• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 33 1558 8280
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 6 août 2006 16:58

    @ Moi l’arabe l’algérien le musulman et qui n’aime pas beaucoup les Berbères

    1 - je n’ai pas visité un pays au lendemain de son indépendance, comme vus le dites, j’y ai vécu pendant plus d’un an. Je l’ai parcouru du Nord au Sud et d’Est en Ouest à plusieurs reprises, j’ai vécu à Oran et à Alger, je connais très bien Annaba et Constantine, et c’était plus de 25 ans après la déclaration d’Indépendance. Vivant à 23 km de la frontière tunisienne j’ai eu l’occasion de me rendre très souvent dans ce pays et j’ai pu constater chaque fois la différence de niveau et de style de vie qui sautait aux eux. Pour seule référence, je vous parlerai de l’immense casse à ciel ouvert, perdue sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, dans les dunes entre Tozeur et Oued Souf. C’est là que les Tunisiens venaient déposer des centaines de véhicules d’occasion provenant de France que les Algériens s’empressaient de démonter pièce par pièce en une nuit. La situation a peut-être changé depuis, mais le fait mérite d’être souligné : 20 ans de perdus...

    2 - Le directeur du port d’Oran que j’ai bien connu n’était pas là dans le cadre d’un contrat de coopération compris dans les accords d’Evian. Directeur de l’école d’Officiers de la Marine à Mostaganem, il avait appelé au secours en 1977 je crois, par les autorités d’Oran pour remettre sur pieds le port qui courait à la catastrophe économique, vu que les dirigeants locaux ne pensaient qu’à s’en mettre plein les poches en rackettant les patrons de bateaux.

    3 - Si l’Algérie a une superficie qui fait quatre fois celle de la France elle le doit à la colonisation (eh oui, je sais qu’il n’est pas de bon ton de parler ainsi. Mais j’ai déjà eu l’occasion de vous dire le fond de ma pensée à ce sujet. Vous êtes-vous procuré depuis l’excellent livre de Laugnier de Tassy qui fait un bilan significatif de ce qu’était la bande côtière de ce qu’on appelait alors le rauyaume d’Algerà la fin du XVIIIème siècle. Quoiqu’il en soit je ne vois pas ce que la superficie de l’Algérie vient faire dans notre échange de point de vue.

    4 - « Ou tu dors ou tu te tais- C’est ça une colonie ». Phrase itrée du film « L’opim et le bâton ». Alors donnons quelques chiffres :

    Parmi 630 000 propriétaires terriens musulmans en 1954, 8 500 possèdaient plus de 100 hectares (en moyenne 200) 15 500, entre 50 et 100, et 605 000 moins de 50 (dont 440 000 moins de 10).

    Peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale, l’Algérie a connu un des plus forts taux démographique du monde. L’accroissement annuel de la population musulmane était alors de 2,58 % en 1954. Aucune administration, dans aucun n’aurait pu faire face à une telle charge (école, hôpitaux, logements urbains). A noter qu’aujourd’hui encore le pays n’a pas fini de payer l’addition. Et ce n’est pas la phrase célèbre mais dangereuse de Boumediene tapant du poing à la tribune de l’ONU en hurlant que « la richesse de l’Algérie était dans sa jeunesse ». On en vite pu en mesurer la pertinence. 15 ans après, tous ces jeunes n’avaient qu’une idée en tête : quitter le pays.

    5 - L’histoire ne s’écrit pas en mettant bout à bout les réflexions personnelles d’officiers en exercice.

    6 - Pour ce qui est des professeurs ayant exercé en Algérie, tout le monde s’accorde à dire que ce secteur a été sinistré presque définitivement par le programme d’arabisation. Déjà Boumediene avait décidé d’en corriger les pires excès en ouvrant à nouveau le pays à des enseignants français, anglais, ou espagnols, ceux que vous avez connu. Des profs russes, il n’y en eu pas beaucoup, par contre on en trouvait beaucoup dans les hôpitaux. La population, généralement s’en méfiait beaucoup.

