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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 13 octobre 2006 08:21

    @ sébastien

    Vous avez besoin de vous faire lécérer de flèches dès le matin ? Drôle de moeurs mais pourquoi pas ? Vous parlez de « débat sur l’hsitoire officielle », croyez-vous vraiment que nous assistons à de tels débats. alors qu’il y a immédiatment menaces et intimidation venant d’un camp (toujours le même) qui refuse toute vision paritaire. Vous pensez que « s’interroge sur son passé et celui de sa nation est un acte fondateur d’une identité », c’est donc bien que vous situez l’identité non vers un désir de vivre ensemble mais tourné exclusivement sur le passé. Vous ne réalisez pas la vanité de vos propos. Vous déroulez le même rabaché de bobolitude flagellante jusqu’à la nausée. Nos enfants se batten dans la rue et dans les cours de récréation, vous pensez que c’est en se couvrant de cendres qu’on va réconcilier tout le monde. Vous ne savez pas ce qu’est un enfant en cours de recherche identiaire comme le sont tous les enfants de quelque origine culturelle qu’ils soient. L’histoire des enfants qui vient sur notre sol est l’histoire de la France et non l’histoire de ce que leurs parents ont laissé bled ou d’une brousse qu’ils ont abandonnée.

    Les Antillais réclament une reconnaissance de leur passé d’esclave arraché à l’Afrique ? Soit. Alors pourquoi ils ne vont pas au bout de leur logique en demandant de retourner derechef sur ce continent et d’y créer plusieurs nouveaux « Libéria » avec tout plein de nouveaux Charles Taylor ?... On ne pourrait qu’applaudir à cette logique.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 13 octobre 2006 08:06

    @ vigie

    Faut pas rêver. Nous n’en finirons pas de pleurer sur nous-mêmes. Il n’est qu’à voir les « sécrétions » qui dégoulinent sur ce fil. Mais il faut savoir qu’il y a plusieurs motiviations à ça, dont la moindre n’est pas l’intérêt financier.

    Plus on décrit les « maux » de société et plus on demande de sous pour soi-disant y pallier. On a déversé des milliards dans les banlieues, pour quels résultats ? Où est passé l’argent ? N’y aurait-il pas à demander des comptes. Vieille tactique utilisée longtemps par les Corses qui, quand ils voyaient leurs élus se rendre à la capitale, disaient « ils vont traire Marianne ».

    Effectivement le devoir de mémoire finit par corrompre toute réflexion sereine. Il est à mettre sur le même plan que l’impossobilité qu’on voudrait faire aux femmes aujourd’hui d’accoucher sous X. On veut donner des droits de « reconnaissance » aux enfants. Sans même avoir eu un débat sur un sujet qui, à bien des égards, dérape vers une forme d’inquisition philosophique. On parle de « droit de savoir », rien n’est plus dangereux. La décision d’une femme d’acoucher sur x est bien plus respectable que le désir d’un enfant de savoir de qu’l ventre il peut bien sortir.

    En histoire c’est pareil. On refait l’histoire au jour le jour, selon les intérêts de groupes de pression. On assiste même à la naissance de lobbies de l’histoire. Voir ce qui se passe avec la bataille concernant le génocide arménien. La France aime la division, et quoi de plus facile que de l’attiser avec des débats qui pourraient se dérouler avec un regard tourné vers l’avenir.

    Au sujet du génocide arménien, un bref compte-rendu de la presse européenne ce matin conforte ce que j’ai écrit dans mon texte, sur le sentiment de « suffisance » de « l’élite » : la revue de presse internationale des bien-pensants européens (ça existe aussi) est tombé sur le texte voté hier à l’Assemblée Nationale avec une unanimité des plus suspectes en disant « la France est le seul pays qui » se permet de juger l’histoire. Sans même se rendre compte qu’il y avait immédiatement la dérive idéologique qui annonçait la couleur : « par ce vote, la France veut marquer la coupure de l’Europe avec l’islam ».

    Une simple question : pourquoi les textes de loi votés pour la shoah ne pourraient pas s’appliquer au génocide arménien qui est déjà reconnu par la loi française et par la communauté Européenne ? Et c’est avec une telle logique qu’on prétend éclairer les peuples ?

    Bien sûr tous les historiens n’ont pas cette attitude. il n’est qu’à se souvenir du réalisme de Pascal Blanchard dont j’ai parlé dans mon texte sur « Indigènes » et qui avait participé à la documentation du film. Pour quel usage ? Sinon se retrouver au coeur d’une manipulation et d’une apologie du communautarisme auquel il ne s’attendait pas.

