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perlseb

Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.

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  • perlseb 20 juin 2009 21:52

    Oui, il faut préférer des chômeurs maintenant que des masques à gaz obligatoires pour toutes les générations futures (si l’humanité survit aux dégâts qu’elle cause !). D’ailleurs, je pense que nos descendants parleront de la période actuelle comme de l’âge du gaspillage.

    Mais si vous soulevez le problème des reconversions vers l’énergie verte vous ne soulevez pas le problème de la société de consommation. Si la société écolo de demain consiste à consommer autant de produits écolo (sinon plus, car la productivité va fatalement augmenter) que de produits actuellement non écolo, alors on n’aura pas une vraie société écolo.

    Pour moi, l’écologie, c’est la dépense minimale : on a peu de choses (mais des choses qu’on utilise vraiment), et on fait tout pour les faire durer. Cela n’est absolument pas compatible avec la société actuelle où les gens doivent travailler beaucoup trop longtemps (par rapport à leur productivité) pour pouvoir vivre décemment.

    On parle d’écologie à tort actuellement : on veut plutôt donner bonne conscience aux gens lorsqu’ils consomment des produits soit-disant plus respectueux de l’environnement. C’est aussi un moyen de faire monter les prix...

    La meilleure façon de faire de l’écologie et, aussi, de ne pas avoir honte vis-à-vis des générations futures, c’est de ne jamais acheter ou seulement lorsque l’on est obligé. Quoi ? Vous êtes malheureux si vous n’achetez rien ? Il faudrait peut-être songer à vous soigner... Mais il est vrai que la plupart des gens ont été conditionnés à l’achat par cette même société dès leur enfance et je comprends très bien que le marginal (et fou, si vous voulez), c’est moi. Mais j’ai ma conscience et je tire mon bonheur de mes nombreuses activités, pas de mes rares consommations.

    Bien sûr il faudra changer le système, à moins qu’il implose de lui-même (on entend des craquements, je crois...).



  • perlseb 18 juin 2009 17:59

    Je ne vois pas en quoi j’y vais fort : je n’ai pas dit combien d’années il faudra pour en arriver à une société du type de ’Brazil’. Le chemin est assez long mais on s’y engage.

    Un petit exemple de l’échec de la régulation. Les entreprises côtées en bourses doivent produire des documents normalisés (comptabilité IFRS,...) afin que les investisseurs puissent avoir une vision un peu plus objective que la simple loi de l’offre et de la demande (confiance dans le titre). Or il se trouve que les contrôles sont faits par des entreprises privées (en pratique, par 4 entreprises maintenant, surnommées les « Big Four »). Prenons le cas d’Enron : ’Arthur Andersen’, qui auditait l’entreprise, n’a pas du tout joué son rôle de régulateur. Soit les opérations frauduleuses étaient trop complexes à vérifier par ’Arthur Andersen’, soit ils acceptaient quelques friandises en échange de leur silence... Bref, on connait la suite de l’histoire pour ’Enron’, pour ’Arthur Andersen’ et pour ceux qui ont accordé leur confiance dans les titres ’Enron’. (Il est vrai que les paradis fiscaux sont impliqués).

    Si l’on décide de rajouter de la régulation, les contrôles vont être de plus en plus compliqués, déconnectés du monde réel et avec des montants faramineux (c’est déjà un peu le cas, non ?).

    Prenons un autre exemple : ’Clearstream’. Si une personne constate quelques anomalies (au hasard ’Denis Robert’) et qu’elle les dénonce au lieu d’accepter les friandises, qu’est-ce qui va lui arriver ? En fait, à force de créer des choses de plus en plus complexes, les magistrats sont dépassés : « Je suis condamné par des magistrats qui, la plupart du temps, ne connaissent des mécanismes financiers que leur livret de Caisse d’Epargne. » Denis Robert. (Il est vrai que les paradis fiscaux sont encore impliqués).

    On a le même problème avec les procès contre Microsoft où les magistrats ont du mal avec l’informatique.

    Petit à petit, des experts de la vis droite et de des experts de la vis gauche ne pourront plus vraiment causés entre eux et les experts de la fraude seront impunis. Car pour punir démocratiquement un seul expert qui fait de la fraude, il faut que des experts dans des domaines très différents se parlent (droit, finance, informatique, ...).

    On se dirige petit à petit vers une société d’experts, divisés entre eux (diviser pour régner), déconnectés de la réalité, immatures, avec chacun leur lot de documents très spécifiques et incompréhensibles pour les autres. Et la dictature sera en place, sans guerre mais par complexification. Un petit peu Brazil, non ?

    Il est urgent de simplifier ! Créer des nouvelles règles sans réfléchir avant à la manière dont elles vont être contournées, c’est s’exposer à de la fraude qui sera incomprise. Il faut créer les règles, anticiper les fraudes, former les juges, ... tout ça pour quoi, au juste ? Non, en décrétant un revenu identique pour tout le monde avec un capital maximum pour chaque personne, on n’aurait plus rien à gérer et ça serait beaucoup plus juste. Car qui décide de votre augmentation ? Un jury ? Non, votre boss ou votre supérieur direct : c’est pas un peu de la dictature, ça ? Surtout quand c’est lui qui décide, au départ, ce sur quoi vous allez travailler : cumul législatif et judiciaire en entreprise, Montesquieu dit non !