    Il y avait par contre beaucoup d’enseignants issus du Proche ou Moyen Orient (généralement issus de milieux intégristes) dont les gouvernements de ces pays cherchaient à se débarrasser. Ce sont eux qui ont fait germer les premières graines intégristes dans la conscience de jeunes étudiants qui souffraient terriblement dans leur quotidien et plus encore dans leur vision du futur.

    7 - Pour ce qui est des Kabyles, je n’ai pas à m’immiscer dans vos guerres intestines. Vous reprochez aux Kabyles ce qu’on reprochait autrefois aux Juifs. S’ils se sont enrichis un peu trop aux yeux des autres groupes locaux, c’est qu’ils ont accepté des travaux qui rebutaient ceux qui disposaient du pouvoir politique et qui refusaient de se salir les mains. Quant à leurs habitudes de polygamie et de mariage multiple, ce n’est sans doute pas à la population arabe de leur donner des leçons. Refoulés par les Arabes, les Kabyles ont été contraints de vivre dans des montagnes pauvres qui ne parvenaient pas à les nourrir. Parvenus à l’âge adulte, la plupart quittaient le pays pour travailler dans des villes où ils ouvraient des commerces, et travailleurs acharnés peu enclins au plaisir immédiat, ils y ont prospéré. Dans ces villes, ils prenaient femme et ils fondaient une famille. A la fin de leur vie, la nostalgie les faisant retourner au pays, nombreux étaient ceux qui abandonnaient femme et enfants, non sans leur assurer quand même quelque moyen d’existence. Les Ibadites de Ghardaïa faisaient la même chose, de façon plus systématique encore, et je crois bien qu’ils le font toujours.

    8 - Je persiste à penser que l’archevêque d’Alger, s’il a le sens des responsabilités, n’est pas là pour jeter de lui sur le feu entre Arabes et Kabyles. Certains ecclésiastiques s’y sont essayés au Maroc, en 1930, à l’époque du fameux Dahir Berbère et ils s’en sont mordus le goupillon jusqu’au bout du manche.

    9 - Pour ce qui est des lieux de mémoire concernant Koseïla et de la Kahenna, vous m’avez mal lu. Je n’ai jamais dit qu’ils étaient gardés par des militaires, puisqu’il n’y en a pas. S’il existe bien le tombeau d’Oqba ben Nafi à Biskra, rien ne permet de rappeler les exploits des chefs berbères que je vous ai cité. A quand un boulevard Jugurtha à Alger ou une salle de concert Massinissa ?

    10 - Les ruines que les militaires gardaient à la Khalaâ des Beni Hammad, ne l’étaient pas pour qu’elles soient protégées du pillage. A l’époque, j’ai souvent visité Timgad, Tiddis, Tipasa, Djemila, et je n’y ai jamais croisé un militaire. A la Khalaâ, il n’y avait rien à voler, pour la bonne et simple raison que la totalité des monuments érigés au temps de sa splendeur, avant été minutieusement dépecés (l’usage était courant à l’époque) par les Béni Hammad eux-mêmes quand ils avaient décidé de transférer leur capitale à Bejaia. Non. Que vous le vouliez ou non, le gouvernement algérien d’alors voulait effacer de la mémoire de son peuple la grandeur passée d’un royaume berbère (entre parenthèse une bonne bande d’intégristes kharijites) et il est toujours dans les intentions de Bouteflika de s’en tenir à cette politique. Qu’elle s’explique ou pas est une autre histoire.

