Novembre 2016 (bis) : L’entreprise
pétrolière étatsunienne, ConocoPhilips, intente un procès à PDVSA
devant une cour de l’état du Delaware au motif de l’échange de bons. En
allant sur le terrain de la Justice, le but recherché est d’effrayer les
participants et au bout du compte de faire échouer l’opération.
Décembre 2016 : L’entreprise
Crane Currency, fournisseuse des billets de monnaie au Département
étatsunien du Trésor et engagée par le Venezuela pour imprimer les
espèces monétaires vénézuéliennes retarde l’envoi des nouveaux billets
afin de créer inquiétude et chaos dans la population.
Janvier 2017 : Le
fonds d’investissement Adar Capital Partners, dont le siège est aux
îles Caïman, soutient que le Venezuela ne sera pas en défaut en 2017, ce
qui contredit les messages des trois grandes agences d’évaluation des
risques sur l’imminence de la crise de la dette vénézuélienne.
Avril 2017 : Depuis
la présidence de l’Assemblée Nationale (en insubordination), Julio
Borges, demande à plus de 20 banques internationales de cesser tout lien
économique et financier avec le Venezuela, transformant le parlement un
instrument de légitimation du blocus financier.
Mai 2017. La
banque étatsunienne Goldman Sachs achète pour 865 millions de dollars
de bons PDVSA, opération déclarée “nulle et non avenue” par l’ancien
président de l’Assemblée Nationale, Julio Borges, et que l’opposition
majoritaire dans cette assemblée persiste à refuser car elle contrevient
aux exigences qu’elle avait émises en avril.
Mai 2017. Julio
Borges se réunit avec le conseiller en sécurité nationale de la Maison
Blanche du moment, le général H. R. McMaster, afin de coordonner des
sanctions financières et économiques contre le Venezuela.
Juillet 2017 :
L’entreprise PNC Delaware Trust Company (qui gère des portefeuilles de
titres de Pdvsa) informe Pdvsa que sa banque intermédiaire (PNC Bank)
n’acceptera plus de fonds de l’entreprise pétrolière.
Juillet 2017 (bis) :
La banque étatsunienne Citybank refuse de recevoir un paiement de
l’Etat vénézuélien destiné à l’achat de 300.000 doses d’insuline.
21/08/2017 :
La Bank Of China basé au Panama informe le Venezuela, que suite à des
pressions reçues de la part du Département du Trésor des USA ainsi que
du gouvernement du Panama, elle ne réalisera plus aucune transaction en
dollars de ou à destination du Venezuela.
22/08/2017 :
Plusieurs banques russes informe le Venezuela de l’impossibilité de
réaliser des transactions avec des banques vénézuéliennes en raison de
la restriction imposée par les banques intermédiaires des Etats-Unis et
de plusieurs pays européens.
28/10/2015 :Le
général John Kelly, alors Commandant de l’United States Southern
Command (SouthCom), déclare que les Etats-Unis interviendront au
Venezuela en cas de crise humanitaire dans ce pays.
Avril 2016 :
Le blocus financier commence. A partir de cette date, les institutions
vénézuéliennes titulaires de compte bancaires à l’étranger se voient
stipuler des restrictions pour la réalisation de paiement en dollars.
Avril 2016 (bis) : Dans
un rapport, le FMI sonne l’alerte sur la “catastrophe économique” au
Venezuela, générant ainsi des perspectives d’effondrement, d’inflation
et de pénuries qui légitiment les actions de guerre économiques menées
par Fedecamaras (MEDEF vénézuélien) et Consecomercio.
Mai 2016 : L’Assemblée
Nationale (en insubordination), majoritairement aux mains de
l’opposition, vote une loi qui annule tous les contrats pétroliers, les
investissements internationaux et l’émission de dette ; ce faisant, elle
prétend assécher toute injection d’argent frais dans l’économie du pays.
Mai 2016 (bis) :
La Banque Commerzbank (Allemagne) ferme les comptes de plusieurs
institutions vénézuéliennes dont ceux des banques publiques
vénézuéliennes et ceux de Pdvsa, l’entreprise pétrolière.