    Vous parlez de Bouteflika... Le personnage devrait éviter de regarder dans les placards de l’histoire. Dans l’Algérie socialiste de Boumedienne, il s’était fait construire un palais des « Mille et une nuits » à Oued Souf, dans le sud algérien. Quand les Algériens passaient non loin de la profusion de coupoles dorées qui dépassaient des dunes, ils crachaient par terre. C’est ce tendance à confondre « vie publique et vie privée » qui l’a fait écarter illico du pouvoir en 79, au moment de la succesion de Boumedienne. Il est parti alors se réfugier aux USA qui lui devaient bien ça puisque c’est lui qui leur avait permis de s’implanter à Arzeu pour exploiter une bonne part du pétrole algérien que la Sonatrach leur livrait à prix « avantageux ». La seule condition imposée aux Américains étaient qu’ils ne se montrent pas dans les villes environnantes de peur que la population se pose des questions sur cette main tendue aux Américains par un régime qui vantait chaque jour les mérites de l’URSS et de l’Europe de l’Est. J’attends toujours de voir un historien algérien aborder de tels sujets..

    Bien à vous dans la dunette. Patrick Adam

    Ah bon ?



  • Patrick Adam Patrick Adam 12 octobre 2006 21:55

    @ Armand

    Je ne vous suivrai pas sur ce terrain là. L’expiation par rapport aux massacres perprétrés lors de la Révolution n’est pas ma tasse de thé. Je pense que l’oeuvre de la Révolution Française est immense. Que celle de l’Empire n’est pas si mal que ça. Que les différentes restaurations monarchistes n’ont guère été brillantes. Et que le Second Empire a d’excellentes réalisations à mettre à son crédit. Le mal français qui consiste à se rouler dans la défaite remonte à Fachoda, à Maximilien 1er, à l’affairisme de Suez, à Sedan, à celui de Panama, au banissement du baron Haussmann. Plus tard à l’affaire des piastres. Dans la plupart de ces affaires, on voit la bourgeoisie spéculatrice s’allier à des intellectuels véreux pour ramasser de beaux pactoles (ce qui est le cas aujourd’hui quand on parle de Total en Birmanie ou des grèves à la SNCF). Et tous ces intellectuels vont leurs lécher les mains... Beurk !

    Bien à vous. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 12 octobre 2006 21:41

    @ Cambronne

    Ravi de te revoir au front. C’est tojours aussi instructif de voir des gens qui croient représenter le « bon goût » passer leurs journées à traîner dans leurs propres vomissures et en éclabousser tous les talibans qui les flattent. Leurs réactions sont normales, ils ont horreur de ce qui est beau, et bien qu’il y ait pas mal d’imperfections, la France c’est beau. Historiquement avec une ribambelle de personnages qui ont eu de hautes visées politiques. Et culturellement, pas la peine de faire un dessin. Je comprends que la beauté les mette mal à l’aise, ils vivent continuellement dans les décombres et les épluchures.

    Et l’autre qui rapplique pour dire froidement que « l’islam a aboli l’esclavage »... Alors je livre à sa haute réflexion trois extraits d’un texte publié en 2004 par Abdallahi Harmatallh, historien mauritanien, chargé de la communication auprès de l’association SOS esclaves de Mauritanie. Eh oui, nous on a SOS Racisme qui s’est fourvoyé dans le communautarisme et eux SOS Esclaves qui attendent encore de voir les maures se repentir.

    « Jusque dans un passé récent, lorsque chez les Maures une esclave tardait à avoir des enfants, on pouvait l’attacher pendant quelques jours les jambes écartées pour satisfaire les gens du voyage passant par le campement, afin de faire naîotre de nouveaux esclaves. »

    « Dans cette société qui s’est construite face aux Empereurs noirs du Mali et du Ghana, à partir de l’Islam comme fondement politique et de l’esclavage comme base sociale, le statut de l’individu dépend de la fonction exercée qui détermine une hierarchie figée et fortement cloisonnée ».

    « Dans toutes les classes et communautés de la société mauritannienne, une éducation antisémite, qui se réclame de l’islam, fait du Juif une injure ».

    Bien à toi. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 12 octobre 2006 21:08

    @ gerardlionel

    Connaître l’autre est une démarche tout à fait intéressante, ne serait-ce que pour mieux se connaître. J’ai passé suffisamment de mon temps à l’étranger pour apprécier. Loin de moi l’idée qu’il ne fallait pas connaître l’autre. A quel moment j’aurais énoncé une telle stupidité ? Mais y a-t-il en France 10 millions de personnes d’origine indienne dont une partie non négligeable cherche à changer les règles républicaines qui nous régissent ? A un moment, il existe une vérité : c’est la loi du peuple à l’intérieur de laquelle, une nation dans son ensemble doit se retrouver. Les Indiens passent-ils leur temps à se morigéner dans leurs rapports avec d’autres cultures ? Les musulmans du Penjab en font-ils autant ? Il faudra bien un jour ou l’autre cesser de nous imposer ce qu’on refuse d’imposer à l’autre. Car c’est l’infantiliser et lui manquer de respect.

    Bien à vous. Patrick Adam

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