    11 - Concernant Boutflika et son jeu de Saute mouton, vous dites : « c’est du n’importe quoi, et même, après tout, c’est son pays ! » Peut-être, mais il n’a pas a en disposer à sa guise, pas en crachant au visage d’une partie de ses concitoyens. Mais chez lui, ça semble devenir une habitude, puisque il crache maintenant ouvertement à celui des Français qui pourtant lui ont donné un enseignement de qualité (enseignement qui lui a donné les armes intellectuelles pour se révolter contre eux), et qui le soignent aujourd’hui de façon régulière et bien civile

    12 - Concernant l’attitude des gens face au travail, ce n’est pas pour moi une question d’origine, mais une question de culture, de traditions. Je vis au milieu des Sahraouis qui, sous bien des aspects me font penser à des nomades saoudiens fossilisés. Allez donc demander à un Sahraoui de serrer un boulon ou de planter un clou. Et vous verrez comment il vous fusillera du regard. Dans tout le Sahara que je connais très bien, les Berbères travaillent manuellement et les Arabes occupent la quasi totalité des postes administratifs où ils ne se tuent pas à la tâche.

    12 - Pour ce qui est de la blancheur de votre teint. Vous n’êtes pas sans savoir que durant tout les IVème et Vème siècles, le Maghreb a été envahi puis conquis par les Vikings et des tas de tribus descendues du Nord de l’Europe. Les Kabyles et les gens de la région de Tlemcen, d’origine berbère, sont ceux qui portent le plus la marque du brassage génétique qui s’est opéré lors de ces invasions puisque ce sont eux qui formaient l’essentiel de la population d’alors, si l’on excepte les Juifs et les romano-byzantins. Les Arabes sont arrivés plus tard. Ils en portent donc nettement moins la trace. Et puis, il ne faut pas oublier le brassage continu pratiqué au cours des siècles par les esclaves affranchis, par les renégats, et par les Turcs qui, dans leurs armées d’occupation, avaient déjà brassé différents peuples.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 6 août 2006 15:11

    @ Roger

    Moi, il y a longtemps que j’aurais déménagé du sud Liban, et ce quelle que soit ma confession (juive, chrétienne ou musulmane - mais je suis athée) pour ne pas avoir à vivre avec des fous. Je serais parti m’installer à Beyrouth (mais pas dans les quartiers sud, pour retrouver les mêmes givrés) ou alors plus au nord. A1insi, mes enfants, il y a bien longtemps que j’aurais tout fait pour les mettre à l’abri de la barbarie. Vous croyez que je les aurais laissés grandir aux milieu de fous qui n’ont que des kalachnikov à brandir dans les rues ? A trop vouloir jouer avec les armes, on finit toujours par s’en servir. Les Américains en savent quelque chose.

    En ce moment, il meurt chaque jour à peu près autant d’Irakiens que de Libanais. D’un côté c’est une guerre qui oppose une des plus fortes armées du monde à une milice surarmée, de l’autre deux factions rivales d’un même peuple qui n’en finissent pas d’écouler des stocks de munitions qui viennent d’on ne sait où. Ça ne vous fait donc plus rien ?

    Bien sûr, quand ça se sera calmé du côté du Liban, vous redescendrez à nouveau dans la rue pour crier votre indignation retrouvée pour tous les innocents qui tombent à Bagdad, à cause d’une horrible guerre interreligieuse. Pas de doute. Pour vous l’indignation est un métier.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 6 août 2006 14:51

    @ chirko

    Piqué au milieu d’un concert d’indignations ciblées : « Comment peut-on avoir une réaction aussi débile que de penser que des familles risques la mort de leurs enfants ? »

    N’y a-t-il aucune mère par là-bas qui ne soit venue proclamer devant les caméras qu’elle était fière de savoir que l’un de ses enfants s’était fait exploser avec une bombe posée sur le ventre ?

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 6 août 2006 14:30

    @ Moi l’arabe l’algérien le musulman

    Allez donc voir si Bourguiba mangeait dans les mains des Français au moment de Bizerte et quand il protégeait, sur son territoire, les combattants du FLN. Allez faire un tour du côté de Souk-Ahras, de Tébessa, de Guelma, de Ouenza. On s’en souvient encore.

