• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Tableau de bord

  • Premier article le 19/10/2006
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 4 126 342
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 15 14 1
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique







Derniers commentaires



  • Patrick FERNER 1er mars 2007 13:08

    @Auteur et @Candidat 007

    Tout d’abord, une précision : le référendum du 27 avril 1969 a été rejeté car le Sénat ne jouait plus qu’un rôle consultatif. Cela a été l’erreur de Charles de Gaulle qui avait néanmoins senti la nécessité de moderniser nos institutions. Si je vous suis tous les deux dans vos propositions, permettez-moi d’aller plus loin : on ne peut pas véritablement moderniser le Sénat sans poser la question de la décentralisation et la non moins nécessaire réforme des collectivités territoriales, à savoir :

    1 Suppression des conseils généraux : le département subsisterait en tant qu’entité administrative, comme sous-ensemble de la région et les conseillers régionaux seraient élus par les départements dont le nombre serait calculé au prorata de leur population afin de respecter l’équilibre géographique et démographique de la région.

    2 Faire passer le nombre actuel de 36000 communes à 12000

    3 Pas plus de deux mandats consécutifs pour les élus locaux

    4 Contrôle préalable de la Cour des comptes régionale assortie d’un pouvoir d’interdiction lorsqu’une collectivité territoriale veut s’engager dans un projet qui pourrait excéder ses ressources.

    5 Référendum d’initiative populaire sur le mode de la votation suisse



  • Patrick FERNER 26 février 2007 17:18

    @Arturh

    D’accord avec vous : si l’Europe a su faire Airbus et Ariane, elle a totalement échoué dans le domaine de l’informatique. Savez vous que l’inventeur de l’ordinateur portable est un ingénieur français d’origine vietnamienne, N’Guyen ? Il réalisa son prototype en le casant dans une valise en plastique, (de type Samsonite ou Delsey) pour la proposer à nos industriels qui lui rirent au nez ; de guerre lasse, il franchit l’Atlantique pour aller aux USA qui surent accueillir cette invention comme elle le méritait.

    Pour la place que tient Bill Gates dans l’informatique, une analogie avec Henry Ford me vient immédiatement à l’esprit : le premier a popularisé le PC, le second la voiture en inventant la fabrication à la chaîne. Ils ont su être là au bon moment. Il y a incontestablement une réussite quand 90% des PC dans le monde sont équipés de Windows (95% pour l’Europe). Mais qu’arriva-t-il par la suite à Henry Ford ? Il s’endormit sur ses lauriers en continuant à produire son modèle unique, le fameux modèle T tandis que son concurrent, la General Motors créa toute une gamme de voitures et supplanta définitivement Ford. Henry Ford avait oublié d’innover dans la voiture elle-même. Il est en train de se produire la même chose pour Microsoft qui, sur le plan de l’innovation technologique, non seulement n’apporte rien (exception faite de sa suite bureautique Office), mais fait plutôt figure de suiveur (pour ne pas dire plus) en la matière. Comme la firme de Redmond a voulu transformer sa position dominante en monopole, elle a freiné, par ses pratiques anticoncurrentielles, l’innovation technologique. Si on veut bien se pencher sur l’histoire de l’ordinateur individuel on peut constater que c’est Xerox qui a inventé la souris et l’interface graphique lesquelles ont été reprises par Apple qui à son tour a apporté tout un lot d’innovations (clé USB entre autres) reprises sur les PC. L’invention en informatique n’est pas morte en France ou en Europe, mais il n’y a personne pour la développer, la preuve avec Linux : c’est un finlandais, Linus Thorvald qui le réalisa et que croyez-vous qu’il fit ? Il partit lui aussi aux USA pour développer son projet.

    Cela dit, toutes ces considérations sont hors sujet par rapport à mon article qui traite de l’action caritative de Bill Gates et c’est pourquoi, contrairement à votre souhait, je ne les ai pas développées dans ce cadre. En revanche, je tenais à ajouter quelques précisions à vos arguments dans le cadre de cette réponse.

