Les signataires : Sandra Boehringer, maîtresse de
conférences, faculté des sciences historiques, Université de Strasbourg
(Unistra) ; Philippe Clermont, maître de conférences, Ecole supérieure
du professorat et de l’éducation, Unistra ; Jean-Pascal Gay, maître de
conférences, faculté des sciences historiques, Unistra ; Estelle
Ferrarese, professeure, faculté des sciences sociales, Unistra ; Céline
Petrovic, chargée d’enseignement, faculté des sciences de l’éducation,
Unistra ; Sylvie Monchatre, maître de conférences, faculté des sciences
sociales, Unistra ; Frédérique Berrod, professeure de droit, spécialiste
de droit de l’Union européenne, institut d’étude politique, Unistra ;
Claire Metz, maître de conférences en psychologie clinique, Ecole
supérieure du professorat et de l’éducation, Unistra ; Thomas Brunner,
professeur agrégé, faculté de sciences historiques, Unistra ; Anne
Thevenot, professeur en psychologie clinique, faculté de psychologie,
Unistra ; Alexandre Sumpf, maître de conférences, faculté des sciences
historiques, Unistra ; Odile Schneider-Mizony, professeure de
linguistique, faculté des langues et cultures étrangères, Unistra ;
Corinne Grenouillet, maître de conférences, faculté des lettres, Unistra
; Dominique Schlaefli, ingénieur de recherches, service formation
continue, Unistra ; Loup Bernard, maître de conférences et archéologue,
faculté des sciences historiques, Unistra ; Isabelle Laboulais,
professeure, faculté des sciences historiques, Unistra ; Céline Clément,
professeure en psychologie et sciences de l’éducation, Ecole supérieure
du professorat et de l’éducation, Unistra ; Michele Audin, professeure,
UFR mathématiques et informatique, Unistra ; Florence Lecomte, chargée
de recherche, institut de recherche mathématique avancée, CNRS et
Unistra ; Fabienne Muller, maître de conférences, faculté de droit /
institut du travail, Unistra ; Michel Koebel, maître de conférences,
faculté des sciences du sport, Unistra ; François Bonnarel, ingénieur de
recherche CNRS, unité mixte de recherche CNRS/Unistra "observatoire
astronomique de Strasbourg" ; Nicole Poteaux, professeure émérite de
sciences de l’éducation, faculté de sciences de l’éducation, Unistra ;
Hervé Polesi, maître de conférences associé, faculté des sciences
sociales, Unistra ; Audrey Kichelewski, maîtresse de conférences en
histoire contemporaine, faculté des sciences historiques, Unistra ;
Mélanie Jacquot, maîtresse de conférence en psychologie clinique et
psychopathologie, faculté de psychologie, Unistra ; Corine Pencenat,
maître de conférences, faculté des arts, Unistra ; Nicolas Poulin,
ingénieur de recherche, UFR de mathématiques et d’informatique, Unistra ;
Roland Pfefferkorn, professeur, faculté des sciences sociales, Unistra ;
Patricia Legouge, chargée d’enseignement, faculté des sciences
sociales, Unistra ; Anne Masseran, maître de conférence en sciences de
l’information et de la communication, ITIRI-lsha, Unistra ; Eric
Tisserand, professeur agrégé, Ecole supérieure du professorat et de
l’éducation, Unistra ; Valérie Lozac’h, maîtresse de conférences,
Institut d’études politiques, Unistra ; Vincent Dubois, professeur de
science politique, Institut d’études politiques, Unistra ; Sébastien
Michon, chargé de recherche CNRS, laboratoire SAGE/Unistra ; Pascal
Maillard, professeur agrégé, faculté des lettres, Unistra ; Isabelle
Hajek, maître de conférences, faculté des sciences sociales, Unistra ;
Thierry Ramadier, directeur de recherche, laboratoire sociétés, acteurs,
gouvernement en Europe, CNRS et Unistra ; Ioana Cirstocea, chargée de
recherche, CNRS, UMR 7363 SAGE, Unistra ; Philippe Chavot, maître de
conférences, faculté de sciences de l’éducation, Unistra ; Marie Augier,
agrégée, chargée de cours, faculté des sciences historiques, Unistra ;
Patricia Caille, maîtresse de conférences, département
information-communication, IUT Robert Schuman, Unistra ; Françoise
Olivier-Utard, maître de conférences, institut de recherches
interdisciplinaires sur les sciences et les technologies, Unistra ; Eric
Fries Guggenheim, maître de conférences, faculté des sciences
économiques et de gestion, Unistra ; Agnes Duclos, technicienne de
recherche et de formation, Institut d’études politiques, Unistra ;
Anne-Véronique Auzet, professeure, faculté de géographie et
d’aménagement, Unistra ; Magdalena Hadjiisky, maître de conférences,
Institut d’études politiques, Unistra ; Yasmina chadli, agent
administratif, IUT louis pasteur, Unistra ; Hélène Michel, professeure
de science politique, Institut d’études politiques, Unistra ; Julien
Gossa, maître de conférences, département informatique, IUT Robert
Schuman, Unistra ; Jay Rowell, directeur de recherche CNRS, Unistra ;
Jean-Pierre Djukic, directeur de recherche au CNRs institut de chimie de
Strasbourg, Unistra ; Brigitte Fichet, maître de conférences honoraire,
faculté des sciences sociales, Unistra ; Anne-Sophie Lamine,
professeure, faculté des sciences sociales, Unistra ; Nicolas Belorgey,
chargé de recherche, CNRS et Unistra ; Gaëlle Lacaze, maître de
