@JPCiron Les démons, je pratique régulièrement dans le cadre des prières de délivrance. J’ai une réelle expérience pratique de leur pouvoir de nuisance et j’ai souvent assisté à leurs manifestations. Jésus je l’ai rencontré et je pourrais en témoigner, quoique devant vous, je ne pense pas que cela serve à quelque chose. Les guérisons inexpliquées sont des signes pour les personnes concernées, elle ne sont pas destinées à convaincre ceux qui ne veulent pas être convaincus, même si j’en ai vu de spectaculaires. Les guérisons sont une manière de marquer la présence de Jésus dans notre monde matériel. Pour l’Esprit-Saint, cela fait partie de mon quotidien et je peux également en témoigner. Il en fait assez facile à détecter. Lisez Galates 5, 22. Les personnes qui ont l’Esprit-Saint en eux cochent toutes les cases. Le reste du chapitre est pour ceux qui n’ont pas l’Esprit-Saint. Personne ne se torture l’Esprit avec les manifestations de Dieu car Dieu est amour. Sa rencontre est apaisante et libératrice. Pour les tortures de l’Esprit, voyez plutôt les démons, ils en sont spécialistes. Mais c’est toujours par les manifestations de Dieu que nous passons de la croyance à la foi. Tant que vous croyez au contenu d’un livre, vous êtes dans la croyance et cela peut être contesté, vu le temps passé entre l’écriture du livre et vous. Ceci dit, les historiens maintenant valident la totalité du contexte des Evangiles. Ils sont donc des témoignages authentiques mais personne ne vous demande de croire à l’enseignement de Jésus. Vous êtes libre de demander à Jésus de confirmer le texte. Faites-donc l’hypothèse que Dieu n’existe pas, mais vous n’en n’aurez jamais la preuve, de même que vous n’aurez jamais la preuve de son existence. Seule la rencontre peut vous assurer, alors torturez-vous l’Esprit autant que vous voulez, moi, j’ai la réponse. J’ai rencontré des athées qui ont passé leur vie à chercher une preuve de l’inexistence de Dieu. Ils ont lu tous les grands philosophes sans trouver de réponse. Pourquoi un tel acharnement alors que l’existence même de Dieu est une bonne nouvelle, sauf sans doute pour les orgueilleux pour qui cette idée est insupportable. l’Enfer est à coup sûr leur choix personnel. Dieu respectera ce choix par amour même. Pourquoi imposer une éternité dans l’amour lorsque la personne refuse l’amour d’un autre que de lui-même ?
@JPCiron Non, pour un Chrétien, le diable n’a que les pouvoirs que nous lui donnons. Avant de lui donner jusqu’à notre volonté, nous avons tous les moyens pour le chasser. Il n’est qu’une créature, plus intelligente que nous, mais il n’a pas accès à notre pensée, ni même à aux événements de l’avenir. Jésus par contre, a tous ces pouvoirs, mais il a également l’amour. Et par amour, il ne fera rien contre notre volonté propre. Quand Jésus nous rencontre, il sait déjà comment nous allons réagir. Il sait également comment nous allons mourrir. Il ne rencontre donc que les personnes qui vont réagir positivement et qu’il sait qu’il peut les sauver par cette rencontre. Si vous voulez rencontrer Jésus pour chercher des arguments contre lui, vous n’y arriverez jamais. Ce n’est pas Dieu qui a chassé les Juifs, ce sont les Juifs qui ont chassé Dieu. La grande majorité des Juifs de Jérusalem se sont convertis au christianisme dès les premiers siècles mais quelques obédiences l’ont refusé et se sont révoltés contre les Romains qui les ont chassés. Cela s’est traduit par des massacres de chrétiens par les Juifs, en particulier en 614, lorsque les Perses ont donné le pouvoir sur Jérusalem à des Juifs rabbanites. 30000 morts chrétiens, tout de même. Cela s’est également traduit par des imprécations anti-chrétiennes dans les Talmud. Ce sont des Juifs Nazaréens qui sont à l’origine de l’islam et qui leur ont transmis la haine des autres Juifs et des Chrétiens, haine que l’on retrouve dès la première sourate du Coran. Il n’y a aucune haine contre les Juifs et les Musulmans dans le Christianisme. Par contre le Judaïsme actuel et l’islam sont des hérésies judéo-chrétiennes qu’il convient de ne pas suivre. Il ne faut pas confondre la religion et les personnes. Il est toujours possible pour un chrétien de rencontrer Dieu s’il le cherche, c’est impossible pour un Juif ou un Musulman en tant que tel. Dieu ne rencontre d’ailleurs que des personnes et non des Eglises ou des obédiences. Lorsqu’un Musulman rencontre Jésus, il sait déjà qu’il est devenu chrétien au fond de lui même.