    Là où par contre j’ai du mal à vous suivre, c’est de considérer que, comme nous sommes passés à côté de cette révolution informatique, nous devrions nous interdire toute critique et la laisser aux Américains. Curieux raisonnement qui dénote ce qui semble être devenu en France un sport national : l’autoflagellation et la détestation de soi. Je ne suis pas un professionnel de l’informatique, seulement un utilisateur qui fait partie de ce qu’on appelle le « grand public » et en tant que tel, je suis parfaitement fondé à soumettre à la critique les produits Microsoft, surtout lorsque la concurrence fait défaut, même si les choses commencent sérieusement à bouger de ce côté-là. Et pour l’action caritative de Bill Gates, c’est simplement en tant qu’être humain qu’elle doit être évaluée selon les critères de désintéressement, de considération à l’égard d’autrui, de vraie solidarité. Si en France on n’a pas plus d’informatique que de pétrole, il nous reste la littérature et un personnage de théâtre auquel Bill Gates me fait penser : Tartuffe.



  • Patrick FERNER 26 février 2007 14:03

    @Le sudiste

    Ce qui pue comme vous dites, ce n’est pas mon article mais les FAITS qui y sont relatés ; certains ont parlé de naïveté dans mes propos, alors que les naïfs ce sont des gens comme vous qui se font rouler dans la farine par ce grand séducteur de Bill Gates en lui vouant une admiration sans bornes pour en faire une idole. Allez dire aux journalistes du L.A. Times qu’ils ont fait une « pseudo enquête » quand ils ont réalisé 90 interviews et consulté tous les documents possibles et imaginables. Soit dit au passage, ils donnent une belle leçon de journalisme à nos médias par le sérieux de leurs investigations et leur strict énoncé des FAITS (« pure statement of facts ») sans porter de jugement personnel. S’ils avaient mal fait leur travail, la fondation Gates aurait vivement réagi : au lieu de cela, elle a botté en touche. Des demeurés, tous ceux qui soupçonnent « Bill Gates d’utiliser sa fondation pour faire du pognon » ? Allons donc ! Si l’argent de la fondation ne tombe pas dans sa poche, il aide Microsoft à conquérir les marchés des pays émergents et à gagner de l’argent qui lui, vient grossir le compte en banque de son PDG en tant qu’actionnaire de sa société. Ce qui motive Gates peut-être plus que l’argent, c’est la volonté de puissance : dès la création de son entreprise, il avait l’ambition de dominer le monde de l’informatique. Savez-vous par exemple que MSN était au départ un projet pharaonique qui consistait à entourer la Terre de satellites géostationnaires afin de créer un réseau sur lequel Gates aurait régné sans partage ? Car il voulait supplanter Internet. L’énormité même de ce projet le fit renoncer mais inspira en1997 les scénaristes d’un film de James Bond : « Demain ne meurt jamais », dans lequel le « méchant », Carver, incarne un magnat des médias qui veut provoquer une troisième guerre mondiale pour faire de l’audience ; ce personnage, une sorte de Gates fortement mâtiné de Rupert Murdoch (Fox News) et de Ted Turner (CNN) est une allusion à peine voilée au célèbre milliardaire dont il arbore la même coupe de cheveux et les mêmes lunettes.

    Les faits sont têtus et vous n’y pouvez rien ; le fait de critiquer votre idole, surtout quand elle prétend faire de la philanthropie n’a rien à voir avec une quelconque aigreur ou jalousie, argument nul et non avenu de la part de tous ceux qui, comme vous n’acceptent pas qu’on vienne écorner le mythe qu’il se sont forgé et refusent de voir la réalité en face.



  • Patrick FERNER 24 février 2007 16:18

    @Cl4ud3

    Parce que vous, à part me critiquer (ce qui est votre droit et vive la liberté d’expression sur Agoravox) vous faites quelque chose ? Plus sérieusement , vous dites « On s’en fout des intentions secrètes de Bill Gates ». Eh bien non, justement : quand on est à la tête de la plus grande fondation du monde on se doit de donner l’exemple ; il est dit à ce propos dans un des articles du L.A. Times que si la fondation Gates révisait sa politique d’investissement, ce serait un véritable séisme dans le monde de la philanthropie. Contrairement à ce que vous affirmez, le fond de l’histoire est parfaitement connu. Et c’est pire que ce que vous croyez. Pour éviter d’alourdir mon article, je n’ai pas cité les autres cas de conflit entre les buts de la fondation et ceux des entreprises dont celle-ci est actionnaire, notamment les industries pharmaceutiques qui, par leurs médicaments vendus à des prix prohibitifs barrent l’accès aux soins pour bon nombre de sidéens et font obstacle à la diffusion des médicaments génériques. Pour de plus amples détails, vous pouvez lire l’article du L.A. Times en français en cliquant sur le lien suivant :