conférences en ethnologie, faculté des sciences sociales, Unistra ;
Catherine Delcroix, professeure, faculté des sciences sociales, Unistra ;
Vincent beal, maître de conférences, faculté des sciences sociales,
Unistra ; Nicolas Cauchi-Duval, maître de conférences, faculté des
sciences sociales, Unistra ; Julie Sedel, maître de conférences en
sociologie et en science politique, IUT Robert Schuman, Unistra ; Niilo
Kauppi, directeur de recherche au CNRS, laboratoire SAGE, Unistra ;
Solenne Jouanneau, maître de conférences en science politique, IEP de
Strasbourg, Unistra ; Jean-Yves Bart, traducteur, projet Europe, Unistra
; Jacques Haiech, professeur de biotechnologie, faculté de pharmacie,
Unistra ; Michelle Poloce, PRCE IUT Louis Pasteur, Unistra ; Michaël
Gutnic, maître de conférences, UFR mathématique et informatique, Unistra
; David Bousquet, professeur agrégé, centres de ressources de langues,
Unistra ; Christian de Montlibert, professeur émérite, faculté des
sciences sociales.
Depuis quelques jours, les élèves et les parents d’élèves sont harcelés
de mails et de SMS provenant d’associations extrémistes qui propagent la
rumeur selon laquelle, parce que « le genre » est introduit dans les
programmes scolaires, leurs enfants seraient en danger à l’école. Non
seulement cette manœuvre de déstabilisation des parents est révoltante
(les enfants ont été privés d’école) mais de plus cette rumeur est
totalement mensongère.
NON, les enfants ne sont pas en danger. Non, il n’y aura pas de
projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas
transformés en filles (et inversement).
NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas. Le genre est
simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n’est pas
homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd’hui. On n’est
pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde
arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de
la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil
que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces
différences.
OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes
de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont le lieu où les
enseignants promeuvent l’égalité et le respect mutuel, où les enfants
apprennent le respect des différences (culturelle, sexuelle,
religieuse).
OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de
français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique,
de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et
d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des
siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui
font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa
couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés aux
cris de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo
n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui
font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui
créent la haine et la discorde.
Les études de genre recouvrent un champ scientifique soutenu par le
Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le CNRS, et
elles ont des utilités nombreuses dans l’éducation et la lutte contre
les discriminations : ces études et ces travaux existent à l’université
depuis longtemps. Ainsi, l’Académie de Strasbourg organise une journée
de formation continue sur cette question, à destination des professeurs
d’histoire géographie et, à l’Université de Strasbourg, un cours
d’histoire des femmes et du genre est proposé dans la licence de
Sciences historiques, tout comme, par exemple, plusieurs cours de
sociologie, de sciences de l’éducation, d’anthropologie portent sur le
genre. Des séances de sensibilisation aux questions d’égalité entre les
sexes sont intégrées dans le parcours de formation des enseignants du
primaire et du secondaire.
« Vati liest die Zeitung im Wohnzimmer. Mutti ist in der Küche. ». Voilà
comment les petits Alsaciens apprenaient l’allemand, à travers les
aventures de Rolf et Gisela, dans les années 1980. Réfléchir sur le
genre, c’est réfléchir sur les effets de ce type de messages.
En permettant aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne
pourraient pas aussi sauver les princes, en montrant que, selon les
lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et
que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et
les professeurs des écoles permettent aux enfants, citoyens et
citoyennes de demain, de construire un monde plus égalitaire et plus
harmonieux.
« vu que l’auteur ment. » Jusqu’a preuve du contraire il met en évidence les mensonges de LMPT. On aurait aimé un peu plus que des accusations gratuites contre cet article.
Mais prouvez moi le contraire cher Père Plexe, je n’attends que d’avoir tord sur un tel sujet. C’est ce que je fait.Mais vous les refusez. Meme sur le rapport Estrela dont j’ai donner le lien.Il est pourtant facile de constater que les mensonges que vous colportez à son sujet son faux ! Même sur les divagations de Zemmour pourtant flagrante ! On ne peut rien prouver à qui refuse les faits...