Interessant, bien énoncé mais surtout très juste, voilà un commentaire qui devrait faire l’objet d’un article. Une très belle façon d’expliquer les limites inhérentes au libéralisme.
Excellent article, pondéré et bien documenté, merci à l’auteur.
Sans vouloir être trop pessimiste, je me dit dans mon for intérieur que la notion de moralisation n’est pas suffisante.
En effet qui n’aurait pas agi de la même façon que ceux qui nous mènent au précipice, s’il avait la possibilité de faire de l’argent facile même ponctuellement, surtout s’il sait qu’il y aura toujours des gogos pour payer la facture en dernier recours ?
Là c’est le facteur humain qui intervient et contre cela il n’y a rien de tel qu’une loi, une surveillance, un contrôle de l’état et une coercition sans pitié avec les contrevenants, comme c’est déjà le cas avec tous les délits de droits communs qui sont gênants, assurément, mais ne nous mène pas à un désastre financier global.
Pourquoi tant de haine ?
Tout simplement parce que cela revient à jouer dangereusement avec un bien commun, qui appartient à tous les citoyens et sans lequel aucune civilisation ne peut avancer. C’est comme empoisonner l’eau courante, tout le monde trinque pour les erreurs de quelque uns.
Un bon coup de Karcher dans la racaille financière serait une mesure appropriée, car sauver cette racaille coupable serait l’encourager à réitérer ces erreurs de plus belle. L’apprentissage de la finance et de ses répercutions dans la vie quotidienne devrait être obligatoire au cours de la scolarité.
En effet nous voila dans la mouise pour un bout de temps encore. Que faire ? Bonne question et tout bien réfléchi, il n’y a pas énormément de moyens d’action efficaces à part voter pour les bonnes personnes au bon moment.
Et encore, là aussi c’est pas gagné, car chacun à sa petite idée sur les hommes politiques capable de mener le bateau sur des rivages surs. Il y a bien sur des hommes politiques modérés et avisés qui nous ont averti depuis belle lurette que l’autorégulation du marché nous mèneraient droit au mur, mais à ce moment là ces personnes ont été superbement ignorées. On leur a préféré ceux qui criaient au loup, ceux qui promettaient de contenir l’immigration et la violence dans les banlieues, ceux qui proposaient de dépénaliser les crimes des cols blancs, nous y voilà.
Dans tous les cas, l’action collective étant grâvement compromise (nous sommes trop individualistes) il ne reste guère que l’action individuelle dont l’efficacité laisse quelque peu à désirer. Il reste qu’il n’est jamais trop tard pour l’éducation et l’explication en espérant que cela serve de leçon et que l’on oublie pas de si tôt.
Apparamment il ne fait pas que nager dedans le soros, il fait aussi dans le cynisme. Etant un des principaux acteurs de la débandade financière, il a beau jeu de se présenter comme un oracle. Des gens bien plus sérieux que lui ont prédit depuis plusieurs décennies que le système de taux de change fluctuants fouterait la merde top ou tard. 36 ans après on y ait jusqu’au coup et ça va continuer, je vois pas pourquoi ça s’arrêterait quand la fed et les banques centrales mettent de l’huile sur le feu et garantissent des sommes faramineuses pour sauver qui, les spéculos, ça m’en bouche un coin. Libre-échangiste quand tout va bien et que les profits s’amoncellent et pseudo-protectionniste quand il y a le feu dans la maison finance, pourquoi ne pas jouer selon les règles du jeu et laisser mourir ces entités financières vouées au profit rapide et basées sur du virtuel pour ne pas dire du vent.
Avec les chars et les bombardiers des belligérants chacun sait quel genre de musique on peut jouer. Comme dit la chanson "rainy night in georgia", sauf que cette fois là il pleuvait des bombes sur la tête des gens, misère et désolation...
Je voulais juste vous faire remarquer au passage que c’est toujours ceux qui ne demandent rien qui en prennent plein la gueule, à savoir les civils d’Ossétie du sud et de Géorgie (les militaires eux savent à quoi ils s’engagent).
Sur l’échiquier stratégique des grandes nations, les civils ne sont rien ou alors juste des faire-valoir justifiant les attaques belliqueuses et les expéditions revanchardes.
Plusieurs milliers d’années d’évolution, une technologie capable de réaliser des prouesses et un comportement aussi grégaire que celui de l’homme de néanderthal. On ne pourrait même pas dire que les hommes se conduisent comme des animaux, ce serait trop d’honneur.
La terre est pleine de psychopathes, de malades du cerveau, ce qui est gênant quand ils président à la destinée des nation et des peuples.