@JPCiron Le problème de l’homme, c’est qu’il n’est pas Dieu, donc, il ne peut prétendre répondre à toutes les questions. Ce qu’il sait sur Dieu est lié à ses propres observations sur laquelle l’interprétation est personnelle. La Trinité, nous pouvons l’observer : nous pouvons rencontrer Jésus, je ne dirais pas face-à-face, car nous ne le voyons pas, mais nous pouvons dialoguer. Quand à l’Esprit-Saint, c’est Dieu quand il nous guide. Il est en nous, mais nous ne sommes pas lui et ne pouvons dire les choses à sa place. C’est toujours a posteriori que nous pouvons deviner sa présence. Quand Dieu a quelque chose à me dire, il l’inscrit dans mon cœur comme quelque chose que nous savons depuis toujours. Il n’y a pas de mots et si je veux en parler, je ne peux qu’utiliser mes propres mots et faire ma propre interprétation, forcément liée à ma culture. C’était déjà ainsi que fonctionnaient tous les témoins et prophètes de l’Ancien Testament. Donc, sans une connaissance précise de la culture de l’âge du Bronze tardif, l’interprétation de ces livres est délicate. Pour les chrétiens, les textes de référence sont un peu plus récents et fixent les dogmes de manière précise. Le dogme n’est pas un commandement ou une interprétation figée, mais l’Etat des lieux aujourd’hui de notre interprétation. Un dogme est toujours amendable, mais vous devez disposer de solides arguments car le consensus qui a mené à sa rédaction s’est fait sur plusieurs siècles. De Dieu, nous n’avons que deux qualificatifs : Amour et Père, qui ne se retrouvent pas dans les 99 noms d’Allah. C’est par l’acceptation de son amour que nous pouvons rencontrer Dieu, ou plutôt, c’est lui qui vient à notre rencontre. Cette rencontre est fondamentale pour passer de la croyance à la foi. Malheureusement, beaucoup fuient cette rencontre car ils en craignent les conséquences, en particulier à cause de notre orgueil. Pourtant, cet amour nous rend libre.
@JPCiron « le texte introduit « l’enseignement du respect et de l’estime pour les diverses religions non-chrétiennes, dont les religions musulmane et juive ». » En fait, vous faites une confusion très courante. L’estime est pour les Musulmans et les Juifs et jamais pour les religions musulmane et juive.
Ce texte « Nostra Aetate » montre des faiblesses dans la compréhension de l’islam par l’Eglise qui datent le document. Cela rend la compréhension de ce texte ambiguë, mais à cette époque l’église subissait l’influence de Francs-Maçons comme Massignon. Aujourd’hui, cette influence a disparue et la connaissance de le l’islam a beaucoup progressé avec les travaux d’historiens, d’archéologues, d’épigraphistes, de linguistes... Lisez « Le grand secret de l’islam » d’Odon Lafontaine qui a fait un important travail de synthèse.
Mais il est encore possible de trouver une lecture de « Nostra Aetate » qui ne pose pas de problèmes.
"La religion musulmane, c’est dans le titre du paragraphe, mais le texte parle des musulmans et pas de l’islam. C’est une erreur très courante d’interprétation de ce texte. Marie-Thérèse Urvoy (« Islamologie et monde islamique »), de l’Université Catholique de Toulouse fait remarquer que le Dieu que nous adorons n’est pas le même : « Le texte de Nostra aetate a induit une autre méprise irréparable en affirmant que les musulmans adorent le même Dieu unique que les chrétiens. Si certains musulmans considèrent sincèrement qu’il en est ainsi, les chrétiens ne peuvent aucunement reconnaître en ce même Dieu le Dieu révélé en Dieu-Fils incarné, venu pour le salut des hommes. Le salut en christianisme et en islam sont à différencier : pour le premier il est lié au péché originel, qui n’existe pas en islam ; pour le second, le salut du croyant est lié à l’obéissance au commandement de Dieu, obéissance qui le sauve des tourments de l’enfer éternels (waʿīd) et lui fait gagner une réelle rétribution au paradis (waʿd). Dieu fait lui-même cette double promesse au croyant dans la révélation coranique. »
Il est à noter au chapitre précédent (2) que le début du deuxième paragraphe est souvent cité par ceux qui refusent l’Evangélisation des Musulmans, en particulier « L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. […] ces doctrines qui […] cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. » en oubliant la suite : « Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est la voie, la vérité et la vie » qu’il nous faut rappeler sans cesse. Ce n°2 s’adresse plutôt au religions pré-chrétiennes qu’à l’islam qui fait l’objet du n°3.
@Jonas Tout à fait et il existe de très nombreuses mentions de la présence du Peuple juifs de l’autre côté du Jourdain jusqu’au Yemen. Certaines villes étaient presque exclusivement peuplées de Juifs qui s’étaient regroupés selon leurs sectes très diverses : rabbanites, ébionites... Seules quelques sectes, dont les chrétiens, qui ne s’étaient pas soulevés ont eu le droit de revenir. En 614, lors de la conquête de la ville par les Perses, elle était majoritairement chrétienne. Les Perses ont confié le pouvoir sur la ville aux Rabbanites mais ceux-ci ont massacré près de 30000 chrétiens sur une dispute sur la reconstruction du Temple. Les Rabbanites ont été chassés à nouveau et se sont les judéo-nazaréens qui se sont emparés de la ville en 634 en emmenant les Arabes avec eux. On connait la suite. Ceux-ci ont reconstruit trois fois de suite le Temple (le dernier est le Dôme du Rocher), sans jamais y faire revenir Dieu ou Jésus.