• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 33 1558 8280
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 18:52

    @ jojo

    merci pour la présence par ce commentaire.

    Bien à vous. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 18:26

    @ zen

    Figure toi que cette question je l’attends depuis quatre jours. Alors, tu peux me la poser sans risque et même sans faire de lévitation autour. Non, je n’ai pas vu le film. Et je ne pense pas aller le voir. Et ça, pour deux raison, la première est que je vais rarissement au cinéma (je ne suis pas - ou plus - amateur), la seconde c’est que, bien qu’en France en ce moment, tout ce que j’en ai vu à la télé (les interwievs, les bandes annonces et surtout, le matraquage par la brochette des héros) m’en aurait définitivement dissuadé si j’avais eu quelques vélléités.

    Alors, effectivement, la question se pose, sereinement : peut-on parler d’un film qu’on n’a pas vu ? Ca ne serait pas des fois comme parler des anges (et de leur sexe) ou bien des djins... Rassure-toi, je plaisante. Je crois que, mises bout à bout, les interventions du réalisateur et celles des acteurs que je me suis tapées, doivent être de l’ordre d’une bonne heure, si ce n’est plus. Or, paradoxe suprême, ou révélation, rien, je dis bien rien ne m’a donné envie de voir le film. Pire, tout ce que j’ai vu ou entendu m’en a dissuadé, car vois-tu, sans être expert, il s’avère que l’histoire des goumiers, je la connais quand même un peu (notamment à travers mon contact avec Jacques Augarde), et encore, jusqu’à présent je me suis retenu de raconter ici (question pudeur) mes contacts perso au bled avec nombre d’entre eux, dont un de Smara à qui, il y a déjà quatre ans, j’ai fait obtenir une substantielle pension qui, crois-moi, lui a drôlement changé la vie.

    La façon dont le réalisateur a présenté son film m’horripile. J’y peux rien, c’est physique. Et la façon dont Debbouze se présente là-dedans encore plus (surtout quand on sait comment il se comporte à Marrakech). Sans parler que d’en faire un combattant, franchement, c’est pas crédible. Quand je l’ai vu en haut d’une colline planter d’un bras un drapeau français immaculé, pétant de couleurs et sans une égratignure (le drapeau), je n’ai pas eu envie de rigoler, mais j’ai pensé : quelle belle fumisterie !

    Et pour ce qui est du réalisateur, pour moi, venir à la télé en claironnant que ce film est la répararion d’une injustice et d’un silence, est une authentique imposture, donc une manipulation. Et il est évident que le mec, s’il a fait son boulot pendant cinq ans pour nous sortir simplement ce qu’il est venu nous dire pendant une semaine, c’est qu’il avait de sacrées oeillières, ou bien qu’il a soigneusement étudié son marché de la « beuritude » avec sortie les premiers jours du ramadan...

    Voilà. Je comprends qu’intellectuellement ça ne puisse pas satisfaire tout le monde, mais je m’en porte bien. Figure-toi qu’avant de commencer mon texte, j’avais quand même bien réfléchi à cet aspect de la question. Comme tu vois, ça ne m’a pas retenu.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 14:03

    @ vigie

    Merci.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 13:56

    @ wrysia

    Effectivement nous sommes confrontés à la montée de communautarismes et un tel film aura tendance à être récupéré par ceux qui veulent amplifier le mouvement. Il n’est qu’à voir la façon dont il est récupéré, de façon totalement aveugle, par ceux qui se sentent bien dans le combat identitaire à n’importe quel prix... pourvu que ce soit les autres qui le payent.

    Mais ce communautarisme d’où vient-il, sinon d’un sentiment de force que vous repérez très bien dans le CRAN mais aussi dans bon nombre de mouvements intégristes (et parfois aussi au CRIF). Etait-ce le cours normal des choses de passer du sentiment de faiblesse au sentiment de force ? Peut-être... Mais une telle attitude va occasionner bien des dégâts et personne ne sait où elle va s’arrêter. Est-ce qu’un intervenant sur ce fil (côté beuritude) s’est interrogé pour tenter de comprendre d’où venait le prétendu black-out qui aurait recouvert cette page d’histoire ? Quelqu’un a-t-il essayé de remettre cette situation dans le contexte de l’époque et des années qui ont suivi ? Non, bien sûr. Il fallait avant tout juger, accuser, condamner. Et surtout pouvoir proclamer à cors et à cris : « regardez, c’est nous les gentils ! » sous-entendu, aujourd’hui aussi. « Et vous vous êtes toujours les méchants ! »

    Je suis né en France, c’est à dire dans un pays où, quand j’étais enfant, si je m’étais égaré une seule fois à prononcer le mot « bougnoule » j’aurais reçu une bonne baffe. Puis, un jour, les vannes se sont ouvertes. Le mot a été lâché... Oh, pas dans une mauvaise intention. Juste pour faire un bon mot... Pour faire vrai. Le premier que j’ai entendu le prononcer, c’est Coluche.... Eh ! Oui... Alors le lendemain, les gens se sont dit : « si Coluche le dit à la télé et qu’en plus il fait du fric avec ça, y a pas de raison qu’on se retienne plus longtemps. Nous aussi on va le dire ». Et ils l’ont dit, à table, dans la rue, au boulot... Le verrou avait définitivement sauté. Plus possible de parler de travail éducatif avec ça. Comment un prof ou des parents peuvent lutter contre une telle image. Plus tard, Coluche a voulu rattraper le coup. Il a fait les Resto du coeur. Mais la gangrène a continué de se répandre. Il est d’ailleurs significatif que le monde des amuseurs public soit aussi clairement squatté et découpé entre les différentes communautés dites « ethniques ». On finit par régler les comptes par comique interposé... Comique noir. Comique beur. Comique juif. Comique bobo. Comique aristo. Comique beauf. Chaque comme une marque déposée... C’est affligeant.

    Je ne peux pas excuser un réalisateur qui prétend porter un projet durant cinq ans, d’aborder un tel sujet d’une façon aussi réductrice et récupératrice. Ou bien il fait un film de divertissement, d’action et d’émotion, (et on ne lui cherchera pas des poux dans la tête) ou bien il prétend redresser le cours de l’histoire et, à ce moment-là, il se doit de faire preuve d’exigence historique et d’exactitude morale. Or le film est une manipulation et de ce fait il ne peut que dresser les tenants de thèses différentes les uns contre les autres.

    Bien à vous. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 13:25

    @ Bulgroz

    Merci pour ce texte sur Augarde.

    Patrick Adam

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/