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Voris : compte fermé

 
 

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  • Premier article le 26/07/2006
  • Modérateur depuis le 16/08/2006
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Derniers commentaires



  • Voris 11 février 2010 14:39

    J’en profite pour développer pour les non initiés. Il y a 2 types de CESU (chèque emploi service uiversel) pour l’emploi direct :

    - le CESU bancaire (qui remplace le chèque service créé en 93) qui s’utilise comme un chèque.
    - le CESU préfinancé créé en 2005 sur le modèle du ticket-restaurant.

    Pour développer les aides à la personne, l’Etat a créé en 2005 une agence chargée de coordonner la mise en place du CESU préfinancé. La Cour des comptes reproche à cette agence de s’être mise en place dans l’urgence et d’avoir créé une architecture complexe et coûteuse. Pour économiser, elle propose d’aller vers la dématérialisation de ces titres de paiement et d’étendre le CESU à l’APA (10 départements pilotes à ce jour et 10 appels d’offre en cours).



  • Voris 11 février 2010 13:23

    Il est sûr que tant que le secteur n’était pas soumis à la concurrence du privé, il était en quelque sorte protégé (mais les petites associations étaient déjà bouffées par les puissantes fédérations du type ADMR). Cependant, l’ouverture sauvage au marché et sans garantie de l’Etat (agrément au rabais, inaction de l’Etat face à la concurrence déloyale qu’il constate et qu’il favorise...) ne pouvait que produire ce genres de conséquences. Que les associations et CCAS n’aient plus le monopole n’est pas criticable en soi. Mais il y a manière de faire et l’Etat devait au minimum contrôler les agréments, ménager l’argent investi et l’utiliser à bon escient. En bref, les propositions de la Cour des comptes me paraissent globalement pertinentes (comme souvent).



  • Voris 11 février 2010 11:13

    Oui mais justement, aujourd’hui, on ne forme plus aux métiers. La formation est quasi absente : le marché veut seulement faire du profit sur des services délivrés par des personnes sans qualification. On est loin de la chanson « Je suis plombier bier bier bier, j’ai un beau métier » : plus de métier, la course aux profits !



  • Voris 11 février 2010 11:10

    Le terme d’enseignes a été étendu par Borloo aux services à la personne, considérés désormais un peu comme de la grande distribution. C’est un peu l’idée appliquée avec l’ouverture du marché à 21 métiers de services : garde des enfants, livraison de courses à domicile, assistance informatique, bricolage, jardinage. Bref tout un ensemble très hétérogène, ou dit plus simplement un « fourre-tout et n’importe quoi » destiné à favoriser le marché. La Cour des comptes demande aujourd’hui à recadrer l’objectif des aides sur les personnes fragiles et de restreindre la définition de personnes fragiles (actuellement étendue à toute personne âgée de 70 ans et plus).

    Autre effet de cet élargissement du secteur des aides à la personne, l’agrément de l’Etat est désormais bradé. On part du principe que pour livrer des courses à domicile, par exemple, pas besoin de références particulière et l’on tire vers le bas les exigences requises. La Cour des comptes demande plus de rigueur et de contrôle dans l’agrément.



  • Voris 11 février 2010 10:53

    A propos de groupes, il faut savoir que Carrefour et Auchan ont été les premières enseignes à se lancer dans ce secteur économique qui n’a plus rien à voir avec l’aide à la personne traditionnellement considéré comme l’aide (sociale) aux personnes fragiles. C’est devenu un grand marché avec du markerting, une concurrence féroce et une course aux profits, au gigantisme.

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