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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 1er octobre 2006 08:54

    @ kasba ruinée

    Tu crois que ton grand père te donne un droit de succession moral peut-être ? Il t’a l’aissé une pension pour faire la leçon aux autres ? Laisse-le tranquille. Il mérite effectivement le respect. Toi, non !!!!! Ta nullité se répand chaque jour davantage. Alors ne cherche pas à te planquer derrière lui. Non seulement tu es nul, mais en plus tu es lâche. Tu crois que ton grand père aurait parlé comme tu le fais. Il aurait préféré te chasser de chez lui !

    Et pour celui qui est désormais condamné à faire les fonds de tiroirs de tous les fils comme un pauvre clodo du verbe, et qui vient nous servir le syndrome de Stockhlom comme s’il venait de découvrir ça, alors qu’on en a parlé sur ce même fil depuis belle lurette, (mais c’est qu’il a le comprenoir calaminé le bouffon qui garde sur les tifs la gomina de son adolescence). Il parle de frères et soeurs, l’archaïque enfin dévoilé garanti intégriste : tout le discours des salaf’s, du vautour déplumé, et la tanjahyène couverte de gale verte : mon frère, ma soeur, et Ben Laden mon cousin... que des gentils, m’sieur, j’vous jure...

    T’as aucun frère, aucune soeur sur la terre, pauvre raté d’une marche cérébrale, sauf ceux et celles qui sont sortis du ventre de ta mère. Tout le reste c’est de la littérature de midinette sacerdotale et ayatollienne. Les hommes ne sont ni frères ni soeurs. Ils sont des êtres humains, des individus, c’est à dire tout sauf une communauté, une « oumma » ou une « église ». T’as définitivement rien compris, même pas à ta propre condition. Consternant...

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 1er octobre 2006 08:32

    @ wrysia

    Je ne veux préjuger de rien mais quand vous dites qu’Aïcha a « compris qu’elle vous avait mal jugée », je crois que vous parlez un peu vite. Aïcha tente une manoeuvre de repli comme elle en a l’habitude, jusqu’au moment où elle ne pourra s’empêcher de resurgir derrière vous pour vous insulter à nouveau. Je la pratique depuis un certain temps et j’ai l’habitude. (je ne suis pas le seul). Elle a vu que son attitude envers vous la desservait, alors elle fait le dos rond et vous fait des chatemines en se présentant comme un parangon de toutes les civilités, mais le fond restera le même, soyez en sûre. Elle m’a eu deux fois comme ça, mais qu’elle ne compte pas sur moi pour que j’y revienne...

    D. W. agit de même, sauf que lui, il n’a aucune, mais alors vraiment aucune, légitimité pour aborder quoique ce soit qui concerne l’islam. On est là devant un vide intégral, un catalogue « Points de vue image du monde islamiste ». Il fait très « Londonistan » le D. W. Laissons-le définitivement de côté. Mais l’hypertrophié-du-cortex-décodé-intégriste enrage de se voir délaissé.

    Les questions que je me pose par rapport au monde arabo-musulman (excusez du terme, car il semble que chaque fois qu’on utilise un mot pour décrire cette culture on soit obligé de justifier 1 300 d’histoire et c’est lassant...) remontent maintenant assez loin, en fait aux contacts que j’ai eu avec de richissimes saoudiens, koweitis, iraniens, émiratis ou turcs, quand je travaillais sur la Côte d’Azur. Je les ai vus rentrer dans des magasins tels des seigneurs du Moyen Âge, ordonner livraison dans la minute de ce qu’ils avaient choisi, puis marchander pendant des heures pour obtenir 10 à 15 % de remise. C’était la condition sine qua non à leur « bienveillance » d’acheteur. Or, j’avais appris à vendre sans accorder la moindre remise à un client, maximum 2% pour un paiement comptant, vu que c’est ce que nous accordait un fournisseur si nous le réglions à 30 jours. Je me plaisais même à expliquer à mes clients habituels qu’un tel mécanisme de remise était nocif en lui-même car, pour un magasin, une marge bénéficaire n’est jamais de 10 ou de 15 % et donc que les établissements qui affichaient de tels rabais l’avaient obligatorement inclus dans leurs tarifs. La plupart des gens comprenaient... Mais quand nous avons essayé d’expliquer ça à nos clients du Golfe, ils ont bien rigolé. Ils voulaient leur remise comme une tradition... comme un combat d’où l’on revient toujours avec un butin de guerre... Sinons il nous tournaient le dos dédaigneusement. Résultat, en quelques mois, toutes les étiquettes dans tous les magasins de la Côte avaient augmenté de 15 à 20 %, juste pour pouvoir gagner du temps au moment de la discussion et donner aux acheteurs du Golfe l’illusion d’avoir « gagné »... Avec pour corolaire que les clients habituels qui ne demandaient pas de « faveur », payaient souvent plus cher qu’ils n’en avaient jusqu’alors l’habitude... 0 tempora o mores.

