« Les religions monothéistes ont en commun de diaboliser le rire et le sexe, et surtout le rire des hommes et le sexe des femmes »
Je ne vois pas bien comment vous passez du particulier au général.
Octave Mirbeau était athée et anticlérical, ce qui le rend finalement assez conformiste pour son époque. Il ne peut guère passer pour un expert en religions malgré son bref passage par le Bouddhisme. Il a certes défendu Dreyfus et moqué les mœurs de son temps (sa carrière va de 1870 à 1908) en oubliant de parler de ses propres mœurs. Malgré son talent littéraire, son œuvre n’a pas la portée intemporelle et universelle qui lui permette de tirer des conclusions définitives sur les religions monothéistes.
3, 8, 10 : c’est la hiérarchie décrétée par les médias. On parle en premier des sportifs et s’il reste du temps des 8 français et il n’est pratiquement jamais fait mention des pilotes argentins. Comme si la valeur humaine se calculait en fonction du temps d’exposition médiatique, comme si la douleurs des proches des uns était supérieure à la douleur des proches des autres…
Quand aux causes de l’accident, un coupable est d’autant plus facilement désigné qu’il est argentin. La vérité sera-t-elle connue un jour ?
@JL Si vous regardez l’histoire des monnaies, la création monétaire par le crédit est une invention relativement récente, les exemples différents ne manquent pas. L’émission monétaire sans contrepartie comme l’a pratiqué en partie la France et les républiques socialistes n’est pas non plus un bon exemple. Ce que j’ai proposé un peu plus haut dans le fil, c’est de faire de la création monétaire sur les fonds propres des projets. Dans ce cas, il n’y a aucun remboursement avant que le projet ne soit rentable et cette méthode force les financiers à faire de la création de richesse parce qu’ils ne sont plus alimenté par les intérêts.
Par ailleurs, ce que je reproche à l’achat d’une voiture est qu’au moment de l’achat, l’essentiel de l’investissement est déjà fait et l’achat n’intervient que marginalement dans le processus de création de richesse et seulement si la voiture n’est pas terminée au moment de l’achat. Pour la maison, on pourrait faire la différence entre une maison déjà contruite et une maison à construire. L’achat de terrain n’intervient presque jamais dans la création de richesse.
@JL Il y a une différence importante : lorsque la banque crée une ligne de crédit avec des billets, ceux-ci sont immédiatement donnés à l’emprunteur et ne sont plus disponibles pour la banque. Il n’y a pas de création monétaire avec ces billets. Ce n’est pas du tout le cas avec la monnaie scripturale où la monnaie est remise immédiatement dans les fonds propres du fait de son inscription sur le compte de l’emprunteur. La banque peut alors prêter plusieurs fois cette monnaie par un mécanisme de clônage avec une limite imposées par les accords de Bâle III. C’est justement à cause de ce coefficient multiplicateur que le président Obama a justifié le fait que le Quantitative Easing aille vers les banque plutôt que directement vers l’industrie. Or cela n’a pas marché du tout et les banques n’ont pas utilisé ces sommes.
En fait, tout ceci n’est pas l’objet de mon propos : La création monétaire par le crédit doit être remplacé par autre chose à cause de la relation entre le crédit et le chômage de masse. Pour créer de la richesse, la dette doit être en augmentation constante, mais les intérêts fixent une limite qui provoque les crises. L’existence de ces intérêts fait que la banque ne s’intéresse pas du tout à la création de richesse mais aux bénéfices apportés par ces intérêts. La monnaie est actuellement fondamentalement une source de déséquilibre pour l’économie (c.f. la théorie de Minsky).
« Mais surtout, s’il n’y a pas de création de richesses, il n’y a pas non plus d’emplois, donc pas de demande, donc pas d’inflation »
C’est tout à fait vrai et c’est pourquoi la technique de création monétaire par le crédit peut être conservée. On aura toujours besoin de crédit pour acheter une voiture ou une maison, mais si le crédit global devient trop important, il peut y avoir des bulles et la variation du crédit peut créer des perturbations dans l’emploi. Nous devons utiliser d’autres méthodes de création monétaire chaque fois que cela est possible.
Le rôle de la dette dans le déclenchement de la crise est sensiblement le même qu’en 1929 mais il y a des différences. L’endettement relatif au PIB est à peu près double de celui des années 20. A l’époque, les entreprises supportaient l’essentiel de la dette et ont réagi en diminuant les dépenses ou en fermant. Aujourd’hui la dette est portée en premier par les institutions financières et ensuite par les ménages. Cette fois-ci, pas question de fermer les états et les ménages comme on a fermé les entreprises endettées en 1929. La déflation sera sans doute plus lente mais plus durable. Les banques, dont les profits sont proportionnels à l’endettement, créent une pyramide de Ponzi avec la dette. Nous n’en sortirons que lorsque le niveau de la dette sera revenu à un faible niveau. Toute variation négative de la dette crée du chômage et il serait sans doute plus efficace d’arrêter tout de suite de rembourser les dettes qui de toutes façon ne pouront pas être remboursées. Cela causera la fermeture de beaucoup d’institutions financières mais devrait les inciter à financer l’économie réelle. Le fonctionnement de l’Euro et des principales monnaies est une incitation au crime pour les banques. Il faudra aussi faire des réformes de ce côté là.