    J’ai longtemps vécu à Tébessa au temps de Boumediene. Je me souviens que presque chaque soir, en allant rendre visite à des amis algériens, ils regardaient presque tous la télévision tunisienne. Bourguiba y parlait pendant des heures, environ une fois par semaine. Le programme était particulièrement bien suivi. Souvent, je passais la frontière et j’allais du côté de Kairouan ou de Gafsa. J’y trouvais un pays moderne, propre, qui contrastait avec ce que je voyais régulièrement du côté de Constantine, de Batna, de Tizi-Ouzou, sans parler d’Alger, ou d’Oran.

    A propos d’Oran, je vous signale qu’à cette époque c’était encore un Français qui gérait le port car la wilaya avait eu trop de problèmes avec les responsables locaux. Il fallait voir alors ce qui se passait alors en rade d’Alger ou d’Annaba. Certains bateaux restaient plus d’un mois en mer avant de pouvoir décharger.

    Pour ce qui est de Jacques Berque et de « L’opium et le bâton » écrit par Mouloud Mammeri, ouvrage qui figure en bonne place dans ma bibliothèque, j’y trouve toutes les contradictions qui font encore l’Algérie d’aujourdhui, puisqu’il fait dire à l’un des protagonistes qui, dès la page 13, exposent le thème du roman (Béchir et Ramdane) : « Une révolution bien faite devrait fusiller les intellectuels, en tout cas ceux qui ne se contentent pas de répondre : présent, le petit doigt sur la couture du pantalon et la vue basse. »

    Je ne dis pas que Mouloud Mammeri ait tenté là une profession de foi. Mais à se référer à un texte, autant que ce soit tel qu’il a été écrit. L’opium et le bâton, ça veut bien dire qu’en toutes circonstances, il y a deux attitudes possibles, d’un côté comme de l’autre.

    Quant à Jacques Bergue, je n’ai qu’à vous citer le titre d’un de ses ouvrages les plus connus, « Le Maghreb entre deux guerres ». L’ouvrage a été édité en 1962. Quelle est donc la deuxième guerre qu’il a pressenti alors ? A la fin de l’ouvrage, page 423, il écrit : »Le débat islamo-méditerranéen dont ce livre a voulu saisir une phase, considérable sans doute par le défi, et pathétique pour nos cœurs, reste assez limité dans l’espace et dans le temps ». Le futur a rattrapé douloureusement monsieur Berque. Cette considération dénote un manque de clairvoyance manifeste dont il n’a jamais eu le courage de se repentir.

    En France aucune synagogue, église ou cathédrale n’est financée par l’état si elle n’est pas considérée comme un monument historique. La Grande Mosquée de Paris, construite il y a plus de cent ans près du Jardin des plantes et donc bien visible depuis les bords de Seine, bénéficie à juste titre de ce statut et ses bâtiments, hammam compris, sont entretenus par l’Etat. Je soulignerai néanmoins avec de nombreux républicains acharnés l’anomalie des rapports entre l’Eglise et l’Etat en Alsace.

    Je vous remercie de m’avoir indiqué l’origine sémantique du mot Kabylie ui, si devait en rester à cette considération, aurait pu tout aussi bien s’appeler « Leftie » puisque, comme vous n’êtes pas sans le savoir, le Left est une confédérations de qabila.

    Je ne considère pas cette région comme juive ou chrétienne. J’ai simplement rappellé un fait historique bien connu, qui est soigneusement effacé de la conscience politique de ce peuple qui a droit à autant de respect que les descendants des envahisseurs arabes qui les ont plus ou moins tourmentés pendant des siècles.