    Il faudrait que l’on puisse choisir entre 2 mondes : un monde où les gens veulent de l’inégalité et un monde où les gens veulent l’égalité. Dans le monde de l’inégalité, les ’riches’ se boufferaient entre eux et au sens propre. On pourrait concevoir aussi un troisième monde sans technique pour ceux qui croiraient qu’elle est la source de ce désordre. Actuellement, comme vous le savez sûrement... on n’a pas le choix.



  • perlseb 17 juin 2009 20:54

    Constat tout à fait exact. Mais que se passe-t-il depuis que l’homme est sur terre ? Est-ce que les mentalités changent ?

    En 1789, certains leaders aspiraient de la même manière à plus de liberté, de justice... Pour en arriver là où nous sommes aujourd’hui ? S’ils avaient su, ils n’auraient pas risqué (voire donné) leur vie !

    La seule chose qui évolue, ce sont les techniques. L’esprit humain, lui, reste au niveau zéro. Oui, bien sûr, il y a des nouvelles générations, avec de nouveaux espoirs et souvent des idées déjà anciennes. C’est toujours la même chose au final : une révolution et on est rendu au même point mais avec d’autres crapules.

    C’est vrai que c’est totalement désolant, avec la technique actuelle, de créer autant de précarité là où, en travaillant tous 8h par semaine (après avoir supprimé les métiers improductifs), on pourrait tous être logés et nourris décemment. Le système est au même degré que l’esprit humain : niveau zéro.



  • perlseb 17 juin 2009 20:02

    « Cette confiance reste au demeurant l’élément central de la donne économique »

    Je suis entièrement d’accord sur le fait que sans confiance, rien n’est possible.

    Mais ce constat a sa dérive que l’on observe actuellement, en grand, avec la crise. Les entreprises, quand elles recrutent, préfèrent prendre ceux qui inspirent de la confiance, ceux qui sauront convaincre les autres (clients ou équipes). On ne cherche pas dans cette société des gens prudents qui s’interrogent, car ça risque d’inquiéter, mais des gens sûrs d’eux.

    Vous-mêmes, si vous allez chez votre docteur, n’allez vous pas être inquiets s’il n’a pas l’air de comprendre rapidement ce que vous avez ? Un docteur se doit d’avoir de l’assurance...

    Et pourtant ! Ne faudrait-il pas encourager les gens extrêmement prudents plutôt que les gens sûrs d’eux ? A force de rechercher l’assurance à tout prix, on finit par négliger voire occulter la compétence réelle des individus. Et, à terme, on réalise les pires catastrophes avec une assurance pourtant sans faille au départ.

    Quant à la régulation, je n’y crois pas du tout ou alors vive Brazil (film de Terry Gilliam). Que faudra-t-il faire pour s’assurer que le régulateur aura bien fait son boulot ? Le payer grassement, le contrôler, contrôler le contrôleur,... ?

    Quand on voit les sommes en jeu dans la finance à l’origine des déséquilibres actuels, n’importe qui peut être acheté... Il faudrait des gens honnêtes (si ça existe !) qui obtiennent de l’assurance naturellement, c’est-à-dire avec l’âge, mais je ne suis pas sûr que nos sociétés soient capable de former ce genre de perles rares ! Allez savoir pourquoi...



  • perlseb 8 juin 2009 20:45

    Nous ne sommes pas en démocratie, non, mais les gens ont malheureusement le système qu’ils méritent. Prenez un individu moyen qui se plaint du système parce qu’il pense qu’il mérite plus que ce qu’il a (ou parce qu’il pense que d’autres ont trop par rapport à ce qu’ils méritent), donnez lui du pouvoir et voyez comment il évolue...

    Dans la plupart des cas, il va abuser de son pouvoir. Quant aux rares cas de gens honnêtes, il faut savoir que, par nature, ils ne s’intéressent pas au pouvoir, ou alors, ils seront flingués avant d’y avoir accès.

    Alors la révolution ne sert à rien du tout, il faut d’abord changer les esprits.

    Et pour commencer, il ne peut pas y avoir de démocratie sans égalité : quand des fortunes privées commencent à avoir plus d’argent que des états en faillite, il serait bon de revoir le système si l’on ne veut pas d’un Big Brother. Avec la cupidité des gens (politiques inclus) les fortunes privés finiront par tirer toutes les ficelles.

    En conclusion : une révolution est inutile car globalement la plupart des gens ne veulent pas de l’égalité (donnez la même chose à tout le monde et ... quasiment plus personne n’est motivé dans son travail, quelle tristesse !). Et une révolution est indispensable pour empêcher la concentration toujours plus rapide des richesses dans une poignée d’oligarques très infantiles qui utilisent ce merveilleux système pour augmenter leur pouvoir / richesse. Chercher l’erreur !

    Pour ceux qui croiraient que je ne pense qu’à l’argent et bien non ! L’homme existe depuis bien plus longtemps que la monnaie : donc la vie humaine est possible sans argent. Mais dans un système mondial où cette RELIGION a réussi à être implantée partout dans le coeur de la plupart des gens, on ne peut parler de pouvoir et de démocratie sans parler d’argent.

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