@Jean Keim La conscience de soi n’excuse pas l’excès qui peut en être fait. L’amour de soi ne peut dépasser l’amour de Dieu et des autres. L’amour de Dieu est inconditionnel et va jusqu’au sacrifice de soi. Jésus nous a montré l’exemple et c’est bien cette forme d’amour qu’il nous est demandé de choisir. Face à la grâce, nous avons une image négative qui est développée par Satan et affidés. Nous avons à faire un choix. La grâce ne vient que si nous la choisissons et nous sommes responsable de ce choix. Je n’ai vu de pluies de grâces que chez les personnes qui avaient développé cet amour inconditionnel et prient beaucoup. Dieu nous montre ainsi le chemin à suivre. Participant à des prières de délivrance, j’ai également pu constater son inverse absolu : l’infestation par les démons. occultisme, sorcellerie sont les voies royales pour ces infestations mais, comme je l’ai constaté, les blessures de l’enfance sont souvent les portes ouvertes par où tout commence. L’amour que Dieu nous donne doit donc se transmettre par les parents dès le plus jeune âge et toutes les religions qui ne développent pas cet amour sont fautives. Je ne dirai pas que les religions chrétiennes ont fait le jeu des pouvoirs en place, mais plutôt que les pouvoirs en place ont chercher à pervertir les religions chrétiennes pour leur bénéfice. Des chrétiens se sont laissé corrompre, mais il ne faut pas oublier que les armes et le pouvoir ne sont pas de leur côté. Il faut avoir développé un sens très aigu de cet amour inconditionnel (Agapé) pour accepter de mourrir au nom de cet amour plutôt que d’accepter la corruption. Néanmoins, l’histoire de l’Eglise est remplie des témoignages de ces saints mais on préfère ne voir que ceux qui font confiance à Satan. Que celui qui n’a jamais péché jette la pierre.
Dans les religions orientales, la spiritualité est envers les esprits ou les démons. Je ne suis pas sûr qu’ils conduisent au salut, même si les hommes peuvent en tirer des bénéfices par leur expérience des démons. L’idée de la réincarnation signifie que nous ne pouvons être sauvé que parce que nous faisons et non par ce que nous sommes. Ne pouvant tout accomplir en une vie, nous sommes prié de recommencer. Un effet pervers de cette spiritualité, c’est de penser que nous pouvons, par nos propres efforts nous élever à la hauteur de Dieu. Encore de l’orgueil. Le Bouddhisme modère cette affirmation car cette élévation se fait par notre propre effacement, mais le résultat est bien le même. Le Dieu des Chrétiens ne demande pas notre effacement. Nous devons rester nous-même. Nous sommes tous différents et cela même est une richesse. Dieu tient compte de nos particularités pour s’adresser à nous personnellement. A chacun, le message est transmis différemment, mais il n’y a qu’un seul but : nous offrir le salut gratuitement.
@Jean Keim Et le mode de pensée, où trouve-t-il sa source ? On peut avoir été le pire des hommes et recevoir le salut en récompense. C’est arrivé pour celui que l’on nomme « Le bon larron » crucifié en même temps que Jésus... Bien sûr, il a manifesté un acte de foi au dernier moment. Nous pouvons n’avoir jamais rencontré l’amour, mais faire ce choix lorsqu’on est face à Dieu. Nous ne sommes pas forcément responsable de ce qui nous arrive, en particulier lors de la petite enfance et l’absence d’amour peut conduire à une infestation par les démons. Dans ce cas, notre vie peut enchaîner les catastrophes et nous ne sommes pas responsable de l’élément à l’origine de l’infestation, même si nous sommes responsable de nos actes ensuite. Dieu n’est pas pervers et ne peut condamner une personne qui n’a jamais connu l’amour de Dieu à partir du moment où cette personne choisi l’amour. Ce choix entraîne forcément un chemin de pardon qui n’est pas facile pour la personne concernée. C’est encore l’orgueil qui peut nous faire refuser ce chemin et le salut par la même occasion. L’orgueil, c’est toujours l’arme de Satan. C’est par là qu’il nous tient. C’est par l’orgueil qu’une idéologie nous entraîne sur son chemin en nous faisant croire que nous sommes dans le camp du bien et nous impose son mode de pensée. Sans l’orgueil, nous sommes libres.
La séparation entre biens matériels et spirituels n’est pas si évidente. Le pouvoir temporel exige toujours que le pouvoir spirituel se mette à sa disposition pour mieux assurer ce pouvoir. Que devient alors la spiritualité lorsqu’elle est au service d’un pouvoir temporel ? Dans l’islam, elle n’existe pas ou seulement sous des formes pré-chrétiennes. La récitation des 99 noms d’Allah, considéré comme un sommet de la spiritualité islamique est conçue pour nous faire admettre subtilement que le calife, qui possède lui aussi tous ces adjectifs, est l’égal de Dieu.
Petite précision, tous les dons aux Eglises ne sont pas défiscalisables. On ne peut le faire que pour les salaires et les projets d’investissement. Dans cette deuxième catégorie, nous trouvons les améliorations sur les bâtiments, y compris des bâtiments qui appartiennent aux collectivités locales, les projets culturels (nouvel orgue par exemple) mais pas les dépenses de fonctionnement. Chauffer une église du XIIIème siècle ouverte au public, ce n’est pas un budget anodin.
La loi de 1905 n’est pas une bonne loi car elle était calculée pour tuer l’Eglise financièrement par la confiscation de ses dernières ressources. Le reste ayant été confisqué tout au long du XIXème siècle. L’Etat est un mauvais gestionnaire, car ces ressources étaient suffisantes pour financer hôpitaux et écoles. Les contre-parties avaient juste pour but de rendre cette loi provisoirement moins sévère pour une bonne partie de la population. Il s’agissait également de récupérer les églises par l’Etat pour y installer un culte luciférien à sa botte. Ce n’est pas ce qui s’est passé et la guerre de 14 a provoqué une réconciliation entre l’Eglise et l’Etat.
Dans un soucis d’égalité, je propose donc que toutes les idéologies soient traitées comme les Eglises car leurs projets ne sont que des hérésies du christianisme avec la promesse d’un paradis devenu terrestre (grand soir...). Il devrait être demandé à toutes les idéologies de se constituer en associations cultuelles soumises aux mêmes règles que l’Eglise Catholique.
@Jean Keim La guerre n’est pas une fonction de notre volonté mais une conséquence de notre orgueil. Nous pouvons refuser la guerre, mais si notre attitude est orgueilleuse, la guerre viendra de toutes façons. Jésus nous demande d’être dans une attitude d’humilité qui doit nous faire préférer l’obéissance, y compris à César. Donc si l’Etat nous demande à faire la guerre, nous n’avons pas d’excuse à nous y soustraire, même si cette guerre est injuste. Cela ne nous empêche pas d’essayer à notre niveau d’expliquer notre position et de réparer les dégâts que nous pouvons réparer. Ste Thérèse de Lisieux a écrit des choses très belles sur les vertus de l’obéissance (dans « Histoire d’une âme »). Quand à choisir un camp, c’est toujours une affaire de discernement. Mon grand père, paysan mosellan donc allemand, a été enrôlé en 1917 dans l’armée allemande. Il ne leur a jamais dit qu’il parlait allemand (Metz a toujours été francophone) et il a profité de la révolution de 17 à Berlin pour déserter et retourner se cacher en Moselle. Il s’est enrôlé volontairement dans l’armée française quand elle est arrivée mais ils n’étaient pas assez rapide pour rattraper les Allemands... A-t-il fait le bon choix ?