    http://www.rougemidi.org/imprimer.php3?id_article=1377

    En ce qui concerne notre Bill Gates-Janus, une tête tournée du côté de la fondation, une autre du côté de Microsoft, se pose indéniablement la question du conflit d’intérêt lorsque son organisation caritative finance des distributions de matériel et de logiciels informatique : à moins de se tirer une balle dans le pied, Gates ne peut donner que du Microsoft, créant ainsi pour les populations des pays émergents une addiction à ses produits qu’il fera payer par la suite, une fois que la firme de Redmond sera implantée sur le marché à conquérir. Et ne croyez pas, comme le dit un des commentateurs, qu’il n’y a pas de marchés intéressants pour l’informatique dans les pays émergents : l’Angola, le Nigeria, l’Afrique du Sud, pour ne citer qu’eux, sont en pleine expansion économique et ont des besoins en la matière. Dans ce domaine, tout est différent chez le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth qui, voulant mettre l’informatique à la portée de tous, créa Ubuntu, une version simplifiée et entièrement gratuite de Linux Debian. Ne pouvant assurer à lui seul et durablement la gestion de ce projet, il le confia à sa firme, Canonical qui regroupe toute une communauté de programmeurs comme pour les autres distributions Linux. Il a créé la Shuttleworth Foundation qui est une fondation dont le but est de promouvoir l’éducation scientifique, technologique du continent africain, l’open source étant au cœur du programme. Comme vous voyez, il y a d’autres façons de mener des actions caritatives que celles du PDG de Microsoft. Votre commentaire et tous ceux qui vont dans le même sens reflètent un état d’esprit particulier à notre pays en ce qui concerne les Etats-Unis en général et Bill Gates en particulier : Si cette controverse sur ce conflit entre action caritative et pratique des affaires concernait un chef d’entreprise français, les médias se déchaîneraient ; mais dès qu’on franchit l’Atlantique, personne ne parle de cette « affaire Gates » sauf Courrier International, il en est peu pour s’indigner, les autres trouvant cela normal. En France, quand un de nos compatriotes réussit dans le monde de l’entreprise, on le critique, on le jalouse : s’il crée une fondation, on va dire que c’est pour payer moins d’impôt ; mais si c’est un Américain, on le porte au pinacle. C’est le cas pour Bill Gates qui ne manque pas chez nous de thuriféraires, tel Patrick Poivre d’Arvor qui, le recevant dans son journal de 20h lors de son dernier passage à Paris, le fit avec une obséquiosité si dégoulinante qu’il parut parodier sa marionnette des Guignols de Canal+. Reprenant à mon compte une pensée de Blaise Pascal, je dirais : « Vérité en-deçà de l’Atlantique, erreur au-delà ». Comme vous pouvez l’imaginer, je me suis penché sur cette success story et je vous accorde que Bill Gates accomplit jusqu’en 1995 une trajectoire exemplaire qu’il doit à son talent et son esprit d’entreprise. Après, les choses se gâtent : il adopte la méthode « Extend, embrace and extinguish » qui consiste à détourner, au profit de Microsoft, des standards de l’informatique pour ensuite imposer les siens, il étouffa dans l’œuf toute velléité de concurrence en menaçant les fabricants d’ordinateur de ne plus leur livrer de Windows s’ils proposaient sur leurs machines d’autres système d’exploitation comme BeOS (qui renaquit de ses cendres avec FreeBSD, en licence libre). La firme de Redmond se livre à des violations de brevet, et même tout récemment encore puisqu’elle a été condamnée par un jury fédéral de « violation de brevet » au détriment d’Alcatel à qui elle devra verser 1.52 milliards de dollars, voir :

