@Seth — Qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage. Ils veulent tuer notre langue, ils font alors le nécessaire pour nous persuader qu’elle est ringarde et de seconde classe.
@Grincheux — La marque « TOULOUSE SCHOOL OF MANAGEMENT » de l’université de Toulouse, chère à M. Penan, mériterait d’être attaquée en justice, puisque notre langue par cette appellation est bafouée et la loi Toubon non respectée.
@Captain Nemo — « Management » étant un mot français, pourquoi ne pas dire « manageur » au lieu de « manager » ? De plus, dire que ce n’est pas grave que l’anglais envahisse le français, puisque le français a envahi l’anglais, c’est oublier de préciser que si la langue anglaise est
composée de beaucoup de mots français (les deux tiers, selon Henriette Walter),
c’est que l’Angleterre a été conquise par Guillaume le Conquérant qui y a
imposé le français comme langue officielle. Ainsi durant près de trois siècles,
jusqu’aux environs de 1300, le français était langue officielle en Angleterre,
au point que la devise de ce pays est en français « Honi soit qui mal y
pense ». Mais pourquoi la langue française devrait-elle s’angliciser au même
titre que la langue anglaise s’est francisée, alors que nous, nous n’avons pas
été conquis par les Anglais ? Nous, ou plutôt les Gaulois, avons été conquis
par les Romains. Leur présence en Gaule durant plusieurs siècles a fait que les
dialectes gaulois ont disparu au profit de dialectes oil et oc issus du latin
que parlaient les Romains et c’est à partir de ces dialectes oil et oc qu’est
née la langue française. Par la force des choses, nous sommes un peuple
gallo-romain et non un peuple gallo-saxon, notre langue est une langue latine
et non une langue saxonne, et aujourd’hui, nous n’avons aucune raison
d’angliciser notre langue, à moins d’accepter, dans le contexte de la guerre de
velours, la mainmise anglo-saxonne sur notre pays.
Faire des fautes de français ne doit pas nous empêcher de
parler notre langue, car sinon pas grand monde ne la parlerait, ne l’écrirait.
L’essentiel est de constamment vouloir s’améliorer. Votre juste remarque doit
donc servir à s’améliorer et non à se taire.
Quant à Macron, son anglais n’est pas si parfait qu’on ne le dit. En 2018, lors
d’un voyage officiel en Australie, il avait complimenté en anglais la femme du
1er Ministre par l’expression « your delicious wife », ce qui, en anglais, est une allusion
sexuelle.