    C’est ainsi que la plupart des touristes qui visitent le Maroc paient 50 € une paire de babouches de Tafraout qui n’en vaut que 5 et que dans de nombreux restaurants, il est mis un point d’honneur à ce que l’étranger soit étrillé. C’est ce qui fait le succès des établissements tenus par des étrangers où l’on est sûr que tout le monde paie la même chose. Savez-vous qu’il existe au Maroc nombre de monument historiques qui affichent un double tarif : un droit d’entrée pour les étrangers (sic) un autre pour les Marocains...

    Alors on peut bien me dire que je suis raciste de parler ainsi, je m’en fous. Ces abus sont décrits régulièrement dans toute la presse marocaine qui voit là naturellement un cancer qui empêche ce secteur de se développer comme il se doit, et même le gouvernement se voit contraint de faire passer à la télé des campagnes de « sensibilisation » pour tenter de freiner un minimum le phénomène. Il faut avoir traversé au moins une fois les souks de Marrakech pour voir la hargne mercantile qui s’y déploit sans pudeur. J’ai vu des touristes en ressortir en larmes... choqués comme s’ils venaient d’échapper à une meute de loups.

    Pensez-vous que Aïcha soit assez fine pour reconnaître que ces pratiques gangrènent son pays ? Non, bien sûr. Elle préfère se voiler la face et continuer de proclamer comme les campagnes de publicité locale le font que « le Maroc est le plus beau pays du monde » (ce qui à bien des égards n’est pas totalement faux) sans tenir compte que c’est le pays qui a le plus faible « taux de retour » de touristes sur son sol de la planète... Se poser des questions, Aïcha, ne sait pas ce que c’est. Elle préfère tourner autour de son nombril en disant que c’est « le plus beau nombril du monde ».

    Voyez, mes considérations ne sont pas toujours métaphysiques. Mais ce sont celles d’un homme qui sait regarder le monde comme il est réellement. Je me souviens de l’expérience tentée par Boumédienne en Algérie pour obliger tous les magasins à étiqueter leurs produits. Pendant deux mois, les commerçants ne vendaient plus rien. Résultat le gouvernement a cédé. Idem au Maroc, quand il s’est agi de mettre des disques de contrôle de temps et de kilomètres parcourus dans les camions. Les patrons transporteurs se sont tous mis en grève. Résultat, leurs chauffeurs continuent de finir dans les ravins. Les routes du Maroc sont parmi les plus dangereuses du monde. Mais il ne faut rien changer aux nobles traditions...

    Tout comportement collectif est, par essence, un fait culturel, un mécanisme. Il est donc porteur de valeurs ou de contre-valeurs civisationnelles. Et il va sans dire qu’il dépend du contexte éducatif duquel il est extrait. Il est dit dans le Coran qu’il ne faut pas pratiquer l’usure. Voulez-vous que je vous raconte comment on contourne cet interdit en fabriquant de pseudo « loyers » avec « avances » pluri-annuelles des sommes à encaisser... Personne n’en parle, mais les pauvres gens le vivent chaque jour (et c’est moi qui me fais ici traiter de bourgeois...). Sait-on que la plupart des murs des boutiques dans les souks appartiennent à une poignée de richissimes notables qui « avancent » le stock des magasins à de pauvres gens venus de la montagne qui passent le reste de leur vie à les rembourser...

    Nous étudions sans cesse nos comportments collectifs et nous ne sommes pas tendres avec la vision que nous avons de nous-mêmes. Il serait grand temps que dans les pays du Maghreb on en fasse autant. Pour le reste du monde arabe, je m’en fous. Qu’ils se débrouillent avec leurs comportements « ancestraux » complètement archaïques. Mais le Maghreb, ce n’est pas la même chose. C’est la Méditerranée et nous aurons toujours un fond commun. Malheureusement, ces pays sont de plus en plus « travaillés » par des idéologies venues du Golfe (frères musulmans, salafistes, tablich). Le roi du Maroc a enfin compris le danger. Il tente de lutter désespérément sur le terrain des intégristes en multipliant les initiatives religieuses, mais il sepble que ce soit un peu tard. Surtout avec de sinistres individus comme Aïcha, Citadelle, et tant d’autres qui sont en train de saper leur pays.

    Bien à vous. Patrick Adam.



  • Patrick Adam Patrick Adam 1er octobre 2006 07:05

    @ kasba déglinguée

    Ta vision, que ce soit des « choses » ou de la pensée des autres, restera toujours au niveau du caniveau. Tu es nul, citadelle. Tu devrais l’admettre une bonne fois pour toute, tu t’en porterais sans doute un peu mieux. Tu ne connais rien de ce que tu parles, rien de l’histoire de ton pays, rien de ce qui fait une culture, rien de l’acquis d’un peuple, rien des dénis de justice ou de vérité qu’il subit. Tu vis dans la propagande islamiste, celle qui voudrait faire un lavage de cerveau à la terre entière, sauf que toi, pauvre forteresse délabrée, y a rien à laver...

    Tu me traites de bourgeois et tu es à mille lieues de savoir comment je vis. Tu es un indigent comme ton copain le visiteur. Comme tous ceux qui errent sur ce fil pour salir, pour rager, pour détruire ce que d’autres cherchent à construire. C’est le grand Ibn Khaldûn qui le disait :« Les Arabes ne cherchent qu’à détruire ». Il disait ça au Moyen Âge. Tu es la preuve vivante qu’il avait raison au-delà des siècles.