    Pour ce qui est des « courbettes » que les Kabyles « nous » feraient en changeant le prénom de leurs enfants, décidément, c’est une obsession chez vous, ce complexe de la soumission. Ne serait-ce pas dû au fait que vous vous proclamez « esclave » ou « serviteur » de Dieu (selon la signification que l’on veut ben donner au terme Abd’) et que pour beaucoup de « pratiquants du vendredi » j’utilise l’expression come on dit « peintre du dimanche », l’essentiel de la dévotion se résume un peu trop à des prosternations face contre terre ? Je me souviens d’une couverture de l’excellent périodique marocain « Tel Quel » qui titrait, il y a juste deux ans, « Marocains, serions nous serviles ? » A méditer.

    A noter que quand Bouteflika a eu un peu trop de problèmes avec les Kabyles, il est allé demander du renfort à leurs « cousins » Berbères, les Touaregs de Tamanrasset. C’est bien de jouer à saute-moutons.

    Pour ce qui est de l’archevêque d’Alger, là aussi, êtes-vous assez naïf pour croire qu’il est libre de toutes ses déclarations ?

    A propos des lieux de mémoire en souvenir de Koseïla et de la Kahenna, vous seriez très aimable de m’indiquer où ils se trouvent pour parfaire ma documentation sur le sujet. Je vous signale en outre, que les ruines de la Kalaâ des Beni Hammad (près de Tiaret) ont longtemps été interdites à la population algérienne et qu’elles étaient gardées par l’armée algérienne. Je m’y suis moi-même cassé les dents. Il faut dire qu’elles témoignent de la puissance d’un royaume berbère qui avait réussi à imposer son influence à vaste territoire. Plus tard, les Beni Hammad se sont installés à Béjaïa. Une avenue de cette belle ville porte-t-elle leur nom ?

    Alors, n’allez pas comparer Pierre et Marie Curie aux Berbères qui se sont battus contre les Arabes. Votre comparaison est ridicule. Nombre d’immigrés ont choisi de changer de prénom ou de patronyme à partir du moment où ils avaient décidé de changer totalement de vie. Quoi de plus naturel. Le nom, ce n’est pas génétique. Vous voudriez donc traiter les individus comme des marques déposées, avec des copyrights et des droits d’auteur ?

    Et les Kabyles qui sont les Corses de l’Algérie ? Il y a pourtant une différence patente que vous passez, peut-être intentionnellement, sous silence : chez nous, on dit (ou on médit) que les Corses ne sont pas franchement portés sur le travail. En Algérie (mais pas seulement), on a longtemps prétendu que ce sont les Berbères qui, bien souvent, se tapaient tout le boulot, pendant que les Arabes palabraient.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 6 août 2006 12:13

    @ IP:xxx.x01.133.153- Peut-être Marouane ?

    D’accord avec vous, la pacification du Proche Orient passe avant toute autre considération par le règlement équitable de la question palestinienne, donc par la proclamation, au plus tôt, d’un état viable et pas d’une poussière de confettis, ainsi que par la reconnaissance d’Israël ainsi que de son droit à la sécurité. Sans oublier la mise en place d’un statut spécial concernant Jérusalem. Ce dernier point devant être affirmé même si sa concrétisation peut être remise à plus tard, tant la tâche paraît ardue pour n’importe quel diplomate qui se sent responsable de ses actes devant le futur. Prenons à ce propos l’exemple sur le statut international de Tanger qui n’a été déterminé qu’une quinzaine d’années après que le Protectorat ait été imposé au Maroc. Par contre sa spécificité avait été affirmée dès 1913.

    Depuis le retrait d’Israël du Liban, la présence armée du Hezbollah ne se justifie plus. Les fermes de Cheeba sont syriennes.

    Que ce groupe chiite fasse du prosélytisme religieux pourquoi pas si ça lui chante. Les Libanais sont assez grands pour savoir comment ils ont envie de vivre. Mais qu’il cherche à contrôler, à tout prix et pour le compte de puissances étrangères, la politique libanaise en jouant sur la complexité des rapports intercommunautaires, ne peut qu’empêcher la constitution d’un Etat digne de ce nom.

    Cordialement à vous. Patrick Adam

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/