à part une infime partie qui s’enrichit démesurément au détriment de la grande majorité des gens, classe moyenne comprise, et toujours personne qui bouge...
C’est pas possible, ils ont du mettre une substance dans le réseau d’eau potable pour affaiblir les capacités de nos neuronnes à établir des connexions. Aux états unis au moins ils ont prévu rien moins que l’armée pour faire face à des contestations populaires prévisibles. En Europe, tout va bien dans le meilleur des mondes.