    Alors laisse les goumiers tranquilles. Et surtout leur tombe. Je suis sûr que t’as jamais mis les pieds dans un cimetière de goumiers. Là, tu aurais peut-être appris ce que c’est que la mémoire et le respect.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 21:34

    @ kesed

    Les Français ont été chassés de la Syrie par les Anglais et combattus diplomatiquement au Liban dans le but qu’ils disparaissent définitivement du Proche Orient. Pendant ce temps les Américains flirtaient avec les Saoudiens... Les Anglais n’ont pas sentir venir le danger. Aujourd’hui ils en paient encore les pots cassé, ou plutôt, les barrils envolés. Pourquoi croyez-vous que le Royaume Uni ait toujours refusé, jusqu’à nos jours, la grande conférence internationale réclamée par la France à propos du Moyen Orient ? Pourquoi croyez-vous que cette nation a toujours suivi une politique systématiquement opposée à celle de la France sauf au moment de l’affaire de Suez (mais ils étaient tombés alors dans un piège tendu par les Américains).

    Une conférence internationale serait la capitulation en rase campagne de toute la diplomatie anglo-américaine dans cette partie du monde depuis plus d’un siècle. J’imagine que dans les chancelleries on rigolerait pas mal de leur faire payer tant d’humiliations. Rien de plus rancunier qu’un diplomate éconduit.

    Bien à vous. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 30 septembre 2006 21:14

    @ Willian R Wolf

    Votre commentaire est intéressant bien que légèrement biaisé. Mon article ne mentionne pas que les goumiers ou supplétifs de tous pays sous domination française avaient « l’argent comme principale motivation ». Les termes que j’ai utilisés sont : « Car les goumiers étaient payés et même plutôt bien payés, si on considère la misère qui collait à leurs semelles et dont ils cherchaient à s’extraire, sinon ils ne se seraient jamais autant pressés sous les drapeaux pour servir une République dont ils ne pouvaient imaginer qu’elle puisse leur apporter autre chose que de faire bouillir la marmite. Croire que les goumiers se seraient battus pour une »Liberté Egalité Fraternité« mythologique, tient du fantasme pur et dur. » Et plus loin, pour forcer le trait, j’ai tenu à rappeler que tout engagé volontaire dans une guerre de ce type est semblable au Romain d’Astérix qui répète d’un album à l’autre « Engagez-vous ! Engagez-vous qu’ils disaient... » D’autre part « Faire bouillir la marmite » veut dire pour moi « s’extraire d’une condition ». On n’est pas là dans un épisode de mercenaires à la Bob Denard.

    L’anecdote du jeune homme qui n’a toujours pas avert sa famille, indique aussi que nombre ne recrutés ne savaient même pas qui ils allaient combattre. Je m’étonne qu’au long de ce fil personne n’y ait fait mention. Dans la population marocaine, il fallait alors distinguer deux catégories de personnes (elles existent toujours). D’un côté : les caïds, cheikhs, f’qir, cadis, moqadem, en fait, tous ceux qui avaient un pouvoir local et un minimum (parfois beaucoup) d’instruction. De l’autre, la masse populaire qui n’en avait pas. Le recruteur savait qui il servait. Le recruté non. Et ça lui importait peu. Une fois engagé, il faisait confiance aux hommes qu’il avait à servir, et il restait débiteur aussi de celui qui l’avait récruté.

    Au sommet, la prise de position claire du sultan Mohamed V laisse entrevoir bien évidemment des visées politiques bien plus complexes qu’on pourrait aborder tant sous un angle de politique extérieure qu’intérieure.

    Il me semble que ce mécanisme devrait être mieux expliqué. Bien que je n’ai pas vu le film, je pense qu’il n’y est pas fait mention. Ce qui est une faute car c’est un mécanisme naturel, et, comme je l’ai dit, il a perduré bien après la guerre, au moment des grands recrutements opérés pour fournir de la main d’oeuvre pour les mines du nord de la France et de la Belgique (notamment) ainsi que les usines d’automobiles et la sidérurgie.

    Sans caricaturer l’armée italienne comme vous le faites, il est sûr que ces soldats ont combattu et bien combattu. Il s’est créé une réputation sulfureuse autour de certains régiments, entretenue notamment par les catholiques Italiens qui faisaient courir les pires bruits sur ces nouveaux envahisseurs de l’islam. Liliana Cavani dans sa remarquable adaptation du livre de Malaparte « La Peau » évoque cet aspect sans trop s’y apesantir. Mais certaines scènes tournées à Naples sont assez suggestives.

    Pour ce qui est des motivations du débarquement en Afrique du Nord, je ne peux qu’être d’accord avec vous. Sachant que déjà, la région sentait fortement le pétrole, notamment au Fezzan, et que le premier souci des Anglais et des Américains, au lendemain de la guerre, a été d’en faire déguerpir les Français au plus vite. A noter qu’ils ont appliqué le même objectif avec le même succès en Syrie et au Liban.

    Bien à vous. Patrick Adam

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