Juillet 2016 : La banque étatsunienne Citibank interdit á son réseau d’intermédiaires bancaires du Wolfsberg
Group (un conglomérat qui regroupe des banques internationales
d’envergure telles que Banco Santander, Crédit Suisse, Deutsche Bank,
Goldman Sachs et JP Morgan Chase) d’opérer des transactions avec les institutions vénézuéliennes, dont la Banque Centrale du Venezuela.
Juillet 2016 (Bis) : L’indice
du risque pays EMBI, créé par la banque JP Morgan, situe le Venezuela
avec le plus haut risque du monde (2640 points), très supérieur à celui
de pays en guerre comme par exemple l’Ukraine. Mais JP Morgan a omis
d’intégrer le fait qu’en 2016 l’Etat vénézuélien a pu rembourser 6
milliards de dollars de sa dette externe ; la banque fait ainsi de la
variable du risque-pays sans étayage économique, une arme purement
politique.
Août 2016 :
La fermeture unilatérale des comptes d’intermédiaires bancaires oblige
le Venezuela à opérer à partir d’autres monnaies alors que la plupart
des devises obtenues par la vente de Pétrole sont en dollars. Le pays
subit de grosses pertes dues aux nouveaux coûts de transaction, de
change et des coûts opératifs.
Août 2016 (bis) :
La Banque Novo Banco (Portugal) informe l’Etat vénézuélien qu’elle ne
réalisera plus d’opération en dollars avec des banques ou des
institutions vénézuéliennes, á cause de la pression exercée par ses
intermédiaires bancaires.
Décembre 2014 :
Le Congrès des Etats-Unis approuve la loi 113-278 intitulée « Loi
publique de défense des droits de l’Homme et de la Société Civile au
Venezuela ». Cet instrument juridique dicte la ligne d’action politique
du gouvernement des Etats-Unis et de ses vassaux contre le Venezuela. La
loi 113-278 établit la possibilité de prendre des mesures unilatérales
coercitives contre le Venezuela dans les domaines économiques,
financiers et commerciales. De plus, elle stipule de « travailler » dans
ce sens avec ses partenaires membres de l’Organisation des Etats
Américains (OEA) et de l’Union Européenne. Janvier 2015 :L’agence
étatsunienne d’évaluation des risques Moody’s dégrade le risque pays du
Venezuela au niveau CCC ; cette note place les bons vénézuéliens et de
l’entreprise pétrolière PDVSA au bord du défaut de paiement dans une
manoeuvre visant ainsi à compromettre la réputation financière
internationale du pays.
Février 2015 : L’agence
d’évaluation Standard and Poor’s abaisse la note du risque de la dette
vénézuélienne et de PDVSA à CC ; cette note particulièrement négative a
pour conséquence de restreindre l’accès du Venezuela aux financements
internationaux.
Mars 2015 : Les
trois principales agences de notation du risque, Standard and Poor’s,
Fitch Rating et Moody’s, lancent des alertes sur un prétendu défaut de
paiement du Venezuela, ce qui ne manquerait pas d’entraîner de graves
difficultés économiques.
08/03/2015 :
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, signe l’Ordre exécutif 13692
(le « décret Obama »). Ce dernier se base sur la Loi des Pouvoirs
Economiques en situation d’Urgence Nationale, sur la loi d’Urgence
Nationale et sur la Loi 113-278 pour déclarer le Venezuela « une menace
inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la
politique extérieure des Etats-Unis ». Ce décret va permettre
l’élaboration légale des attaques économiques que subit le Venezuela
depuis cette date. Juin 2015 : La
COFACE, entité financière française, reprend les notes de Standard and
Poor’s, Fitch Rating et Moody’s, qualifie le risque-pays du Venezuela
comme le plus élevé d’Amérique latine et le compare à celui de pays
africains actuellement en guerre, dans le but de tarir les sources
d’investissements au Venezuela.