    http://fr.theinquirer.net/2007/02/23/microsoft_va_devoir_verser_15.html

    En mai 1998, Microsoft est attaqué en justice par le gouvernement fédéral et plusieurs états au nom de la loi antitrust ; en 2000, le juge Jackson propose la scission de l’entreprise en deux entités distinctes, ce qui ne se fera pas, l’arrivée au pouvoir de George Bush junior mettant un terme aux poursuites (et pour cause : George Bush senior avait décerné à Bill Gates la médaille nationale de la technologie en 1992). Ces faits parmi d’autres ont été largement diffusés et commentés dans les médias américains ; ils ont considérablement dégradé l’image de Bill Gates et de sa société aux Etats-Unis, au point que l’on se demande si la Bill & Melinda Gates Foundation n’a pas été en grande partie créée pour redorer le blason terni de Gates/Microsoft, le destin de l’homme et de son entreprise étant intriqués. L’image qu’on en a chez nous correspond à celle qu’en avaient les Américains il y a plus de dix ans, de sorte quelle repose sur une mythologie qui n’a plus cours aujourd’hui comme ces étoiles qui, longtemps après leur extinction, illuminent encore le firmament.



  • Patrick FERNER 22 février 2007 14:43

    @gnarf

    « Cette pollution à Ebocha, Nigeria, dont vous parlez, il s’agit simplement de torchères qui brûlent du gaz de pétrole...c’est beaucoup moins polluant que le moindre incinérateur de déchets en France... » Et ça, ce n’est pas de la naïveté ? J’ai traduit pour votre information ce passage de l’article du L.A. Times intitulé « Dark cloud over good works of Gates Foundation » (Le temps se couvre sur les bonnes œuvres de la fondation Gates) « A Ebocha, [là où vit Justice,] un médecin local, le Dr. Elekwachi Okey, dit que les centaines de torchères des installations pétrolières implantées dans le delta du Niger ont provoqué une épidémie de bronchite chez les adultes, de l’asthme et des troubles de la vue chez les enfants. S’il n’y a pas eu d’études définitives pour préciser ces conséquences sanitaires, on a en revanche établi depuis longtemps un lien de cause à effet entre les 250 produits toxiques que les fumées et la suie contiennent, d’une part, et les maladies pulmonaires et le cancer d’autre part.  »Nous sommes tous des fumeurs ici« , dit Okey, »mais sans cigarette". Les installations pétrolières implantées dans la région qui entoure Ebocha trouvent que cela leur coûte moins cher de brûler chaque jour quelques 330 millions de m3 de gaz, contribuant ainsi au réchauffement général, que de le vendre. Elles nient le fait que les torchères sont à l’origine des maladies. La haute cour de justice du Nigeria a fixé une échéance pour mettre fin aux torchères, soit mai 2007. Les gaz seraient injectés dans le sous-sol ou acheminés par camion et par des conduites pour être vendus. Mais les autorités s’attendent à ce que les torchères brûlent bien des années encore après cette échéance".

    Par conséquent, vous comprendrez facilement que je n’ai pas mentionné ce dernier point car les autorités nigérianes elles - mêmes ne se font aucune illusion sur l’arrêt des torchères en mai 2007.

    Enfin, encore une fois et au risque de me répéter, ce n’est pas le mode de financement qui est en cause, qu’on y adhère ou pas, mais le fait que d’un côté on aide les gens à se soigner et que d’un autre on contribue à les rendre malade. Il y a d’autres fondations qui se soucient du caractère éthique de leurs investissements en nommant des mandataires (proxies) qui vont vérifier ce critère auprès des entreprises concernées, pas uniquement comme des gendarmes mais aussi comme des conseillers. C’est ainsi qu’en Afrique du Sud, à l’époque de l’apartheid, ils ont réussi à persuader des entreprises de ne pas investir dans ce pays, contribuant ipso facto à mettre fin à ce régime de ségrégation ; ce fait est mentionné dans l’enquête du L.A. Times à laquelle je vous renvoie. Cela prouve que l’on peut financer une fondation sans pour autant investir dans des sociétés dirigées par des patrons-voyous. Ce n’est point faire preuve de naïveté que de le dire et affirmer le contraire me paraît relever d’un grand cynisme.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor