@JPCiron Les chrétiens ne sont pas des surhommes. Cela devrait vous rassurer. Il y a bien sûr des échanges en interne. Saint Augustin, comme moi, n’a pas toujours exprimé les mêmes avis. Un scientifique fait de même. Cela fait partie du processus normal de maturation. Les organisations où l’on ne voit qu’une seule tête ne tiennent pas compte de la diversité des humains et sont malsains car pour ne voir qu’une seule tête, il faut couper tout ce qui dépasse.
L’enfer, je n’y suis pas encore passé. En principe, tout homme à la possibilité d’accéder au salut, Il suffit juste d’accepter d’y vivre dans l’amour de Dieu et des hommes. Je ne connais ps la proportion de ceux qui refusent. Si on devait commencer à se chamailler au paradis, cela deviendrait vite l’enfer qui est conçu pour ça, aussi Jésus veille. Il est vrai que l’enfer peut aussi être sur terre, il existe bien des personnes qui s’y entendent pour faire vivre un enfer à d’autres personnes. Satan aurait dit à un exorciste qu’il s’était fait aider par des hommes. Hitler ou Staline ont toutes les compétences requises.
@Olivier Tout à fait. Les proto-musulmans connaissaient bien le sens de ces mots car il vivaient en Syrie et l’Araméen était la langues des échanges internationaux. C’est plus tard que l’islam a réfuté ses origines syriennes et changé le sens des mots pour les adapter à la légende en cours d’élaboration. La langue et également l’écriture du Coran l’attestent absolument. Les traces des Nazaréens et de la tribu des Qurayš (celle de Muḥammad) sont attestées sur les cartes de Syrie publiées en 1928 par René Dussaud. C’est actuellement en Pays Alaouite entre le Liban et la Turquie. Une autre langue et une autre écriture, influencée par l’Egypte, étaient en vigueur dans le Sinaï et plus au sud. Il est facile de démontrer que la Mecque ne pouvait pas exister au 7ème siècle. La Mecque est une création de l’empire abbasside.
@JPCiron La Bible, il peut y avoir plusieurs niveaux de lecture, en particulier les paraboles. « Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre » (Matthieu 13, 13). C’est très exactement ce à quoi j’assiste dans ce fil. Jésus s’adressait à des pharisiens et c’est dans ce cadre qu’il faut comprendre le texte. Je ne suis pas certain qu’il faille comprendre l’usage de la force pour recevoir le salut et St Augustin s’est certainement trompé, mais beaucoup d’autres également. Il faudrait revenir au texte araméen de la Peshitta pour mieux comprendre, mais je ne suis pas chez moi en ce moment. En araméen nous avons toujours plusieurs sens possible et nous en trouverions peut-être un sens qui serait plus adapté à notre époque. En tout cas, on ne vous forcera jamais à entrer au paradis. L’enfer est déjà bien peuplé et personne ne vous empêchera de les rejoindre.
A part alimenter un anti-christianisme primaire et viscéral, je ne vois pas à quoi peut servir un tel document. J’ai déjà répondu à la question ridicule du plagiat, aussi je ne me répèterai pas, cela tiens de l’obsession.
Le Coran n’est pas une copie de la Bible, mais une libre interprétation du texte. Il n’existe aucune citation de la Bible, seulement quelques allusions destinées à des personnes qui connaissent bien la Bible. Il est amusant de constater qu’un même récit de la Bible peut être répété plusieurs fois dans le Coran mais avec de nombreuses incohérences. Lisez, par exemple, toutes les occurrences du récit de Moïse avec Pharaon. On voit bien que les sources sont multiples. Quand aux Evangiles de la tradition des apôtres, ils ne sont pas vraiment présents, sauf par de très légères allusions. Il est également amusant de constater plusieurs erreurs sur Marie. Le Coran en fait une fille d’Imran, donc la sœur de Moïse. Il a bien existé une Myriam, sœur de Moïse mais elle n’est pas mère de Jésus. De même, le verset 5, 116 place Marie dans la Trinité, ce qu’aucun chrétien n’oserait prétendre.
Tous les récits sur Marie et la naissance de Jésus sont tirés d’Evangiles apocryphes.
Le Coran partage avec les apocryphes chrétiens de nombreuses scènes de vie de Marie et d’enfance de Jésus : * Station sous un palmier dans la Sourate XIX, Marie, 23 (Évangile du pseudo-Matthieu) * Jésus parle au berceau dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 41 et la Sourate XIX, Marie, 30 (Évangile arabe de l’Enfance) * Jésus anime des oiseaux en argile dans la Sourate III, La famille de ‘Imran, 43 et la Sourate V, La Table servie, 110 (Évangile de l’Enfance selon Thomas) * Consécration de Marie dans la Sourate III, La famille de ’Îmran, 31 (Proto-évangile de Jacques) * Vie de Marie au Temple dans la Sourate III, La famille de ’Îmran, 32 et la Sourate XIX, Marie, 16 (Proto-évangile de Jacques) * Généalogie noble de Marie, issue des grands patriarches, dans la Sourate III, 33-34 (Proto-évangile de Jacques I : 1) * vœu d’Anne dans la Sourate III, 35 (Proto-évangile de Jacques IV : 1) * Naissance de Marie dans la Sourate III, 36 (Proto-évangile de Jacques V : 2) * Dieu accepte la consécration de Marie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques V : 1) * Éducation exemplaire et sans tache de Marie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques V : 1) * Marie adoptée par le prêtre Zakarie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques VII : 2-3 et VIII : 1) * Les anges apportent la nourriture à Marie dans la Sourate III, 37 (Proto-évangile de Jacques VIII : 1) * Zakarie devint muet dans la Sourate III, 41 (Proto-évangile de Jacques X : 2) * Les anges exaltent Marie dans la Sourate III, 42 (Proto-évangile de Jacques XI : 1) * Le tirage au sort pour la prise en charge de Marie dans la Sourate III, 44 (Proto-évangile de Jacques VIII : 2-3 et IX. 1) * L’Annonciation faite à Marie dans la Sourate III, 45-47 (Proto-évangile de Jacques XI : 2-3)
Ces correspondances nous montre que la christologie est issue de sectes hérétiques du christianisme et du Judaïsme : Ebionites et Nazaréens. Leur théologie est connu par les nombreux textes des premiers siècles sur les hérésies : Justin de Neapolis, Hégesippe, St Irénée, Tertullien, Origène, Eusèbe de Césarée, Epiphane de Salamine, St Jérôme… lire « Les disciples Juifs de Jésus — du premier siècle à Mahomet » de Dominique Bernard.